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La faim des haricots…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

Amis de l’art lyrique et du gigot d’agneau réunis, bonjour ! Nous sommes (déjà) le vendredi 11 juillet de l’an 2014. Les républicains chargés du calendrier, dans leur immense sagesse et leur infinie ruralité, avait dédié ce jour au Haricot… Alors, sans plus attendre et spécialement pour vous, amis lecteurs, ce chef- d’œuvre de la littérature française, magistralement interprété par Bourvil:

En règle générale, en particulier non plus d’ailleurs, je ne suis guère zélateur de ces agités du bocal qui sont porté sur la dynamite comme d’autres sur le Picon-bière. Mais celui-ci est emblématique de ce que fut l’anarchisme à une certaine époque.

Le 11 juillet 1892, mort de François KOENIGSTEIN, dit RAVACHOL (du nom de sa mère), guillotiné à Montbrison. Anarchiste expropriateur et vengeur dynamiteur. Il est né le 11 (14?) octobre 1859 à Saint Chamond (Loire). Son enfance est misérable et il est contraint de travailler dès l’âge de 8 ans. Il devient antireligieux à la lecture du « Juif errant », puis anarchiste par révolte contre l’injustice de la société. Refusant son sort, il décide de voler ce qui lui est nécessaire. Le 15 mai 1891, il pille une tombe, mais ne trouve pas les bijoux escomptées. Le 18 juin 1891, à Chambles, il vole un vieil ermite très riche ; ce dernier se rebiffe et Ravachol le tue. Il sera par la suite soupçonné d’autres Ravacholmeurtres dans la région. Arrêté par la police, il parvient néanmoins à lui échapper et se rend à Paris après avoir fait croire à son suicide. Révolté par le jugement qui frappe les anarchistes, Decamps et Dardare, il décide de les venger. Aidé par des compagnons, il vole de la dynamite sur un chantier et le 11 mars 1892, il fait sauter le domicile du juge Benoît. Le 27 mars, l’immeuble où habite le substitut Bulot est gravement endommagé par une explosion qui fait quelques blessés mais aucun mort. Dînant au restaurant Very, Ravachol se trahi par ses propos tenus au garçon Lhérot, qui le fera arrêter 3 jours plus tard. Jugé dès le 26 avril 1892, à Paris pour ses attentats, il est condamné au bagne à perpétuité. Il passe ensuite devant la Cour d’Assises de la Loire le 21 juin pour ses meurtres où il accueille sa condamnation à mort au cri de « Vive l’anarchie ». Ici à droite, une bois gravé de Maurin.

Guillotiné, Ravachol devient un mythe de la révolte. « Messieurs, j’ai l’habitude, partout où je me trouve de faire de la propagande. Savez-vous ce que c’est que l’anarchie? »: Ravachol s’adressant à ses gardiens. Des chansons lui sont consacrées (La Ravachole, sur l’air de la Carmagnole). Sources:En vérité, un drôle de zig… Consacrons lui une petite place dans notre galerie de portraits. Allez, merci d’être passé par ici en plein mois de Juillet, portez vous bien et à demain peut-être.