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Quod principi placuit legis habet vigorem…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

 

Amis de l’ampélosophisme* et du Pessac-Léognan réunis, bonjour ! Puisque aussi bien nous sommes le lundi 26 mai fromental2014 et que ce jour était le 7è de Prairial dans le calendrier républicain, autant vous le dire tout de suite, il était dédié au fromental encore nommé, l’avoine élevée. Et quand bien même vous contesteriez ceci, ce ne serait pas une raison suffisante pour élever l’avoine. Oui, bon, d’accord…

*L’ampélosophisme est considéré par certains comme un humanisme de bistro et se déclare libertaire, utopique, indépendant des autres courants de pensée philosophiques politiques ou religieux. Il existe même un site des plus revigorants qui lui est consacré et à qui j’emprunte (sans autorisation) ce petit texte:  » S’il y a un point sur lequel nous sommes à peu près tous d’accord en politique, c’est que nous désirons vivre en démocratie. Il n’est plus question d’accepter que la loi soit dictée par la volonté du prince. Nous voulons ob_0b80ae_apochecratieavant tout pouvoir exprimer notre opinion. Mais dès que nous avons exprimé notre opinion par le vote, pour désigner nos représentants, nous nous apercevons en quelques mois que les gens que nous avons choisis ne sont pas meilleurs que ceux que nous avions élus au tour précédent, et nous souhaitons les remplacer par des nouveaux, espérant qu’ils seront meilleurs que les derniers. Il me semble que, si les gens que nous avons élus sont nuls, c’est parce que nous les avons choisis. Et si nous choisissons des nuls c’est sûrement parce que nous aussi, sommes … Mais non ! Ce n’est pas possible ! En fait dans une démocratie représentative, ce n’est pas le plus compétent qui est élu, mais celui qui fait le plus rêver les électeurs et qui prétend avoir la solution à leurs problèmes. C’est ainsi qu’en 1932 les nazis ont remporté les élections législatives qui ont permis en janvier 1933 à Hitler de devenir chancelier. (Cependant, les Allemands ne sont à priori, pas plus crétins que d’autres – mais pas moins non plus ? -)  Quand on y pense on comprend mieux pourquoi Aristophane ou Platon émettaient beaucoup de réseves à l’égard de la démocratie dès le  Ve siècle avant J.C. à une époque où pourtant les citoyens ne représentaient qu’à peine plus de 10% des habitants de la cité d’Athènes. »

Or donc, si la Gauche espère nous convaincre qu’elle bande encore , il est plus que temps qu’elle change d’agence de com. La France s’honore depuis la révolution d’avoir porté aux frontons de ses édifices publics des mots simples: Liberté, Liberté_Egalité_&_Fraternité_ou_la_mortégalité, fraternité, et, on pourrait rajouter laïcité. Des mots qui à eux seuls sont tout un programme, commun ou pas. Des mots qui disent une volonté commune, partagée et acceptée. Des mots qui ont guidé l’esprit des lumières mais aussi le Conseil National de la Résistance. Des mots qui ont permis l’émergence de réalités comme la sécurité sociale, les mutuelles, la répartition… Des mots qui ont permis tout simplement de vivre ensemble et d’entretenir l’espoir qu’il n’y a pas de fatalité, que l’éducation favorise l’émancipation et qu’un autre monde est possible. Les citoyens veulent que les immenses richesses (mais oui) que produit leur pays soient redistribuées différemment. Que l’effort participatif soit plus équitable et que les revenus du capital soient taxés davantage pour laisser souffler ceux qui proviennent du travail. Un temps fut où l’on appelait cela une politique de Gauche. A bon électeur, salut !

Allez, sortez couvert, portez vous bien et à demain peut-être.