La valeur n’attend pas…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis de la Zététique et du mignon de porc réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 28 octobre 2014, 7è jour de brumaire dédié à la figue… Savez vous que Platon était un grand figueamateur de figue à tel point qu’il fut surnommé philosicos, celui qui aime les figues. On dit que la figue est sans doute le plus vieux fruit cultivé par l’homme, après la découverte en 2006, dans la vallée du Jourdain de neuf figues parthénocarpiques, c’est-à-dire ne produisant pas de graines et dont la culture nécessitait l’intervention de l’homme, en recourant à des boutures. Ces figues seraient vieilles de 11 400 ans.

Voici un court portrait d’un poète et philosophe libertaire, Jean-Marie GUYAU. Il naît le 28 octobre 1854, à Laval (Mayenne), dans une famille bourgeoise. Elevé par sa mère jusqu’à l’âge de 12 ans, celle-ci est l’auteure d’un fameux livre « Tour de la France par deux enfants » publié en 1877 sous le Bruno-Guy-Le-Tour-De-France-Par-Deux-Enfants-Livre-3774430_MLpseudonyme de G. Bruno en référence à Giordano Bruno . Il obtient une licence de philosophie à 17 ans. A dix-neuf ans, il est lauréat de l’Académie des Sciences morales et politiques, et à vingt ans, il donne à Paris ses premiers cours de philosophie au lycée Condorcet. A l’âge de trente ans, il a déjà écrit une dizaine d’ouvrages, fruits de son intense activité intellectuelle. Mais réfugié sur la Côte d’Azur, dans l’espoir de combattre par le soleil une maladie qui le minait, il succombe prématurément dans sa 34e année.
Il nous laisse sa poésie et ses ouvrages philosophiques : « guyauMorale d’Epicure », et encore « Problèmes de l’esthétique contemporaine » et « l’Art au point de vue sociologique », mais c’est surtout à ses derniers ouvrages « Esquisse d’une morale sans obligation ni sanction » (1884) et «l’Irreligion de l’avenir » (1887) qu’il doit sa notoriété internationale et rejoint les préoccupations des anarchistes dans son approche d’une société libertaire et d’une morale au service de l’individu. Il sera abondamment cité par Nietzsche dans son « Ecce homo ».

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

4 commentaires

  1. lediazec

    Salut Erwan ! J’ai tout bon aujourd’hui. Des figues, mon figuier m’en offre encore quelques unes, confiote en perspective. Quant à Guyot, je dois avoir dans mon grenier irréligion de l’avenir. Lecture très très lointaine.
    Bonne journée !

    • erwandekeramoal

      Dans ce cas je te conseille «La couille du pape», c’est une confiture popularisée par le maître confiturier Francis Miot. On prétend que son nom vient de l’époque où les papes séjournaient à Avignon et dont on vérifiait, lors de leur élection, la virilité en raison de la légende de la papesse Jeanne. Un ecclésiastique devait examiner manuellement les organes génitaux, au travers d’une chaise percée. L’inspection terminée, il devait s’exclamer « Duos habet et bene pendentes » (« il en a deux, et bien pendantes »). Etonnant, non !

  2. Rém*

    Jean- Marie Guyau ? Voilà pour moi encore un « inconnu au bataillon » de ma paisible « armée » (!) de libertaires dont je tente d’être digne… avec la conscience de vivre pourtant dans une société toute autre : la nôtre, bien pire, je crois. Ce qui est une raison de plus d’être utile libertaire !
    Je vais tenter de dénicher un bouquin de ce poète-philosophe. Sais-tu s’il est encore ré-édité ?

    • erwandekeramoal

      Salut à toi. « La morale d’Epicure » a été réédité dans la collection « Encre marine » aux éditions « Les belles lettres » en 2002 je crois. Bonne lecture.

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