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Virement Debord…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la métempsycose et du homard à l’armoricaine réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 30 novembre 2014, dixième jour de Frimaire dans le calendrier républicain, dédié à la pioche. Allez, une citation de ce cher Victor, pour finir le mois et oublier les paradoxes de la démocratie.  « Ne soyons plus anglais ni français ni allemands. Soyons européens. Ne soyons plus européens, soyons hommes. – Soyons l’humanité. Il nous reste à abdiquer un dernier égoïsme : la patrie.  « Choses vues » (1887), dans Oeuvres complètes, Victor HUGO.

Puisque novembre s’achève comme il a débuté, sous la pluie, et devant bon gré mal gré nous rendre à l’évidence, nous constatons que ce fut une année sans trompettes où si peu, sauf peut être celles de la renommée que G. BRASSENS trouvait fort mal embouchées. Je parle des champignons bien entendu ! Nous n’irons plus au bois, d’ici le printemps ne_travaillez_jamais02_webprochain; par ailleurs ce refrain me fait penser que j’ai mes lauriers à tailler et je ne peux guère compter sur une belle pour aller les ramasser. Tiens, il y a vingt ans nous quittait Guy Debord: Ce chantre de l’internationale situationniste nous avait passionnés en 1967 en faisant paraître « la société du spectacle ». L’histoire s’acharne à lui donner raison. Il était de ces gens courageux qui s’étaient insurgés contre la guerre d’Algérie en signant, en 1960, le fameux manifeste des 121. En 68, avec Raoul Vaneigem, ils faisaient figures de véritable références pour tous ceux qui voulaient changer le monde. Il a choisi de mettre fin à ces jours en novembre 1994. Aujourd’hui, ses analyses nous seraient des plus profitables pour décortiquer la société « bling-bling » . Alors, en sa mémoire, juste une citation extraite de « Panégyrique » 1989.

« J’ai d’abord aimé, comme tout le monde, l’effet de la légère ivresse, puis très bientôt j’ai aimé ce qui est au-delà de la violente ivresse, quand on a franchi ce stade : une paix magnifique et terrible, le vrai goût du passage du temps. »

Quand à votre serviteur, il s’en va vaquer à ses domestiques occupations. Contre sens s’il en est car vaquer signifie justement ne rien faire; emprunté au latin vacare « être libre, le chatinoccupé, vacant, oisif ». En vieux français, un vacant désignait un oisif, une personne en vacances, et celles-ci ont remplacé les vacations sauf dans le domaine judiciaire où elles désignent encore les périodes où les tribunaux interrompent leurs travaux. Dans la même famille on trouve aussi evacuare: faire le vide, en français moderne évacuation. Tous ces termes venant du latin vacuus à qui l’on doit le mot français vacuité. Bon, ben, dans quoi j’m’embarque là ? Allez, portez vous bien et à demain peut-être.