Vous lisez actuellement les articles publié le mai 12th, 2014

Page 1 de 1

La bourrache et paturache…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la météorologie et du far aux pruneaux réunis, bonjour ! Nous sommes en cette période dite des saints de glace. Mamert, Pancrace et Gervais qui sont censés annoncer l’ultime retour du froid avant les beaux jours. Ils donnent lieula bourrache à tous les dictons que vous connaissez, mais, en Bretagne, c’est saint Yves qui est considéré comme le dernier saint de glace. Cela donnait l’occasion à mon aïeule, qui ne pouvait jamais faire comme tout un chacun, de nous en servir un, de dicton, des plus croquignolets: craignez le petit Yvonnet, c’est le pire de tous quand il s’y met ! Vous voilà prévenus…

Quand je vous aurai dit que ce lundi 12 mai 2014 est le 23è jour de Floréal dédié à la bourrache, vous saurez presque tout. Sauf à rajouter qu’au Moyen-âge, la bourrache, était considérée comme une plante magique et aphrodisiaque et qu’elle donnait de l’assurance et de la hardiesse dans les entreprises amoureuses. Un rameau de bourrache fleurie, permet au séducteur de remporter le succès auprès d’une femme. Ceci permettrait à mon aïeule, jamais en manque d’un mauvais calembour, de rajouter: la bourrache et paturache sont les deux mamelles de la Franche. Étonnant, non ? Elle n’avait pourtant rien d’auvergnat étant bretonne élevée au la bourréeleurre salé (non, non, y’a pas de coquille) et maîtrisait l’art de la bourrée autant que celui du jabadao. La bourrée et le jabadao étant, comme vous le savez, deux danses populaires et néanmoins régionales qui se pratiquent encore dans les veillées des uns et les festou-noz des autres. A tel point que devant une telle richesse, l’UNESCO, canal historique de la culture Onusienne, a décidé d’inscrire le fest-noz au patrimoine immatériel de l’humanité. Je n’ai rien contre l’accordéon mais, c’est pas demain qu’on verra la Bourrée auvergnate faire l’objet de tant d’attentions de la part de l’UNESCO. J’ai bien connu une auvergnate chez qui la bourrée était devenue une seconde nature; surtout en fin de semaine, mais ça, c’était avant.

Allez, cela suffira pour un lundi matin. En attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.