Willie Dixon: I am the blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la libre pensée et du corned beef réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 1er juillet 2014 c’est à dire le 13 de Messidor, jour habituellement consacré au Girofle et non pas à la giroflée  comme voudrait nous le faire croire quelques arracheurs de dent.
Connaissez vous “Willie James Dixon” né à Vicksburg au Mississippi le 1er juillet 1915. Willie Dixon a été l’un des plus grands artistes à chanter le blues avec plus de 500 compositions à son actif. Ses  legendsgatherchansons ont littéralement créé le « Chicago Blues» et ont été enregistrées par des artistes tels que Muddy Waters, Howlin ‘Wolf, Bo Diddley, Koko Taylor, et bien d’autres. Certaines chansons de Dixon ont ensuite atteint un public international dans les années 1960. Plusieurs d’entre elles ont été popularisées par des groupes  comme les Rolling Stones, Cream, Yardbirds, Jeff Beck et Led Zeppelin. Je crois que l’une des chansons les plus enregistrées de Dixon,  My Babe  a été jouée et enregistrée par des artistes aussi variés que:  Elvis Presley, Ricky Nelson, les Righteous Brothers, Nancy Wilson, Ike et Tina Turner et par les bluesmen, John Lee Hooker, Bo Diddley et Lightnin’ Hopkins. Ici à gauche avec Big Joe Williams et Memphis Slim.
Les années 1950 ont été une période difficile pour les bluesmen de Chicago, même si le blues gagnait en popularité dans d’autres parties des États-Unis. En 1959, Willie Dixon fait équipe avec son vieil ami, le pianiste Memphis Slim. Ils se sont produit au Festival Folk de Newport au Rhode Island. Ils ont continué à jouer ensemble dans les cafés et les clubs folkloriques à travers le pays et ont fini par devenir des acteurs clés dans le folk et le blues chez les jeunes blancs, dans les années 1960. Dixon a commencé à internationaliser son blues lorsqu’il est allé en Angleterre avec Memphis Slim en 1960. Ils se sont produit dans le cadre du premier American Folk Blues Festival. Le festival incluait également T-Bone Walker, John Lee Hooker, Sonny Terry et d’autres musiciens de blues américains.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Tout au long des années 1970 Dixon a continué à écrire de nouvelles chansons pour d’autres artistes tout en livrant ses propres performances sous sa propre étiquette Yambo. Deux albums; “Catalyst” en 1973 et “What’s Happened to My Blues?” en 1977, ont reçu des nominations aux Grammy. Un emploi du temps chargé, les tournées sur Willie-Dixons-Blues-Heaven-Foundation_thumbla route aux États-Unis et à l’étranger six mois par année jusqu’en 1977, ont fait qu’il aggrava une maladie qu’il trainait depuis longtemps. Son diabète lui a valu d’être hospitalisé et il sera amputé d’un pied. A la suite de sa maladie et après une période de convalescence, il reprit son rythme de vie pour la prochaine décennie. Dans les années 1980, Dixon déménage à Los Angeles en Californie afin d’échapper aux hivers rigoureux de Chicago, dans un effort pour améliorer son état de santé. Il mit sur pied la “Blues Heaven Foundation”, une organisation à but non lucratif fournissant des bourses d’études et des instruments de musique dans les écoles mal financées.

Lorsque Willie Dixon est décédé en 1992, le monde de la musique a perdu un de ses plus grands compositeurs et interprètes de blues. Pour honorer une promesse de son défunt mari, Marie Dixon veuve de Willie, a acheté “Chess Records Studio” situé au 2120 S Michigan Avenue à Chicago, qui est devenu siège social de la “Willie Dixon’s Blues Heaven Foundation” (photo ci-dessus à droite). Sources. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

 

3 commentaires

  1. babelouest

    Pourquoi la musique d’entre le Rio Grande et les Grands Lacs m’indispose-t-elle le plus souvent ? Sans doute est-elle portée par un substrat « culturel » qui me messied vraiment. Comme si elle sous-tendait un optimisme forcé, ou ressenti comme tel.

    • erwandekeramoal

      Même interprétée par le quatuor classique de l’opéra de Paris ? http://www.youtube.com/watch?v=KDKF26iSN0k Bonne journée.

      • babelouest

        Je reconnais que c’est superbement joué. Cependant quelque chose ne passe pas. Quelque chose, qui est encore plutôt présent dans le dixieland, et qu’il ne me semble plus retrouver plus tard.

        Même Gershwin m’est assez difficile à supporter. Curieux, non ?

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera jamais publié. les champs marqués d'une asterisque sont obligatoires (*).