Vous lisez actuellement les articles publié en août 2014

Page 2 de 3

Ca vient de là, ça vient du Blues…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , ,

Amis de l’analyse concrète d’une situation concrète et du Fernet-Branca réunis, bonjour ! Cela devait finir par arriver, nous sommes le samedi 16 août 2014, 29è jour du mois de thermidor habituellement consacré au coton. Justement, à propos de coton; de ses champs et de ses chants, célébrons un des plus grands bluesmen que le Mississippi ait connu: Robert JOHNSON.

Son œuvre quoique mince a laissé un nombre considérable de classiques du blues. Né dans le Delta il s’est très tôt intéressé à la musique, notamment l’harmonica avant d’opter pour la 220px-Robert_Johnsonguitare. Sa rencontre avec Willie Brown le décide à faire de la musique son gagne-pain. Il parcourt le Delta, joue ici et là pour quelques dollars. Sa vie chaotique est celle d’un grand buveur, coureur de femmes qui s’attire sans cesse un tas de problèmes. Cette personnalité se reflète dans des compositions sombres, dramatiques, pleines d’images hallucinantes. La légende veut que sa virtuosité vienne d’un pacte avec le diable. un soir très sombre alors qu’il se promenait dans les alentours de Clarksdale dans le Mississippi, il se perdit à un carrefour (crossroads) c’est le titre du morceau sur la vidéo.

Alors qu’il commençait à s’endormir une brise fraîche le réveilla. Il vit au-dessus de lui une ombre immense avec un long chapeau. Effrayé, ne pouvant dévisager cette apparition Johnson resta comme paralysé. Sans un mot l’apparition se pencha, prit sa guitare, l’accorda, joua quelques notes avant de lui rendre l’instrument et de disparaître dans le vent noir du Sud. En réalité, cette légende provient d’un autre bluesman, Tommy Johnson, qui prétendait avoir vendu son âme au diable, un soir, à un carrefour, pour obtenir sa virtuosité à la RobertJohnsonguitare. Robert Johnson aurait donc repris cette histoire à son compte, à moins que – Tommy et lui portant le même nom (Johnson) – elle ne lui ait été attribuée à tort. Cette légende et le personnage de Tommy Johnson apparaissent dans le film des frères Coen, O’Brother. Il est mort, empoisonné dit-on, dans un bouge du Mississippi du côté de Greenwood. Durant sa courte carrière, il aura laissé 29 titres enregistrés, 3 photos et 3 tombes. Faut-il préciser qu’il appartient au « club 27″ en brillante compagnie: Jim Morrison, Janis Joplin, Jimi Hendrix, Kurt Cobain ou, plus récemment Amy Winehouse.  Sa vie, sa musique et sa mort en ont fait une légende pour plusieurs générations de bluesmen et de rockers. Son blues, torturé, rempli de référence au démon, sera repris par d’innombrables musiciens comme Muddy Waters mais aussi, plus tard, les Rolling stones, Jimi Hendrix, Bob Dylan et Eric Clapton entre autres. Un très grand à n’en point douter.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Suivez ce Lupin blanc…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la jocrissade et du poulet basquaise réunis, bonjour! Et bien voila, nous y sommes au 15 août… Si vous êtes impatient de finir le mois, dites vous que nous sommes le 28 de thermidor et que c’est le jour du lupin. Je connaissais la valeur décorative du lupin et ses fleurs de toutes les couleurs mais, un jour dans le Sud de la France j’ai découvert que ses apéro lupingraines saumurées étaient comestibles et que les autochtones les consommaient à l’apéro sous le nom de Tramousse.  Au Portugal, le lupin (Tremoços) est très apprécié aux apéritifs accompagné de chorizo, jambon fumé, fromage et bien entendu d’une bière bien fraîche. En Amérique latine le lupin blanc est cultivé pour en faire de la farine et au Brésil ils en tirent une bière. Egyptiens, Incas et Mayas connaissaient déjà cette plante protéagineuse fort nourrissante. Comme disait Lewis Carroll: Suivez ce lupin blanc…

Tiens, en voici un qui est né un 15 août en 1925 dans ce quartier de Montréal que l’on appelle la Petite Bourgogne. Il va Oscary grandir baigné par la culture jazz et, très vite son père lui enseigne la trompette. Mais pour Oscar, le must c’est le piano. C’est sa soeur Daisy qui va se charger de l’apprentissage. A l’âge de 14 ans il gagne un prix national et quitte l’école pour devenir musicien professionnel. Le voici en compagnie d’un autre géant: Count Basie.

Oscar Peterson va rapidement se construire une réputation et il apparaîtra au Carnegie Hall pour la première fois en 1949. Influencé par Nat King Cole et surtout Art Tatum, il va accompagner Lester Young, Louis Armstrong et Ella Fitzgerald. Le tournant de sa carrière est son engagement par l’impressario Norman Granz qui va lui permettre de jouer avec les plus grands de son époque. De 1991 à 94, il est chancelier de l’université de York à Toronto, il faut noter par ailleurs qu’il est Franc-maçon. Après avoir parcouru le monde, enregistré des centaines de titres, joué avec les meilleurs, reçu tous les prix possibles, il va s’éteindre dans sa maison de la banlieue de Toronto le 23 décembre 2007. Je fais partie de ceux qui le considère comme le plus grand pianiste de jazz de tous les temps.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Hollywood-Plomodiern…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

, , ,

Amis de l’antilogie* et de l’apple pudding réunis, bonjour! *exemple d’antilogie:Mon Dieu, mon Dieu, délivrez nous de toutes les religions! Nous sommes le jeudi 14 août 2014, il pleut surgelee--10- Brest Barbara, et pour corser le tout, c’est le 27 de thermidor, jour du colza…Drôle de plante à la vérité qui doit son existence au croisement d’un chou et d’une navette et dont le nom provient du néerlandais koolzaad (graine de chou), en breton kaol. Mon aïeule que rien n’arrêtait lorsqu’il s’agissait de qualifier un malfaisant, le traitait de pav kaol skornet; ce qui pourrait se traduire par: pied de chou gelé…

Je le sais, vous venez de terminer la relecture de la collection complète de la bibliothèque rose et vous vous posez la question: qu’est-ce que je pourrai bien lire en attendant l’heure de l’apéro? Si vous voulez vous régaler comme je l’ai fait, plongez vous dans le premier roman de Stéphane Grangier: Hollywood-Plomodiern. Je cède la parole à Thomas Fleitour: «Le retour des beaux jours influe considérablement Hollysur le moral. Notamment parce qu’on peut passer des nombreuses heures à glandouiller au soleil avec de la bonne littérature. Et si on n’est pas trop absorbé par sa prose, un rapide coup d’œil à droite et à gauche de sa serviette devrait vous amener à vous poser cette question cruciale et essentielle. « Où sont donc mes contemporains ? ».

Et oui, le retour des douces journées printanières est aussi le moment où les masses exploitables en profitent, non pas pour s’avachir au soleil, mais pour s’enfermer à l’ombre et s’abreuver, au mieux de boissons houblonnées, au pire, sgrangier_1401697127_38d’exploits soit disant sportifs, voire footballistiques… Il est donc logique dans une telle conjoncture de parler d’un livre qui fait la part belle, au plus délicieux des divertissements de la majorité non-silencieuse, le foot. Hollywood-Plomodiern est un road-book, qui va jeter le lecteur dans les tréfonds de tous ces beaux métiers qui se nourrissent des sudations des héros de stades et ceux du stade Rennais en particulier. Cette symbiose particulière est du même niveau que celle qui lie le patient fraichement amputé à ses sangsues qui grâce à leur salive, guérissent les tissus abimés.» Hollywood Plomodiern – Stéphane Grangier – Editions Goater (Goater Noir) – Voilà, j’aurai pas trouvé mieux. Bonne lecture, portez vous bien et à demain peut-être.

C’est pas ça qu’Anne à voulu, koc’h ki gwen…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la française des jeux et de Freddy Krueger réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 13 août 2014 c’est à dire le 26ème jour de Thermidor généralement consacré à la myrtheMyrte. Jolie plante du bassin Méditerranéen et que, dans l’antiquité, portaient les prêtresses du temple de Démeter lors des mystères d’Eleusis. La Myrte est surtout utilisée en Corse, en Sardaigne et en Sicile pour aromatiser le gibier et les viandes grasses. Le gout de ses baies rappelle celui du Genièvre et elles sont utilisées pour entrer dans la composition de liqueur. On dit que les infusions de Myrte sont très efficaces contre la diarrhée enfantine. D’où une expression devenue célèbre: « …Et bien, on est pas dans la myrte ».
Et la Bretagne devint française…

C‘est le 13 août 1532 que fut signé le fameux traité qui mit fin définitivement à l’indépendance du Duché de Bretagne. Anne de Bretagne refuse tout mariage avec les princes et demande que cela soit le roi lui même qui l’épousât. Ce sera le 6 Blason_Bretagne 2décembre 1491 à Langeais. Elle est successivement l’épouse de deux rois de France Charles VIII et Louis XII . Le Duc d’ Orléans, Louis XII, ami de longue date d’Anne, sera un mari aimant. Anne maintiendra les impôts seulement à destination des états de Bretagne, les octrois et jugements aux pays. Ici à droite, le blason des Ducs de Bretagne. »Kentoc’h mervel eget bezan saotred » plutôt la mort que la souillure ou quelque chose comme cela… D’où l’hermine symbolisant la pureté.

Les héritiers du Duché de Bretagne sont par contrat de mariage les descendants masculins d’Anne de Bretagne ou par défaut ses descendants de sexe féminin. L’administration du Duché est attribuée au roi de France. Sans descendant mâle, c’est donc sa fille Claude, épouse de François 1er, qui devient duchesse de Bretagne. Le mariage n’aura pas lieu durant le drapeau BZHvivant d’Anne qui y était opposée (préférant voir sa fille mariée à l’héritier espagnol Charles) : une clause avait été prévue au cas où Anne pourrait encore avoir un fils. Elle mourut à 37 ans et Claude fut mariée 4 mois après sa mort. Le fils de celle-ci, dauphin de France, est couronné sous le nom de François III duc de Bretagne (1518-1536), mais il décède à l’âge de 18 ans. C’est alors son frère, le futur Henri II, qui devient le duc de Bretagne. A gauche, le « drapeau Breton » inventé en 1925. Et voila pourquoi nous ne sommes pas aujourd’hui résidents du grand Duché de Bretagne comme nos cousins du Luxembourg ou du Liechtenstein. Je voyais bien le Trégor où le pays Bigouden transformés en paradis fiscaux.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Loutre cuidance…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la libération sexuelle et du clafoutis aux cerises réunis, bonjour !  Petit à petit, on se rapproche de la mi-août, la preuve on est le mardi 12 2014, 25è jour de thermidor dédié à la loutre. Fabre d’Églantine, en élaborant son calendrier républicain, ne se doutait pas que deux siècles plus sauvaginetard la loutre aurait pratiquement disparue de nos contrées. Heureusement il en reste quelques unes, notamment en Alsace et en Bretagne où elles sont bien protégée. Jusque dans les années 5O elle fut chassée, en particulier pour sa fourrure car la vente des fourrures de loutres rapportait beaucoup d’argent. Avant 1914, une belle fourrure de loutre pouvait être vendue 300 francs (environ 46 €), ce que gagnait un ouvrier agricole en un mois. Entre 1880 et 1930, 3000 à 4000 loutres ont été tuées chaque année en France. Avant la seconde guerre mondiale, plusieurs dizaine de peaux de loutre pouvaient ainsi se négocier chaque année sur les marchés comme la renommée foire à la sauvagine de Guingamp (22) le dimanche des rameaux. La photographie ci-dessus nous  Blair Athol 12smmontre des enfoirés nos amis  les chasseurs vers 1950. Pour ne rien vous cacher, sachez que dans quelques jours je m’envole pour l’Ecosse où j’espère pouvoir déguster un fameux Blair Athol, un single malt des Highlands dont l’emblème est une loutre car la rivière qui traverse la distillerie se nomme Allt dour Burn qui, en gaélique, signifie la rivière de la loutre. Kidour est le nom usuel employé par les bretonnants de nos jours pour désigner la loutre. On trouve encore ici ou là des appellations comme Kidour, Dourgi, Dourgon… Bon, maintenant c’est vous qui voyez. Allez, c’est l’été, portez vous bien et à demain peut-être.

Le philanthrope libertaire…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

, , ,

Amis de la contrepèterie et des bêtes à cornes réunies, bonjour ! On approche de la fin de thermidor et celundi 11 août 2014 est consacré à l’Aunée, cette Inule appelée aussi herbe aux mouches. L’herbe aux mouches, qui se fait appeler encore inule squalleuse, herbe aux punaises, œil de cheval, chasse puces… n’a rien d’extraordinaire, malgré toutes ces aunéeappellations peu flatteuses. Autrefois, entre autres, on lui prêtait des pouvoirs insecticides, d’où ces noms qui font référence aux insectes. Du reste, son odeur n’est pas très agréable, mais elle est  appréciée des abeilles. On peut très bien passer près d’elle sans y faire attention.Elle affectionne particulièrement les terrains secs. Le sable du platier semble lui convenir. De ce fait on en trouve fréquemment sur nos dunes. Autrefois, on lui attribuait des vertus curatives et elle a été fréquemment utilisée en décoction pour soigner les contusions, les hernies, les blessures internes, etc… Elle a été appliquée en usage externe pour traiter les démangeaisons. Alors, ça vous chatouille ou ça vous gratouille ?

Le 11 août 1921 , mort de Léon PROUVOST, à St-Raphaël (Var), surnommé « Le Philanthrope libertaire ». Fils d’un fabricant de tissus de Roubaix, Léon Prouvost y avait suivi des études dans un collège religieux. Puis, après que l’affaire de ses parents ait périclité, il travailla à Lille dans l’agence d’assurance que ceux-ci avaient fondé, avant de s’installer en 1889 en Belgique où il fit fortune. En 1904, il se retira à Saint-Raphaël (Var) et commença à s’enthousiasmer pour l’anarchisme. Entré en contact avec André Lorulot, il s’intéressa à l’expérience de vie internationale noireen commun que ce dernier tenta en 1906-1907 à Saint-Germain. Il se lia également à Jean Grave  et collabora aux Temps Nouveaux. Devenu secrétaire de L’Emancipatrice, la section locale de La Libre Pensée, il lança dans La Guerre Sociale (30 mars 1910) un appel pour reconstituer la Libre Pensée dans le département et annonça la constitution d’une union de défense sociale du Var et des Alpes Maritimes dont il était le secrétaire. A partir de décembre 1911, il fut l’éditeur de La revue Sociale (Raphaël, 1911-1914, puis 1921, au moins 37 numéros), dans sa logique de Libre penseur, « l’anarchiste millionnaire », comme on le surnommait, avait même supprimé dans l’adresse la mention « Saint » de Saint-Raphaël.

Lors de la première guerre mondiale, il rompit avec Jean Grave, rallié à l’union sacrée et signataire du Manifeste des seize. En 1917 il organisa une bibliothèque circulante et publia en supplément à L’Idée Libre de Lorulot, une chronique du mouvement antireligieux. Pendant la guerre il collabora aux organes individualistes La Feuille de Jules Vigne, L’Idée Libre de Lorulot, Par dela la mêlée d’E. Armand, La Mêlée de Pierre idee_libreChardon et Maurice Charron, La Plèbe  publié par les opposants à la guerre. En  1919 , après avoir distribué des tracts antimilitaristes imprimés par Lorulot, il fut inculpé « d’incitation de militaires à la désertion » et aurait été condamné à un an de prison. Il collaborait à cette époque à Le Communiste  publié par Armand Lebrun et au Réveil de l’Esclave  dont les rédacteurs principaux étaient A. Lorulot, et M. Devaldés. Il publia également « Le code bolchevik du mariage ».  Soupçonné par la police de faire de la propagande « communiste et antimilitariste » au camp d’aviation de Fréjus, Léon Prouvost, qui était membre du Comité de Défense des marins de la Mer Noire, était perquisitionné le 27 juillet 1921. Quelques jours plus tard, le 11 août 1921 il se suicidait en se jetant dans le puits de sa propriété, après avoir légué une partie de sa fortune à Lorulot. Sources

Allez, encore merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Un saint peut en cacher un autre…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la musique baroque et des saucisses lentilles réunies, bonjour! Oui, c’est le jour de la lentille dans le calendrier républicain, le 23 de thermidor, et pour nous le dimanche 10 août 2014. En Bretagne certains vont en profiter pour célébrer abbayela sainte Klervi. Malheureuse qui a vécu dans l’ombre de la célébrité de son frangin qui s’appelait St Gwénolé, fondateur de l’abbaye de Landévennec (29). L’abbé aurait fondé l’abbaye vers 845 et puis elle fut pillée et rasée par les vikings. Aujourd’hui, c’est l’Etat Islamique en Irak et au Levant qui s’en prend aux chrétiens qui séjournent dans le secteur… Mais, qu’ils se rassurent, l’oncle Sam vole à leur secours. Pardi, ils sont chrétiens tout de même. Les palestiniens peuvent attendre ! Ce n’est qu’en 1950 qu’une nouvelle abbaye fut reconstruite. Gurdisten, qui fut abbé de Landévennec et auteur d’une « Vie de saint Guénolé » a écrit:

Il est un lieu secret
Au creux de la clairière
Paradis qu’un rutilant soleil
Éclaire à son lever
Tout embaumé de parfum
De mille fleurs printanières
C’est là qu’avec ses compagnons
Se fixa saint Guénolé

Bon, l’abbé n’aura pas fait carrière en tant que poète… Klervi Ste-Klervi-bergere-h21-GA_vétait la fille de Fragan et de Gwenn, tous deux saints devant l’éternel évidemment. C’était comme cela à l’époque; il y avait des familles où tout le monde était saint. Cela me rappelle une fameuse dictée: Cinq pères, sains de corps et d’esprit et ceints de leur écharpe blanche, portaient sur leur sein le seing du saint père. J’ai connu des instits, à l’époque on disait maîtres d’école, dont la perversité n’avait aucune limite…

 

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

A bout de souffle…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la métaphore et du Sèvre et Maine réunis, bonjour ! Nous sommes lesamedi 09 août 2014, autant dire que les jours raccourcissent, celui ci correspond au 22 de thermidor et Capparis_zoharyi_4était dédié au câprier. C’est cet arbuste méditerranéen dont les boutons floraux, confits dans le vinaigre, donnent les fameuses câpres. En Crête, les feuilles du câprier commun sont utilisées en salade. Par ailleurs, les racines et l’écorce trouvent leur utilité dans la pharmacopée naturelle. On dit que ses grandes et belles fleurs très odorantes ne vivent qu’une seule journée. Avant de préparer votre tartare soyez vigilant, les vraies câpres sont vendues sous l’appellation « câpres surfines » sinon, il s’agit souvent de boutons de capucine préparés de la même façon mais beaucoup moins chers évidemment.

En Bretagne, le 9 août on fête les Herlé, nom d’un petit saint de seconde catégorie qui a laissé son nom à la commune de St HerléPloaré (plo Erlé) dans le Finistère. C’est d’ailleurs, à ma connaissance, la seule trace que l’on trouve de ce saint. Quimperlé par exemple n’a rien à y voir et vient de Kemper (confluent) et Ellé, une des rivières qui traversent la ville. La commune de Ploaré est considérée comme le berceau rural de Douarnenez. Les deux ne forment plus qu’une seule et même commune depuis l’après guerre. Herlé est représenté en diacre portant la dalmatique dans l’église paroissiale, un livre dans une main et la palme du martyre dans l’autre.

Mais, Herlé évoque pour moi l’harmonie municipale qui portait son nom, on disait « la Cipale ». Elle était dirigée par François la cipaleCuadrat puis par son fils Fernando, famille de réfugiés républicains espagnols qui trouvèrent asile en terre bretonne. J’en ai retrouvé une photo amusante où l’on voit sous le porche de l’église de Ploaré, les retrouvailles d’un républicain espagnol et d’un représentant de la sainte église. Alleluhia !!! Aujourd’hui, la fanfare de Douarnenez  s’est beaucoup délurée et elle se nomme « à bout de souffle »

Bon, je vous l’ai déjà dit, l’été je fainéante un peu, alors que durant le reste de l’année, je paresse beaucoup. Du coup je m’autorise à remettre en ligne des billets déjà parus et quelque peu modifiés, c’est le cas de celui-ci. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Illustre inconnu…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, PORTRAIT

, , , ,

Amis de la littérature romanesque et de la bouillie d’avoine  réunies, bonjour ! Nous sommes le vendredi 08 août 2014, 21è jour de thermidor dédié à la Carline. Ce matin du 08 carlina vulgaris fleursemble à peu près aussi grisailleux que l’était le soir du 7 sur cette pointe du Finistère offerte aux vents de la mer d’Iroise. Dans le calendrier républicain, c’est le jour de la carline, ne cherchez pas, c’est une espèce de sorte de genre de chardon qui n’a guère d’autre utilité que d’occuper le temps du préposé aux écritures du jardin des plantes. Aussi vais-je en profiter pour vous parler de Michel Zévaco… Qui ça ?

Le 8 août 1918, mort de Michel ZEVACO, à Eaubonne (Seine-et-Oise). Romancier, socialiste révolutionnaire puis anarchiste et anticlérical (pléonasme). Il est né le 1er février 1860 à Ajaccio (Corse). Après de brillantes études, il est nommé professeur au collège de Vienne (Isère) en 1881, mais il en Zévacodémissionne pour s’engager pour cinq ans dans l’armée (drôle d’idée). En 1889, il devient un collaborateur de Jules Roques et de son journal « l’Égalité » autour duquel se crée une « Ligue socialiste-révolutionnaire ». En 1890, il apporte son aide aux ouvriers en participant à la création de plusieurs Chambres syndicales, ce qui l’amène à côtoyer les groupes anarchistes de la capitale. Condamné une première fois en avril 1890 à quatre mois de prison pour délit de presse, il publie, le 27 mars 1892, un hebdomadaire anarchiste et fait, un mois plus tard, un éloge de Pini et de Ravachol, ce qui lui vaut une nouvelle condamnation à 6 mois de prison et 1500 F d’amende.

Par la suite il collabore au « Libertaire » de Sébastien Faure, ainsi qu’au journal anarchiste « La Renaissance ». En 1898, il dirige « l’Anticlérical » (organe de la Ligue anticléricale de France), et soutien Dreyfus. A partir de 1900, il commence à couverture Zévacopublier sous la forme de feuilletons, dans plusieurs quotidiens, ses romans de cape et d’épée qui auront un succès populaire comme « Le Chevalier de Pardaillan ». Durant toutes les dernières années du XIXe siècle, Zévaco est l’un des journalistes les plus actifs et les plus fameux de la presse d’extrême gauche. Il tente de fonder un journal, Le Gueux, participe au Journal du peuple et à la Petite République socialiste (journal dirigé par Jaurès). C’est dans ce périodique qu’il fait paraître ses premiers feuilletons d’importance, débutant en 1900 par Borgia et Triboulet, suivis rapidement par Pardaillan (publié d’abord en 1902 sous le titre éloquent de Par le fer et par l’amour), puis par Le Pont des soupirs, Fleurs de Paris, Fausta, Buridan

En réalité, Zévaco oppose l’individu seul à l’État dans toutes ses manifestations. Pardaillan comme le Capitan refusent systématiquement de se lier à un pouvoir, et ils le font à travers des mots qui les apparentent à des anarchistes avant la lettre: « Mon maître c’est moi! » rétorque Pardaillan à Saint-Mégrin; et plus tard: « Je désire n’être que d’une seule maison [...] la mienne! » Car la raison d’État, commandée par les passions les plus tortueuses, n’est plus que déraison à laquelle l’auteur oppose le grand cœur de ses personnages. De fait, parcolonne Zévaco un processus d’inversion carnavalesque, derrière les Princes et les moines, ce sont les passions les plus viles que l’on devine. A l’inverse, le peuple des sans grade reçoit les sympathies de l’auteur, toujours prompt à lire en eux de la noblesse. On comprend alors que l’individualisme des Pardaillan s’affirme toujours contre les figures de pouvoir, quelles qu’elles soient, puisque la pureté chevaleresque ne peut plus dès lors se penser qu’en dehors de la corruption de l’État. Michel Zévaco fait partie de la lignée des Eugène Sue (Les mystères de Paris) , Paul Féval ( Le Bossu) et autre Ponson du Terrail (Rocambole), dont les feuilletons firent le succès des journaux de l’époque. Tous n’ont pas connu la gloire littéraire, en particulier Zévaco qui est le seul des quatre à n’avoir pas eu droit à la reconnaissance du « Petit Larousse », même encore de nos jours.

 

En cherchant bien sur les étagères du haut vous allez retrouver un des livres de Zévaco, relisez le avec un œil nouveau. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

Here’s to you Bart & Nicola…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME

Amis de l’indignation et du boulou pok réunis, bonjour ! Aujourd’hui nous sommes le jeudi sept du mois d’août 2014, jour béni qui vit naître ma fiancée, je ne vous dirai pas en quelle année… Le républicain Fabre d’Églantine dédia ce jour à l’écluse dans son calendrier ; allez savoir ce qui lui passa par la tête…

Le 7 août 1927, alors que les menaces d’exécution de Sacco et Vanzetti se font plus précises, d’immenses manifestations manif Saccoont lieu dans le monde entier, contre la barbarie Etatsunienne. A Paris, un cortège auquel s’était joint Luigia Vanzetti (sœur du condamné) rassemble plus de 100 000 personnes, fortement encadrées par d’imposantes forces de police. Photo de gauche.

Un appel est lancé pour une grève de 24 heures pour le lendemain (lundi). Presque un siècle plus tard, les États-Unis continuent toujours d’exécuter des détenus, innocents ou coupables; le plus souvent pauvres ou révoltés et de sacco enterrementpréférence, noirs. Mais revenons à cette année 1927: Le 28 août  avaient lieu les funérailles et l’incinération de Nicola SACCO et Bartoloméo VANZETTI au cimetière Forest Hill de Charleston USA.(Photo de droite) Écoutons Joan Baez pendant quelques secondes et souvenons nous que le pouvoir, tous les pouvoirs, n’ont jamais mis plus de force et de rage qu’à vouloir éradiquer l’anarchisme. Il doit y avoir une bonne raison ! Réfléchit petit scarabée…

Pendant ce temps, à la pointe bretonne, le soleil tente désespérément de se frayer un passage entre les gouttes. Beaucoup de blogueurs ont pris leurs quartiers d’été mais le cénobite reste attelé à sa tâche quotidienne. Il farfouille dans les décombres de l’histoire comme un sanglier dans les algues vertes pour vous remettre en mémoire quelques pages glorieuses des combats de nos anciens. Allez, portez vous bien et à demain peut-être