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Le philanthrope libertaire…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis de la contrepèterie et des bêtes à cornes réunies, bonjour ! On approche de la fin de thermidor et celundi 11 août 2014 est consacré à l’Aunée, cette Inule appelée aussi herbe aux mouches. L’herbe aux mouches, qui se fait appeler encore inule squalleuse, herbe aux punaises, œil de cheval, chasse puces… n’a rien d’extraordinaire, malgré toutes ces aunéeappellations peu flatteuses. Autrefois, entre autres, on lui prêtait des pouvoirs insecticides, d’où ces noms qui font référence aux insectes. Du reste, son odeur n’est pas très agréable, mais elle est  appréciée des abeilles. On peut très bien passer près d’elle sans y faire attention.Elle affectionne particulièrement les terrains secs. Le sable du platier semble lui convenir. De ce fait on en trouve fréquemment sur nos dunes. Autrefois, on lui attribuait des vertus curatives et elle a été fréquemment utilisée en décoction pour soigner les contusions, les hernies, les blessures internes, etc… Elle a été appliquée en usage externe pour traiter les démangeaisons. Alors, ça vous chatouille ou ça vous gratouille ?

Le 11 août 1921 , mort de Léon PROUVOST, à St-Raphaël (Var), surnommé « Le Philanthrope libertaire ». Fils d’un fabricant de tissus de Roubaix, Léon Prouvost y avait suivi des études dans un collège religieux. Puis, après que l’affaire de ses parents ait périclité, il travailla à Lille dans l’agence d’assurance que ceux-ci avaient fondé, avant de s’installer en 1889 en Belgique où il fit fortune. En 1904, il se retira à Saint-Raphaël (Var) et commença à s’enthousiasmer pour l’anarchisme. Entré en contact avec André Lorulot, il s’intéressa à l’expérience de vie internationale noireen commun que ce dernier tenta en 1906-1907 à Saint-Germain. Il se lia également à Jean Grave  et collabora aux Temps Nouveaux. Devenu secrétaire de L’Emancipatrice, la section locale de La Libre Pensée, il lança dans La Guerre Sociale (30 mars 1910) un appel pour reconstituer la Libre Pensée dans le département et annonça la constitution d’une union de défense sociale du Var et des Alpes Maritimes dont il était le secrétaire. A partir de décembre 1911, il fut l’éditeur de La revue Sociale (Raphaël, 1911-1914, puis 1921, au moins 37 numéros), dans sa logique de Libre penseur, « l’anarchiste millionnaire », comme on le surnommait, avait même supprimé dans l’adresse la mention « Saint » de Saint-Raphaël.

Lors de la première guerre mondiale, il rompit avec Jean Grave, rallié à l’union sacrée et signataire du Manifeste des seize. En 1917 il organisa une bibliothèque circulante et publia en supplément à L’Idée Libre de Lorulot, une chronique du mouvement antireligieux. Pendant la guerre il collabora aux organes individualistes La Feuille de Jules Vigne, L’Idée Libre de Lorulot, Par dela la mêlée d’E. Armand, La Mêlée de Pierre idee_libreChardon et Maurice Charron, La Plèbe  publié par les opposants à la guerre. En  1919 , après avoir distribué des tracts antimilitaristes imprimés par Lorulot, il fut inculpé « d’incitation de militaires à la désertion » et aurait été condamné à un an de prison. Il collaborait à cette époque à Le Communiste  publié par Armand Lebrun et au Réveil de l’Esclave  dont les rédacteurs principaux étaient A. Lorulot, et M. Devaldés. Il publia également « Le code bolchevik du mariage ».  Soupçonné par la police de faire de la propagande « communiste et antimilitariste » au camp d’aviation de Fréjus, Léon Prouvost, qui était membre du Comité de Défense des marins de la Mer Noire, était perquisitionné le 27 juillet 1921. Quelques jours plus tard, le 11 août 1921 il se suicidait en se jetant dans le puits de sa propriété, après avoir légué une partie de sa fortune à Lorulot. Sources

Allez, encore merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.