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A la serpe…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la perfide Albion et de la panse de brebis farcie réunies, bonjour ! Nous sommes le dimanche 05 octobre 2014, résédadate qui correspond au quatorzième jour de vendémiaire dédié au réséda. C’est d’ailleurs le 14 de vendémiaire de l’an II que fut crée par décret le calendrier républicain. Le nom de réséda vient du latin resedare qui signifie calmer en raison de ses propriétés médicinales. Certains feraient bien d’en consommer quelque peu… Desnos en a fait ce joli poème :

 « Où résida le réséda ?
Résida-t-il au Canada ?
Dans les campagnes de Juda ?
Ou sur les flancs du Mont Ida ?
Pour l’instant sur la véranda
Se trouve bien le réséda.
Oui-da ! »

Décidément, la vieille Angleterre ne cessera jamais ne m’étonner. Saviez vous, doctes lecteurs, qu’elle avait décidé de reconnaître le druidisme comme une religion à part entière. Cette reconnaissance arrive près de 2000 ans après son interdiction par les envahisseurs Romains en 45. L’empereur 280px-Claudius_Pio-Clementino_Inv243Claude aurait justement décidé d’envahir la Bretagne (la grande) afin de neutraliser la religion druidique, susceptible d’être un ferment nationaliste en Gaule et une menace pour Rome (et ceci plus de trois siècles avant l’officialisation du christianisme dans l’empire). Et pourtant, Il apparaissait peu probable que Claude devînt empereur : il était bègue et sa famille l’avait jugé incapable d’exercer une fonction publique jusqu’à ce qu’il devînt consul de son neveu Caligula en 37. Son infirmité le sauva cependant peut-être des purges dans les familles nobles romaines qui eurent lieu durant les règnes de ses deux prédécesseurs, lui permettant de se trouver en position d’être nommé empereur après l’assassinat de Caligula : il était alors le dernier homme de sa famille. Il accéda au pouvoir en comblant de cadeaux (donativa) les cohortes prétoriennes, inaugurant ainsi un malheureux usage. C’est pas aujourd’hui qu’on verrait des choses comme celles la…

En 43, Claude envoya Aulus Plautius à la tête de quatre légions dans la province de Bretagne (actuelle Grande-Bretagne), prenant prétexte de l’appel à l’aide d’un allié local en difficulté. Vous imaginez un allié local, par exemple l’Irak, demandant à la France d’intervenir pour lutter contre des méchants ! Or donc, « Il y a une foi suffisante dans un être ou per vari kerlochune entité suprême pour constituer une religion », a estimé la commission britannique (Commission des organisations caritatives) chargée d’examiner la requête à l’issue d’un processus de près de cinq ans. Le Capiste (habitant du cap Sizun) Per Vari Kerloc’h, élu par le Gorsedd, sixième grand druide de Bretagne, à la suite du décès de Gwenc’hlan Le Scouëzec  ne devrait pas tarder à solliciter le ministre des cultes, un certain Valls. La (je ne sais jamais si on dit la ou le) Gorsedd de Bretagne, née au tout début du XX e siècle, compte une cinquantaine de membres. Per Vari Kerloc’h, était l’adjoint au grand druide depuis 1997. Cadre de La Poste, il est connu comme militant syndical. Auteur-compositeur-interprète en langue bretonne, il a publié de nombreux articles (politique, histoire du mouvement ouvrier, nouvelles littéraires) dans la presse bretonne. Per Vari Kerloc’h est aussi l’auteur d’un recueil de chansons et poèmes en langue bretonne : « E kreiz Breizh ha reizh ».

Et voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.