Vous lisez actuellement les articles publié en décembre 2014

Page 1 de 4

Bloavez mad…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la métempsycose et du homard à l’armoricaine réunis, bonjour ! Voici donc le dernier jour de la dernière semaine du dernier mois de cette année 2014 qui n’en finit pas de disparaître… Dans notre calendrier républicain, c’est le 11è jour de nivôse, dédié au granit. Sauf pour les pataphysiciens pour qui le 31 Décembre 2014 est en réalité le Mardi 3 Décervelage 142 – Astu. Tiens c’est aussi l’anniversaire de la disparition de Montéhus, un fameux chansonnier qui nous a légué ceci par exemple:

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

 

Bon anniversaire à SINÉ: né un 31 décembre en 1928 et toujours la rage au ventre. La liste serait trop longue s’il fallait enr10énumérer ses combats: Anticapitaliste – Antisioniste -Anticlérical -Anticolonialiste – Antiraciste…

On le retrouve tous les mois dans SINE-MENSUEL et toujours avec la même délectation. Il se trouvera bien un dieu libertaire et païen pour lui accorder encore quelques belles années. Voici un dessin de lui qui date de 68, paru dans « L’enragé », journal que SINÉ avait créé à l’époque et dont j’ai retrouvé tous les numéros au fond d’un carton. Collector of course…

Bloavez mad ha yech’ed mad d’an holl. Portez vous bien et à l’année prochaine… peut-être.

L’économie selon Detoeuf…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’économie solidaire et des ormeaux-juste-poëlés-avec-un-peu-d’ail réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 30 décembre 2014 et les jours ressemblent de plus en plus aux derniers de l’année. C’est encore le 10è jour de nivôse, dédié O.L. Barentonau Fléau dans notre calendrier républicain. Le notre de fléau est toujours là et rêve d’un nouveau quinquennat comme Christophe Colomb du nouveau monde et, il ne devrait pas tarder à nous présenter ses vœux alors, faites comme moi, boycottez, éteignez la télé, allez boire un coup en méditant cette maxime extraite du livre de Auguste Detoeuf: « le capital c’est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent » (Auguste Detœuf – qui se fit connaître par son recueil d’aphorismes :Propos de O.L. Barenton, confiseur, Éd. du Tambourinaire, 1962. Réédité en 1986 par les éditions d’Organisation. Je pense qu’on le trouve encore en librairie)

Recueil des plus hilarant et qui débute ainsi: «A son décès, en 1947, M. Barenton laissait à ses enfants une grande fortune, honorablement acquise. Fait remarquable pour qui sait combien il est délicat d’acquérir honorablement ce qu’on appelle une fortune honorable.» Detœuf était avant tout un industriel; en 1928, il est l’artisan de la fusion entre la Compagnie Thomson-Houston et la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques. Ce groupe prend le nom d’Als-Thom (qui deviendra ensuite Alsthom). Il en sera le Président de septembre 1928 à décembre 1940. Très concerné par les problèmes économiques de son époque (Alsthom a tout de même frisé la faillite en detoeuf dessin1935), Detœuf fait partie du Groupe X-Crise qui est un cercle de réflexion et de débats sur l’économie, rassemblant des anciens élèves de l’École polytechnique suite à la grande dépression qui suivit le krach boursier de 1929. La tendance générale du groupe est de remettre en cause l’économie libérale dont la crise révèle les faiblesses, et de promouvoir une « économie coordonnée ». Il dénonce l’incompétence des politiques en matière de planification technique et économique et leur tendance à vouloir préserver à tout prix les anciens modèles économiques plutôt qu’à rechercher et corriger les problèmes ayant suscité la crise. Il prononce devant ce groupe en 1936 un fameux discours intitulé «La fin du libéralisme». D’un certain point de vue, il était aussi visionnaire: « Le Français est un paresseux qui travaille beaucoup. L’Anglais un paresseux qui ne fait rien. L’Allemand un travailleur qui se donne du mal. L’Américain, un travailleur qui sait s’arranger pour ne pas faire grand chose. Le Chinois gagne peu, travaille vite et bien, l’avenir lui appartient.« .

Allez, bonne fin d’année, portez vous bien et à demain peut-être.

Le chant des oiseaux…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la pyrotechnie à l’italienne et des ortolans à la provençale réunis, bonjour ! En ce lundi 29 décembre 2014, outre le fait que nous approchons du moment fatidique où nous allons basculer vers 2015, nous honorons le 9è jour de nivôse du calendrier Républicain, jour consacré au Salpêtre (du latin Sal Petrae -le sel de la pierre). Le salpêtre, vous le mélangez à un peu de souffre et du charbon de bois et vous obtenez la poudre à canon. Ensuite, chacun fait ce qu’il veut…

Pour ma part, je vous invite à célébrer le jour anniversaire de la naissance de Pablo Casals. D’abord parce que j’adore le violoncelle et puis parce que j’aime beaucoup le personnage Pablo 1pour son engagement en faveur de la république et de la liberté, contre les dictatures, en particulier celle de Franco en Espagne. Il fut proposé au prix Nobel de la paix en 1958, sans succès.(en titre « Le chant des oiseaux » dont il fit son hymne.) lors de la guerre civile, il va soutenir les républicains espagnols et va s’exiler en 1939. Apôtre de la paix, il était également un défenseur acharné de la Catalogne ; dès 1933, il refuse de jouer en Allemagne; après guerre, il ne donne plus de concerts pour marquer sa désapprobation du laxisme de la communauté internationale envers le régime politique de Franco.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

C’est en 1887, âgé de onze ans, que le petit Pablo, après avoir étudié la musique auprès de son père dès l’âge de 5 ans au piano et avoir joué du violon, de l’orgue et de la flûte, tombe littéralement amoureux du violoncelle. Si son père a une chaire d’organiste à El Vendrell ville du berceau familial, pablo-casals 2celui-ci a toujours été farouchement opposé à ce que son fils puisse avoir une vie de miséreux comme pouvait l’être à l’époque celle de la plupart des musiciens. Mais, dès l’âge de douze ans, le petit Casals touche ses premiers cachets en jouant régulièrement au Café Tost de Barcelone, l’endroit le plus à la mode du moment. Alors qu’il avait fait un premier voyage en 1912 à Saint-Petersbourg, à l’annonce de la Révolution Bolchevique en octobre 1917, il décide de ne jamais remettre les pieds dans ce pays tant que les principes fondamentaux de la démocratie ne seront pas établis.

Voila bien un grand bonhomme qui méritait sa place dans notre galerie de portraits. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

The king of the blues…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Nous sommes le dimanche 28 décembre 2014, 8è jour de nivôse que les républicains avaient dédié au fumier, allez savoir pourquoi justement le jour de la « saints innocents »… Peut-être parce que Nobody’ innocent ! C’est aussi la date anniversaire de la disparition d’un bluesman attachant.

Freddie KING, qui s’est vite appelé Freddy, est né et a grandi à Gilmer (Texas) en 1934, où il a appris à jouer de la guitare grâce à sa mère et à son oncle. King jouait au départ du blues rural acoustique dans la veine de Lightning Hopkins dont je vous parlerai un jour. En 1950, à 16 ans, sa famille déménage pour Chicago, où il fréquente les clubs de blues. Il y entend freddy king 1des musiciens tels que Muddy Waters, Jimmy Rogers , Eddy Taylor et bien d’autres. Bientôt le jeune guitariste forme son propre groupe The Every Hour Blues Boys. « C’était un colosse débonnaire, carrure de taureau, écrasant sa guitare entre les doigts noueux qui en tiraient malgré tout des sons d’une extrême pureté.» Gérard Herzhaft La grande encyclopédie du blues. King enregistre son premier 45t en 58. Syd Nathan et Sonny Thompson font signer KING et enregistre son premier simple pour ce label ‘You’ve Got to Love Her with a Feeling’, en Aout 1960. Ce titre devient un petit succès en 1961. Allez, trois minutes trente cinq de bonheur comme chantait Sylvie Vartan.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Le premier album de King ‘Freddy King Sings’ sort en 1961 et freddy 2est suivi l’année suivante de ‘Let’s Hide Away’ et un album instrumental ‘Dance Away with Freddy King: Strictly Instrumental’. En 1961, il réalise une série d’instrumentaux (dont ‘San-Ho-Zay’, ‘The Stumble’ , et ‘I’m Tore Down’) qui deviennent des classiques du blues.(observez les deux orthographes du prénom sur les pochettes de disques)

King trouve un nouveau contrat avec Shelter Records de Leon freddy 3Russell au cours de l’année 1970. Il enregistre trois albums au début des années 70 qui se vendent tous très bien. Ses concerts marchent bien aussi. En 1976, il tourne aux Etats-Unis, en dépit d’une santé qui commence à décliner. Le 29 décembre 1976, à seulement 45 ans, King meurt d’un problème cardiaque.

Du blues pour terminer l’année, on peut pas trouver mieux. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

I am un immense provocateur…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis de la provocation et du p’tit salé aux lentilles réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 27 décembre 2014 (c’est dire si cela ressemble à une fin d’année) septième jour de Nivôse dédié à l’humus. Depuis un moment je cherchais l’occasion de dire quelques mots à propos de Marc-Edouard NABE, cet immense et talentueux provocateur. sa biographie nous apprend qu’il est né un 27 décembre, donc…
Marc-Édouard Nabe, né sous le nom d’Alain Zannini en 1958 à Marseille, est le fils du musicien de jazz gréco-turco-italien Marcel Zannini. Il grandit dans un quartier populaire de Marseille. En 1969, sa famille s’installe en région parisienne. Peu de temps après, la chanson Tu veux ou tu veux pas Babeapporte le succès à Marcel Zanini (pour son nom de scène, il a supprimé un « n »). Par l’intermédiaire de son père, il côtoie aussi dès sa jeunesse de grands musiciens de jazz, mais également des peintres, SINE et les journalistes et dessinateurs d’Hara-Kiri et de Charlie-Hebdo. Son premier livre, Au Régal des vermines, est publié en 1985 chez Bernard Barrault. Dans le milieu littéraire français, cette œuvre reçoit un accueil contrasté, c’est le moins qu’on puisse dire. En effet, le livre crée une polémique et, à la suite de l’émission de Bernard Pivot « Apostrophes » à laquelle Nabe avait été invité, Georges-Marc Bennamou s’introduit sur le plateau et assène plusieurs coups de poing au visage de l’écrivain. Vous aurez compris qu’il est victime du fameux procès en sorcellerie réservé à ceux que les Sionistes traitent d’antisémites au motif qu’ils critiquent la politique de l’Etat d’Israël. Procès dont fut victime SINE quelques années plus tard.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Il publie ensuite un nouveau journal La Vérité, pour lequel le terroriste Carlos écrit des éditoriaux depuis sa cellule. Les articles de la Vérité sont repris en volume dans J’enfonce le zaniniclou. En 2003, après avoir lancé un appel aux artistes français à le rejoindre, Nabe part à Bagdad pour protester contre la guerre qui commence. À l’issue de ce voyage, il écrit Printemps de feu, qui sera très mal reçu en France par certains critiques, mais salué par d’autres. (Ici à gauche avec son père et Freddy Green.) Bientôt il annonce son intention de mettre un terme à sa carrière d’écrivain.

En septembre 2009, Nabe apparaît aux côtés de Vuillemin dans le documentaire Choron dernière de Pierre Carles, pour 220px-Marc_Edouard_Nabeévoquer ses souvenirs sur le personnage ainsi que donner son avis sur le changement de ligne éditoriale de Charlie-hebdo depuis l’arrivée à sa tête de Philippe Val. En janvier 2010 paraît L’Homme qui arrêta d’écrire, le premier livre de Nabe en auto-édition. On aime, on n’aime pas mais, de Voltaire à Jean-edern Hallier en passant par Siné ces polémistes de talent m’ont toujours fasciné par leur capacité à mettre les pieds dans le plat du politiquement correct.

Voila, c’est un peu intello pour un samedi mais bon, hier j’avais évoqué les petits zoizeaux ! Allez, en tous cas, c’est vraiment gentil à vous d’être passé et de vous être arrêté une minute sur ce blog. Portez vous bien et à demain peut-être.

Mésange ou roitelet…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la celtitude et de la Smithwick’s réunies, bonjour ! Nous sommes le vendredi 26 décembre 2014, sixième jour de Nivôse dédié à la lave. C’est aussi le jour de la St Etienne, « Stephen’s day » pour les ultra-manchots. Tiens, à ce propos, le lendemain de Noël chez nos cousins d’Irlande, du Pays de Galles ou de l’île de Man subsiste encore la tradition de la «Chasse au Wran» ou le «Roitelet». Faut-il rappeler que le 2mesanges-yesroitelet est l’oiseau sacré des druides avec qui il partage le nom d’origine Dryw en Gallois et Drew en breton. Pour ma part, parmi les passereaux, j’aime bien les mésanges; et, apparemment elles apprécient les petites attentions que nous avons à leur égard. Depuis l’installation d’un nichoir et de boules de graisse pour affronter les rigueurs du climat, elles ont pour ainsi dire élu domicile sous le hangar. Pas une, pas deux, mais toute une colonie et, c’est à celle qui tiendra le perchoir le plus longtemps pendant que ses congénères en décousent avec les rouge-gorges et autres merles moqueurs. Les bleues et les charbonnières ont l’air de faire bon ménage; je les soupçonne d’être cousines à la mode de Bretagne. Ah, le spectacle de la nature ! Même si ici, il faut bien l’avouer, on l’aide un peu.

Bon allez, on cause, on cause, on voit pas l’heure passer, faut que j’pousse jusqu’au bourg moi. Portez vous bien et à demain peut-être.

Ouvrir ou pas, le jour de Noël…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des « cénobites tranquilles » et des sœurs Tatin réunis, bonjour! Bon ben, voila, c’est Noël… Donc nous sommes le jeudi 25 décembre 2014, cinquième jour de Nivose dédié au chien? Tous les ans à pareille époque je me demande si je dois ouvrir la boutique. Cela fait partie des questions existentielles que se pose le blogueur qui se veut quotidien: être ou ne pas être, beurre ou confiture, fromage ou dessert, socialiste ou de gauche… En définitive je fais un petit tour histoire de vérifier que les choses sont bien à leur place.

A cette époque de l’année, j’ai toujours une (libre) pensée pour Jean Souvenance, de son vrai nom Serge Grégoire. Il était né à Antrain (Ille-et-Vilaine). Employé, puis chef de bureau à la préfecture, il collabora sous son pseudo à de souvenancenombreuses publications anarchistes : Le Semeur, La Voix libertaire, L’idée libre, L’unique, Ce qu’il faut dire… Militant pacifiste, il fut membre du Comité directeur de la Ligue internationale des combattants de la paix puis fonda, après la Seconde Guerre mondiale, le Parti pacifiste internationaliste. Auteur de nombreux livres ou brochures, il a coordonné la publication d’une Anthologie des écrivains pacifistes en deux volumes. Au moment de son décès, c’était un 25 décembre en 1962, à Saint-Brieuc, il était président de la Fédération de la Libre Pensée des Côtes-du-Nord. Qu’il repose dans la paix qu’il souhaitait si ardemment.

nedeleg laouenn

Et voila pour les vœux, que je vous adresse avec grand plaisir. Je n’ai rien trouvé d’autre qu’une photo de ma fiancée sur les remparts enneigés; c’est un peu kitch je le reconnais. Il y a de plus en plus de fidèles à suivre quotidiennement les vêpres libertaires du cénobite et j’avoue que c’est réconfortant.
Allez, je m’arrête là pour aujourd’hui. N’hésitez pas à passer faire un tour, c’est ouvert même pendant les vacances. A vrai dire, j’ai deux douzaines de Belon qui attendent sagement dans leur goëmon que je veuille bien m’en occuper. Portez vous bien et à demain peut-être.

Maintenant que la jeunesse…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la beauté poétique et du canard à l’orange réunis, bonjour! Nous sommes le mercredi 24 décembre 2014, 4è jour de nivôse dédié au soufre, et on me dit que ce soir c’est la nuit de Noël. Bon, j’ai posé mes boutou-coat devant la cheminée, saboton ne sait jamais… Écrire c’est une façon de parler sans être interrompu disait Jules Renard, du coup le blogueur s’en donne à cœur joie. Je poursuis donc ma galerie de portraits à l’occasion de l’anniversaire de la mort de Louis Aragon qui, au delà de ses engagements politiques et de sa trop longue cécité vis à vis du stalinisme, nous lègue des textes d’une telle beauté, surtout quand ils sont portés par des interprètes comme Ferré ou Ogeret qu’il mérite bien ce petit hommage. P’tin, on se croirait au « Grand échiquier ». A ce propos, mon aïeule, qui aurait vendu la sienne pour un calembour douteux, n’aurait pas manqué d’ajouter: Rediffuser le « Grand échiquier », c’est faire des économies de bout de chancel…

 

Fils illégitime d’une liaison entre Marguerite Toucas et un homme politique célèbre (Louis Andrieux, procureur de la République, Préfet de police, député puis ambassadeur), Louis Aragon naît le 3 octobre 1897, à Paris. Son enfance toute entière se trouve du coup marquée par le mensonge et la Aragondissimulation: pour sauver les apparences, sa mère se fait en effet passer pour sa sœur et sa grand-mère, pour sa mère adoptive, tandis que ses tantes deviennent ses sœurs et que son père devient un vague parrain, qui ne lui apprendra la vérité de sa naissance qu’avant son départ pour le front. Il est incorporé en 1917 et part pour le front où il rencontrera par hasard André Breton. Trois fois enseveli sous les bombes, Aragon survit cependant au conflit et se consacre avec une énergie décuplée à l’écriture, sous toutes ses formes. Écoutez ce magnifique texte interprété par Jacques Bertin.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Il rencontre en 1928 une jeune écrivain(e) russe, Elsa Triolet (belle-sœur de Maïakovski), dont il ne se séparera plus. Il devient simple journaliste à L’Humanité et entame une nouvelle aragon et ristatcarrière de romancier avec Les Cloches de Bâle (1934). Après la mort d’Elsa Triolet (1970), il poursuit comme il le peut ses activités politiques auprès de l’union de la gauche (il sera décoré par F. Mitterrand) et survit en changeant radicalement de style de vie et en affichant dans les médias ses relations homosexuelles, notamment avec Jean Ristat, lui-même écrivain et poète qui lui fermera les yeux le 24 décembre 1982. Sa mort sera suivie d’un concert étonnant de louanges et de cris de haine qui ne s’est guère estompé depuis.

Allez, bonnes fêtes à tous, portez vous bien et à demain peut-être.

Les ânes ont soif…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis du grand soir et des petits matins réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 23 décembre 2014, 3è jour de nivôse consacré au bitume… Sans commentaires.

Je fais partie de ceux-là qui se demandent pourquoi les grands médias ne donnent jamais la parole à ceux qui réfléchissent hors des sentiers battus de la pensée unique. Notre ami Jean-Pierre G., me signale un documentaire dont voici la bande annonce:

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Documentaire à voir en intégralité sur http://www.cp-productions.fr/spip.php…

Pourquoi les revues de presse ne signalent-elles presque jamais l’existence d’articles du « Monde diplomatique », notamment lorsque le journal donne la parole à des présidents latino-américain de gauche ? Dans « les ânes ont soif » de Pierre Carles, Aurore Van Opstal et Nina Faure demandent à Opérationplusieurs journalistes influents de l’aider à résoudre cette question. Et c’est pas triste ! Voici ce qu’en disait Pierre Carles à INDYmédia lors de sa venue à Nantes au mois de mai dernier: « Je réalise un reportage sur l’omerta de la presse audiovisuelle française à propos de la politique économique et sociale du président équatorien Rafael Correa.  Ça s’appelle « Les ânes ont soif ».  Correa est venu en visite officielle en France en novembre 2013 et personne n’a eu l’idée de l’inviter. Les seuls journaux français qui ont couvert sa venue à l’université de la Sorbonne où il a donné une grande conférence sont « le Monde diplomatique » et… « Le Figaro ». Le journaliste du « Figaro » a raconté à Aurore Van Opstal, qui a fait la plupart des interviews, qu’il était obligé de parler de Rafael Correa en raison de ses incroyables performances économiques. Le taux de chômage de l’Equateur est en effet de 4 % et la dette publique du pays représente aujourd’hui moins de 25 % du PIB, des chiffres meilleurs que l’Allemagne. Pourquoi les Yves Calvi, David Pujadas, Christophe Barbier, Claire Chazal, Laurent Delahousse et cie n’ont pas proposé à Rafael Correa d’expliquer sur leur plateau ses recettes anti-crise ? Probablement parce que ça ne correspondait pas avec le discours pro-austérité et anti-étatiste ambiant… »

Allez, encore merci à Jean-Pierre, merci à vous d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Solstice aux lentilles…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

, , ,

Amis de la nature naturante et du riz pilaf réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 22 décembre 2014, deuxième jour de nivôse dédié à la houille et puisque nous sommes en période de solstice (le solstice d’hiver a eu lieu très tôt ce matin, à 00h03mn01 très exactement.), accordons quelques instants à la très vieille et très ancienne tradition celtique.
Le solstice d’hiver marque le triomphe de la lumière sur les druideténèbres. C’est le temps de la renaissance après la mort. Au cœur de la nuit la plus longue, dans le silence de la terre, les graines commencent à germer, répondant à l’appel de la vie. Cela me rappelle que j’ai 125 pieds d’hortensia à tailler…
Chez les Romains c’étaient les saturniales en l’honneur de Saturne protecteur des graines enfouies. Jusqu’au IIIè siècle on rendait aussi un culte à Mithra le dieu soleil, né dans une grotte et surgissant sous la forme d’un nouveau né. Ça vous rappelle quelque chose. C’est l’époque où fleurit le gui qui est cueilli et partagé entre les participants lors de la cérémonie druidique du solstice. C’est le symbole du retour à la lumière solaire. Le mot « Noël » semble bien venir du germanique « Neue helle », nouvelle clarté.

Le solstice d’hiver, est probablement la fête la plus ancienne et la plus universelle qui soit. Elle a été célébrée par de nombreuses peuplades et civilisations de l’Antiquité. En Scandinavie,on nommait ces fêtes Yule. Yule est dérivé du mot « Jul » de l’ancienne langue norse (norvégienne) et qui veut dire littéralement roue, fête ou bière ! La roue est l’image de Yulel’année qui tourne vers le printemps et l’été; quant à la bière, on sait que les fêtes du solstice d’hiver étaient l’occasion d’immenses beuveries nocturnes chez tous les peuples nordiques. Il est intéressant de noter que, malgré le christianisme, Noël se nomme encore Yule dans les pays nordiques. Plus tard, différents personnages reprendront les attributs des dieux bienfaiteurs des mythologies païennes: Le Gargan en pays celtique, fils du dieu celte Bel qui portait déjà une hotte et distribuait des cadeaux aux enfants, et qui sera repris par Rabelais pour son Gargantua. On pourrait consacrer des dizaines de billets à ce thème tant l’histoire est riche. Mais à partir du IVè siècle l’église Catholique, romaine et apostolique a imposé le petit Jésus, la crèche, le père Noël et tout le saint-Frusquin…

Il n’est jamais trop tôt pour bien faire, disait mon aïeule, qui n’en ratait pas une. Je vous souhaite donc de finir l’année dans la félicité comme dit ma fiancée, qui n’est pas à la traine non plus. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.