Le blues des trépassés…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la marine à voiles et du jambon de Bayonne réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 02 novembre 2014, 12è jour de brumaire, habituellement dédié à la Mâcre, plante trépassés 02aquatique autrement appelée châtaigne d’eau, on dit que les chinois en sont friands… En Bretagne c’était un grand jour que celui-là. Il était consacré aux trépassés, ici on dit Anaon. Peut-être connaissez vous ce recoin de côte entre la pointe du Van et celle du Raz, c’est la baie des trépassés, bae an anaon. Mon aïeule, admiratrice d’Anatole le Braz, m’a souvent conté l’histoire du Treizour (le passeur) chargé de mener les âmes vers l’autre monde (Avalon) et qui accostait la nuit venue sur ses rivages. Il faudra que je lui consacre un billet. Au treizour, pas à mon aïeule…

Tiens, à propos d’Avalon, connaissez vous Mississippi John Hurt, né John Smith Hurt le 8 mars 1892 à Teoc, Mississippi et mort le 2 novembre 1966 à Avalon, Mississippi ? C’est un chanteur et guitariste de blues et de folk. Sa musique est un mélange subtil de blues, de country, du bluegrass, de folk et de rock and roll. Son style se caractérise par son jeu de guitare raffiné et sa voix douce.John-Hurt
À l’âge de 2 ans il part, avec sa famille, pour Avalon, une petite ville du Mississippi. Comme il passe la majeure partie de sa vie dans cet État du Sud, il est surnommé « Mississippi » John Hurt. Il étudie seul la guitare à l’âge de 9 ans et quitte l’école en 1902 pour travailler dans les champs de coton. Occasionnellement il joue dans des bals et à des soirées. Son idole est Jimmie Rodgers, une star de country. Très vite il développe son propre style avec une technique de pincement de cordes avec trois doigts, une technique reprise plus tard par Bob Dylan.

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Sa carrière débute en 1928 quand il est découvert par Okeh Records à Avalon. Cette année-là, il enregistre ses premiers Mississippi John Hurt webtitres de blues à Memphis (Tennessee), dont Frankie et Nobody’s Dirty Business, qui sortent en 78 tours chez Okeh Records. Tommy Rockwell le fait ensuite venir à New York pour graver de nouveaux morceaux (« Candy Man », « Stack O Lee Blues »). Il y rencontre Lonnie Johnson. Le nom de Mississippi John Hurt plonge alors dans l’oubli pour n’en ressortir qu’en 1963 où, redécouvert par un musicologue, il enregistre de nouveaux titres à Washington. Il se produit ensuite au Newport Folk Festival, puis au Philadelphia Folk Festival. Il meurt d’une crise cardiaque le 2 novembre 1966 à Grenada au Mississippi.

Voila pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

5 commentaires

  1. lediazec

    Bonjour le Cénobite. Superbe choix. Je me souviens de la page que Pilblues avait consacré à cet indien du temps de Ruminances.
    Bonne journée !

  2. babelouest

    Avalon….Quel drôle de nom au fond du Mississippi !

    Un nom à faire pleuvoir, je le crains.

    • erwandekeramoal

      Avalon « la pommeraie » est une île mythique. En breton, pommes se dit avalou. Île sacrée dans la tradition celtique, les prêtresses de Ceridwen y ont élu domicile. On ne peut s’y rendre qu’après avoir reçu une forme d’initiation : il faut savoir appeler la barque qui y mène, on retrouve le mythe chez les grecs avec la barque de Charon et les pommes d’or du jardin des Hespérides.

  3. Hobo-Lullaby

    Le ptit Blues du dimanche matin enchante toujours le pèlerin …
    Merci pour ce billet
    Beau dimanche à toi et aux passants

    Serge

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