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Bon appétit, Messieurs !

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis du sport pour tous et du filet mignon réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 22 novembre 2014, deuxième jour de Frimaire (et non pas fille-mère) dédié au turnep. Oui, bon, par chez nous on dit navet, ça fait plus franchouillard dans le pot-au-feu…

Tiens, encore un ministre qui démissionne ! Rendez nous Victor Hugo: Bon appétit, messieurs ! Ô ministres intègres !
Conseillers vertueux ! Voilà votre façon de servir, serviteurs qui pillez la maison ! (Ruy Blas – acte III). Dans le fouteballe, c’est pas beaucoup mieux; les petits arrangements entre ennemis me confortent dans l’idée que ce spectacle est de plus en plus détestable. Ma parole, ça tombe comme à gravelotteGravelotte. Ah oui, tiens, Gravelotte… Il faut remonter du 16 au 18 août 1870, lors du long match France-Prusse de 1870-1871, pour comprendre d’où vient cette expression.

Nous sommes en Lorraine, pas très loin de Metz. D’un côté, nous avons l’équipe de France, constituée d’environ 113 000 hommes, et de l’autre, l’équipe de Prusse, forte d’environ 190 000 soldats. Autant dire que le match, qui se déroule sur un espace ‘un peu plus grand qu’un terrain de foot, s’annonce déséquilibré, alors que, pourtant, personne n’a pris de carton rouge du côté français. Le capitaine de l’équipe de France est le maréchal Bazaine, son homologue adverse est le maréchal von Moltke.
Au coup de sifflet de l’arbitre (dont l’histoire n’a pas retenu le nom), la bataille commence. A la fin de la tuerie, on compte 12500 français hors de combat (dont 1100 tués) et 19200 allemands (dont 5000 morts). Aucun camp n’a une victoire des-matches-truques-dans-le-foot-mondialnette et Bazaine doit se replier dans Metz.Toujours est-il qu’au cours de cette bataille, il est dit que les balles et les obus d’artillerie tombaient avec une telle densité, que les participants à cette petite boucherie en ont été très impressionnés, au point que, renforcé par le nombre très important de pertes (les hommes tombaient comme des mouches), notre expression en est née. Elle ne s’emploie pas que pour la pluie, mais aussi lorsque diverses choses (généralement non souhaitées) se succèdent rapidement, comme des statistiques indésirables, des ministres ripoux ou des mises en examen dans le foot par exemple. Sources

Allez, c’est assez pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.