Vous lisez actuellement les articles publié le août 15th, 2014

Page 1 de 1

Suivez ce Lupin blanc…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la jocrissade et du poulet basquaise réunis, bonjour! Et bien voila, nous y sommes au 15 août… Si vous êtes impatient de finir le mois, dites vous que nous sommes le 28 de thermidor et que c’est le jour du lupin. Je connaissais la valeur décorative du lupin et ses fleurs de toutes les couleurs mais, un jour dans le Sud de la France j’ai découvert que ses apéro lupingraines saumurées étaient comestibles et que les autochtones les consommaient à l’apéro sous le nom de Tramousse.  Au Portugal, le lupin (Tremoços) est très apprécié aux apéritifs accompagné de chorizo, jambon fumé, fromage et bien entendu d’une bière bien fraîche. En Amérique latine le lupin blanc est cultivé pour en faire de la farine et au Brésil ils en tirent une bière. Egyptiens, Incas et Mayas connaissaient déjà cette plante protéagineuse fort nourrissante. Comme disait Lewis Carroll: Suivez ce lupin blanc…

Tiens, en voici un qui est né un 15 août en 1925 dans ce quartier de Montréal que l’on appelle la Petite Bourgogne. Il va Oscary grandir baigné par la culture jazz et, très vite son père lui enseigne la trompette. Mais pour Oscar, le must c’est le piano. C’est sa soeur Daisy qui va se charger de l’apprentissage. A l’âge de 14 ans il gagne un prix national et quitte l’école pour devenir musicien professionnel. Le voici en compagnie d’un autre géant: Count Basie.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Oscar Peterson va rapidement se construire une réputation et il apparaîtra au Carnegie Hall pour la première fois en 1949. Influencé par Nat King Cole et surtout Art Tatum, il va accompagner Lester Young, Louis Armstrong et Ella Fitzgerald. Le tournant de sa carrière est son engagement par l’impressario Norman Granz qui va lui permettre de jouer avec les plus grands de son époque. De 1991 à 94, il est chancelier de l’université de York à Toronto, il faut noter par ailleurs qu’il est Franc-maçon. Après avoir parcouru le monde, enregistré des centaines de titres, joué avec les meilleurs, reçu tous les prix possibles, il va s’éteindre dans sa maison de la banlieue de Toronto le 23 décembre 2007. Je fais partie de ceux qui le considère comme le plus grand pianiste de jazz de tous les temps.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.