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La renommée…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la libre expression et du p’tit maquereau à la bretonne réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 26 juillet 2014 huitième jour de Thermidor dédié à la Carthame. Le carthame des teinturiers ou Safran des teinturiers, parfois appelé Safran bâtard, est une plante originaire d’Égypte, dont le nom dériverait d’un mot arabe qurtum. Elle produit un carthamefruit, un akène oléagineux dont les graines sont utilisées pour produire des huiles alimentaires ou de massage (la fameuse huile de carthame) qui sont parfois intégrées à des produits cosmétiques pour les cheveux. Cette huile au parfum prononcé est surtout utilisée à froid. Non raffinée, elle a une légère saveur de noisette et sa couleur se rapproche du jaune ambré foncé, tandis que raffinée, elle ne présente aucune saveur et sa couleur est plutôt jaune pâle. Les jeunes feuilles de carthame peuvent se manger crues, en salade. Ce sont les pistils qui sont utilisés en teinturerie ou comme mauvais substitut au safran.

Alors que j’hésite sur le thème de ma chronique quotidienne, me  remonte à la mémoire ce texte de Stendhal: « Pourvu qu’on ne plaisantât ni de Dieu, ni des prêtres, ni du roi, ni des gens en place, ni des artistes protégés par la cour, ni de tout ce qui est établi, pourvu peoplequ’on ne dît du bien ni de Béranger, ni des journaux de l’opposition, ni de Voltaire, ni de Rousseau, ni de tout ce qui permet un peu de franc-parler ; pourvu qu’on ne parlât jamais de politique, on pouvait raisonner librement de tout » (Stendhal). En cherchant plus loin, je trouve celui-ci de Beaumarchais: « Pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement sous l’inspection de deux ou trois censeurs »

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Force est de constater que l’on a rien inventé. Nos illustres ainés savaient déjà que pour la tranquillité d’esprit et les gros tirages, il est préférable de parler de tout et de rien, surtout de rien, de la pluie et du beau temps, des amours tarifées des footballeurs, du dernier lauréat de la « star’ac », et de l’ascension dantesque du col du Tourmalet… Ainsi echoun blogue qui s’entête chaque jour à vous parler de l’anarchisme, des valeurs Républicaines, des luttes ouvrières, de justice sociale et autres billevesées a peu de chance de créer le buzz sur le Net et à se retrouver dans le top 10. Voici donc bientôt cinq ans (1797 billets) que je me suis lancé dans l’aventure et que j’essaye vaille que vaille, jour après jour, avec humeur souvent, avec humour quelquefois, de parfaire une galerie de portraits de ceux qui ont lutté avant nous pour qu’aujourd’hui nous puissions continuer à espérer en des jours meilleurs. Ces rêveurs magnifiques qui ont inventé le concept de la chose publique et des droits de l’homme. Voilà pourquoi, chers lecteurs, votre fidélité m’est chère et vos commentaires toujours appréciés. Laissons à Brassens le soin de conclure:

Après c’tour d’horizon des mille et un’ recettes
Qui vous val’nt à coup sûr les honneurs des gazettes,
J’aime mieux m’en tenir à ma premièr’ façon
Et me gratter le ventre en chantant des chansons.
Si le public en veut, je les sors dare-dare,
S’il n’en veut pas je les remets dans ma guitare.
Refusant d’acquitter la rançon de la gloir’,
Sur mon brin de laurier je m’endors comme un loir.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.