Hey, Joe…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la méthode Coué et du risotto de praires réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 24 novembre 2014. Vous AOC_Saint-pourçain_2012n’allez pas me croire mais, dans certains calendriers, ce quatrième jour de frimaire, qui est comme chacun le sait désormais, dédié à la nèfle, est lui, consacré à Pourçain; saint homme qui a légué son nom à une commune qui à son tour l’a donné à un vin. J’ai une tendresse particulière pour ce vin de pays qui mériterait une meilleure réputation, notamment le rouge.

Tout à fait autre chose.
Joseph Vernon Turner Jr. voit le jour le 18 mai 1911 à Kansas City (Missouri). Son père périt dans un accident de train alors que Big Joe Turner n’a que quatre ans. Il commence très tôt à chanter dans les rue pour survivre et quitte l’école à quatorze220px-Big_Joe_Turner_Hamburg_1974_Heinrich_Klaffs_Collection_86-199x300 ans. D’abord cuisinier, il devient ensuite barman-chanteur dans les clubs de Kansas City où il rencontre le pianiste de boogie woogie Pete Johnson. Les deux font la paire et se produisent en 1936 à New York. Si le succès n’est pas au rendez-vous, ils sont tout de même remarqués et invités au spectacle From Spirituals to Swing au Carnegie Hall. Cette petite notoriété permet à Big Joe Turner d’enregistrer une première fois en 1938 le titre « Roll Em’ Pete », qui deviendra un classique et qu’il ré-enregistrera à maintes reprises.

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Reconnu pour sa voix puissante à la hauteur d’un physique imposant, Big Joe Turner se produit ensuite au fil des ans avec Duke Ellington, Count Basie, ou Art Tatum, tout en continuant à travailler avec Pete Johnson complice et ami de toujours. C’est en remplaçant Jimmy Rushing au sein du Count Basie Orchestra que Big Joe Turner est repéré par Ahmet Ertegun et Nesuhi Ertegun en 1951. Les deux futurs nababs du rhytm and big-joe-300x300blues et de la soul le signent sur leur jeune label Atlantic Records. La rencontre fait vite des étincelles avec  « Chains of Love » qui atteint le million d’exemplaires vendus trois ans après sa sortie. La machine est enclenchée et Big Joe Turner devient sans le savoir un inspirateur pour les pionniers du rock ‘n’ roll. Ses titres, « Honey Hush » (1953), « Shake, Rattle and Roll » (1954), « Flip Flop and Fly » (1955), et « Corrine, Corrina » (1956) sont non seulement d’énormes succès mais aussi des chansons reprises par tous les apprentis rockeurs. Celui qui est surnommé le Boss du Blues est en fait devenu un de ceux qui sont en train de déclencher une révolution culturelle qui va prendre le pouvoir dans les années suivantes. The Boss of the Blues en 1956 est d’ailleurs son disque le plus marquant. Après avoir conquis ce succès inattendu, il retourne à ses premières amours, le blues et le jazz. Puis, Big Joe Turner retourne à un certain anonymat, et continue de se produire sur scène et à enregistrer jusqu’en 1985. Il est terrassé par une crise cardiaque à l’âge de soixante-quatorze ans le 24 novembre 1985 à Inglewood (Californie). Ce géant à tous les sens du terme entre à titre posthume au Rock and Roll Hall of Fame en 1987. Sources

Voila pour ce jour, portez vous bien et à demain peut-être.

2 commentaires

  1. Rém*

    J’ai souvenir (lointain d’accord!) que c’est après avoir dansé avec une audacieuse brunette sur ce « country girl » que j’ai osé, pour la première fois de ma vie, la baiser… sur la bouche ! S’appelait-elle Corinne-Corrina comme cela est écrit dans la vidéo ci-dessus, peut-être bien, je n’en ai pas souvenir …

    • babelouest

      Hi hi ! On saura tout ! Mon premier a sûrement été bien plus tardif….

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