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Voltairine de Cleyre…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’art universel et de la matelote d’anguille réunis, bonjour ! Nous voici le mardi 16 décembre 2014, et, si tout se passe comme prévu, c’est bientôt Noël… Ce jour correspond au 26 de frimaire consacré au pignon produit par le pin parasol.

Tiens justement, c’est le 16 décembre 1893, à New York, que Voltairine de Cleyre fit son célèbre discours pour la défense d’Emma Goldman et du droit d’expropriation.                    -Qui ça, Volverine ?                                                        -Mais non madame Michu, ça c’est une autre histoire…
Si j’avais débuté ce billet en vous parlant d’elle vous n’auriez pas manqué, dans vos commentaires raffinés et perfides, de me demander d’où je la sortais. Et bien oui, elle se nomme VoltairineVoltairine de CLEYRE, avouez que cela ne s’invente pas. Mais c’est le papa, d’origine française, et qui était un grand admirateur de notre Voltaire à nous, qui en a décidé ainsi. Elle est née un 17 novembre en 1866 quelque part dans le Michigan, états-unis d’Amérique. Figure oubliée de l’anarchisme et de la libre pensée, elle a consacré sa vie, après avoir passé plusieurs années dans un couvent (ceci explique peut-être cela), à dénoncer le poids des religions dans la société civile et à lutter pour les droits de l’homme, et de la femme, ce qui à cette époque n’allait pas de soi. Elle est morte à Chicago en 1912 en laissant derrière elle quelques ouvrages et l’image d’une militante exemplaire. Ses prises de position sur des thèmes aussi divers que le mariage, la guerre, la propriété privée lui ont valu une réputation sulfureuse d’anar et d’anticléricale dans une Amérique bigote et libérale. Elle méritait bien ce petit coup de chapeau dans un siècle où la pensée libre est une denrée en voie de disparition.

Bon, et bien, pour un mardi ça devrait le faire non ? Comme le dit Delfeil De Ton, il faut veiller aux 2500 signes pour ne pas lasser le lecteur. C’est pourquoi je vous abandonne pour d’autres activités et vous adresse un chaleureux salut. Portez vous bien et, à demain peut-être.