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En passant par Daoulas…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des sports de glisse et de la cuisine au thé réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 02 décembre 2014 qui correspond au 12è jour de frimaire que nos amis Républicains avaient dédié au Raifort. Ce cousin du radis noir, très apprécié en Alsace, est aussi appelé Cran de Bretagne ou Moutarde des Allemands. Cette racine utilisée crue râpée comme condiment inhalation(substitut à la moutarde), a une saveur très forte, piquante et poivrée. Bonne pour le pot-au-feu et tous les aliments bouillis. C’est la horseradish des anglais qui tire des larmes tant elle est forte. Elle est également l’ingrédient principal du wasabi japonais. Mon aïeule, pour qui la pharmacopée n’avait aucun secret, en faisait même une mixture qu’elle nous imposait en inhalation en cas de gros rhume. Le nez au dessus d’un bol de cette préparation improbable, un linge par dessus la tête… Je vous assure que ça vous dégageait les canalisations en deux temps trois mouvements.

Pour les britophones, le 2 décembre c’est la saint Tadeg dont je vous ai déjà conté l’histoire. Retenez simplement qu’il fut tué en compagnie de Judulus, père abbé de Landévénnec par le seigneur du Faou qui, plus tard, pour abbaye_daoulas__3_pénitence, créa l’abbaye de Daoulas (en breton, Daou Laz, deux meurtres). Les légendes ont de ces arrangements avec l’histoire qui parfois prêtent à sourire. L’abbaye de Daoulas ne fut créée qu’au XIIè siècle soit cinq ou six cent ans après l’existence présumée de Tadeg. Personnellement je pense que Daoulas vient plutôt de « Daou glaz », deux ruisseaux, comme la « Mignonne » et le « Lézuzan » qui confluent sur cette commune.

Retenez que l’abbaye et son magnifique cloitre Roman, accueille à longueur d’année nombre d’expositions sur des sujets très variés. Jusqu’au 05 janvier 2015: Peuples de l’Omo. Différents ?… Pas vraiment. Une trentaine de photographies de grand format de Hans Silvester dans les jardins. Cette Omoexposition photographique intervient dans le cadre du projet culturel de l’Abbaye comme la suite logique de l’exposition « Tous des sauvages ! ». Le parc de l’abbaye  offre de nombreuses découvertes, les vestiges restaurés de l’abbaye romane, l’oratoire et sa fontaine et pour les passionnés, le jardin de simples : Inspiré des jardins monastiques du Moyen Âge, ce jardin des plantes médicinales regroupe sur deux terrasses surplombant l’abbatiale et le cloître près de 250 espèces représentatives des pharmacopées traditionnelles des cinq continents. L’ensemble invite au voyage et à la découverte des qualités médicinales, aromatiques, condimentaires ou encore tinctoriales de ces plantes.

Voila donc une idée de sortie comme on dit; allez, portez vous bien et à demain peut-être.