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L’espoir, quel espoir ?

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la criticature et de la vanille-fraise réunies, bonjour !Nous sommes le lundi 15 septembre 2014, 29è jour de Fructidor dédié au marron. Le marron c’est un peu comme la  220px-Le_marchand_de_marrons4madeleine de Proust; il suffit de l’évoquer pour percevoir cette odeur particulière qui nous titillait les narines. Je me souviens très bien du père Hernandez qui vendait ses marrons grillés dès les premiers frimas. Il installait son brasero au coin de la place du marché en criant: Chauds, chauds les marrons… En été il faisait de la glace et se déplaçait dans une magnifique carriole tirée par un vieux cheval. Il faisait partie de ces réfugiés espagnols qui avaient fini par s’implanter pour de vrai quand bien même, au fond du regard du vieil homme on y voyait encore l’ombre de la nostalgie et:
Des pavés de flamenco aux gestes anarchiques
Les rythmes du jazz-band pour les paralytiques
Les tam-tams de l´Afrique à portée de guitare
De l´eau fraîche et de l´ombre à jurer pour y croire
Une rue de Madrid avec des fleurs fanées
Un fusil de trente-six qui revient s´y traîner. Manuel de Falla mis en musique par Ferré (L’espoir)

L’espoir, quel espoir ? Imaginez un fauteuil qui vous tend les bras, un Highland de 18 ans, une bruyère profonde emplie d’un tabac brun et âcre… Ni les retraites, ni les expulsions, ni les taupes de Keramoal, ni Martine qui prend Harlem Désirs pour une réalité, ni les réalités qui dépassent souvent la fiction; rien ne saurait troubler un tel instant; tout disparaît. D’ailleurs, tout doit disparaître, je suis pour l’organisation An01La_11032005d’une grande braderie, on solde l’humanité à petits prix, la bassesse, la vilénie, l’inéquité, l’injustice, le fait du prince à un euro. Sur tous les trottoirs, de Manille à Kergrist-Moelou, le grand déballage. Et un mensonge d’Etat pour trois sous, et une manipulation en cadeau, et une légion d’honneur déshonorée, allez deux euros et vous l’emportez. On fait table rase, on repart à zéro, vive l’an 01 de Gébé, Vive la sociale, à bas la calotte…

Hopala le cénobite, t’as oublié tes pilules ou quoi ? Allez, ça va se passer, portez vous bien et à demain peut-être.