Au nom du fils…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la peinture à l’huile et du pastis à l’eau réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 09 mai 2014, vingtième jour de Floréal dédié au sarcloir. Et puisque l’adage veut qu’au moi de mai on fasse ce qui nous plait; voici un petit billet histoire de se faire des amis…

848, c’est le nombre officiel de prêtres défroqués par l’Église ces dix dernières années pour avoir abusé d’enfants. Le Vatican révèle pour la première fois de telles données. Un chiffre qui fait un peu peur. Mais l’Église catholique compte un pedophilie-et-eglisepeu plus de 414.000 prêtres à travers le monde. Cela veut donc dire qu’environ 0,2% d’entre eux ont été expulsés de l’institution en raison d’actes pédophiles. Néanmoins, tous les prêtres soupçonnés et accusés d’abus sexuels sur des mineurs n’ont pas subi le même sort. Si 848 ont été l’objet de cette «expulsion», de nombreux autres y ont échappé. En effet, depuis 2004, des soupçons sérieux se sont portés sur plus de 3.400 prêtres, expose Associated Press, citée par The Wire. A peine un quart d’entre eux ont finalement été bannis de l’Église. Cette quasi impunité avait été dénoncée par les Nations Unies en février dernier. Le Comité pour les droits de l’enfant affirmait d’ailleurs que de nombreux prêtres coupables continuaient à côtoyer des enfants, en étant transférés «de paroisse en paroisse» SLATE
C’est dans ce contexte que parait le film du Belge Vincent Lannoo   Au nom du fils. De quoi réveiller la colère des catholiques de Civitas, une association catholique française connue pour sa participation active aux nombreuses « Manif pour tous », qui considère le film comme une menace pour l’image de l’Église Catholique. Sorti en avril 2013 en Belgique au nom du filset très bien accueilli par le public Belge, le film aux allures de vengeance façon « Kill Bill », se retrouve plongé au cœur d’un début de polémique dans l’Hexagone. « Ce film s’accompagne d’une campagne d’affiches blasphématoires. Blasphèmes, antichristianisme et banalisation (apologie ?) du meurtre de religieux catholiques, voilà le travail de Vincent Lannoo », peut-on lire sur le site de France Jeunesse Civitas. Et sur son compte Twitter, Civitas n’hésite pas à considérer « Au nom du fils » comme une réelle « attaque » ciblée. L’association de catholiques a tenté de mettre hors circuit le film en France. Et elle y est presque parvenu. Fin avril, l’affiche officielle du film présentant le détournement d’un tableau de Hans Memling baptisé « Vierge à l’enfant » a été interdite d’affichage public. Le distributeur « Eurozoom » a donc été contraint de choisir une autre affiche peut-on lire sur le site du Huffington post. Voila pour aujourd’hui, en attendant le prochain billet portez vous bien et à demain peut-être.

3 commentaires

  1. babelouest

    Pédophilie….. et j’ai passé 7 ans en pension chez les hommes à soutane…. à quoi ai-je échappé !

    En revanche, un de mes profs a défroqué volontairement, parce que les femmes lui manquaient trop. On ne saurait lui en vouloir, d’autant que selon des témoins il était entouré de présences féminines quand il allait à la plage.

    Souhaitons-nous du soleil…..

  2. CCcC

    Elle était chouette cette affiche …

  3. Sceptique

    J’ai vécu la même expérience que celle de « babelouest », et je n’ai jamais perçu le moindre geste équivoque, ni entendu la moindre histoire. Cette génération de prêtres n’avait comme préoccupation que l’entretien de la foi. Que s’est-il passé pour quelques « brebis galeuses » des suivantes? Il est probable que quelques pédophiles, ont « découvert » une profession commode. Les femmes n’étaient pas leur problème, alors que les gosses étaient sous la main. L’église semble avoir mis du temps à découvrir la supercherie, à cesser de croire en un simple « péché », amendable.

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