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Les hoyaux de la couronne…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la sécularisation et de la fraise Tagada réunies, bonjour ! Nous sommes le mercredi 10 décembre 2014, 20è jour de frimaire dédié à cet outil que l’on nomme hoyau (« N’allez pas croire que Pomone et Vertumne vous sachent beaucoup de gré d’avoir sauté en leur honneur […] il n’y a hoyaud’autre Pomone ni d’autre Vertumne que la bêche et le hoyau du jardinier. — Voltaire ). Puisque les princes qui nous gouvernent en sont à décider de l’importante, éminente, cruciale, et prioritaire question de l’interdiction des feux de cheminée en Ile-de-France, je continue à rendre hommage à nos grands anciens, qui hantent, oubliés de tous, le panthéon ouvrier et sans qui les enfants seraient encore dans les mines et nous, nous n’aurions pas les congés payés, la sécu, les 35 heures et une paisible retraite pendant quelques temps encore avant la mise en œuvre de la Macron-économie…

Connaissez vous Auguste Spies ?

Le 10 décembre 1865, naissance d’August SPIES, à Friedewalde (Allemagne). Militant et propagandiste anarchiste américain, un des martyrs d’Haymarket (fameux meeting qui se termina par une fusillade). Fils d’un employé forestier, il devient géomètre à 16 ans, et se déclare libre penseur à 17, mais après la mort de son père, il doit interrompre ses études. Il décide alors d’émigrer en Amérique. En 1872, il arrive à New York, où il travaille comme tapissier. Il se fixe ensuite à 220px-August-Spies-1886Chicago où il devient libraire. Il découvre alors les idées socialistes et adhère au « Parti ouvrier socialiste ». Ardent militant, il est candidat à la législature de 1879 et de 1881. En 1880, il est nommé administrateur du journal « Chicagoer Arbeiter Zeitung » (Le Quotidien du Travailleur, en langue allemande). En 1882, au Congrès des socialistes à Pittsburgh, influencé par Johann Most, il déclare que les travailleurs n’obtiendront jamais la reconnaissance de leurs droits par la voie des urnes, se considérant par là-même comme anarchiste.

En 1886, il prend part aux côtés d’Oscar Neebe, en tant que militant syndicaliste, orateur et propagandiste, au mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures qui aboutit à la grève du 1er mai 1886. Le 3 mai, il est orateur au meeting des Chicagi_1887ouvriers du bois qui dégénère en émeute en raison de sa proximité avec les usines McCormick. Il rédige alors une affiche appelant à la « Vengeance » qui sera lourde de conséquences. Orateur le 4 mai lors du tragique meeting à Haymarket, il échappe de peu à la balle d’un détective (balle que recevra son frère Henry). Arrêté le lendemain à la suite de ces événements, il sera condamné à mort le 20 août 1886.
Victime de l’hystérie anti-anarchiste orchestrée par le patronat, il sera pendu avec trois de ses compagnons le 11 novembre 1887.
« Ma philosophie a toujours été que le but de la vie soit seulement l’épanouissement de l’individu, et l’application rationnelle de ce principe est la véritable moralité » (…) « L’anarchisme est le fil qui anime toutes les époques de l’évolution sociale et humaine ; c’est la lutte pour la souveraineté de l’individu« . Peut-on lire dans sa biographie.Sources

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.