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Ascenseur pour les fachos…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du Jazz-dans-tous-ses-états et du double scotch réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 31 mai 2014, c’est le douzième jour de Prairial dédié à la Bétoine et non pas l’abbé Toine comme le suggère madame Michu. La bétoine jouissait dans l’antiquité d’une réputation prestigieuse qui lui conférait des pouvoirs la bétoinemagiques (on la disait capable de chasser les mauvais esprits; c’est dire si elle aurait du boulot aujourd’hui) et faisait d’elle un remède quasi universel. Le nom bétoine est dérivé de celui d’un peuple ibérique, les Vettones, qui utilisa cette plante dont la réputation s’est maintenue jusqu’au Moyen-Âge et au delà. On utilisait autrefois les feuilles séchées de cette plante comme du tabac à priser ou comme substitut du thé ; les jeunes pousses sont consommables en salade avec modération.

Le titre de ce billet m’a été inspiré par la montée du vote d’extrême droite en Europe. Quelquefois je rêve que je suis éditorialiste à Libé… Mais ça ne dure pas longtemps, rassurez vous.

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Le mois de mai 1996 voit le décès de Barney WILEN. Comme son nom ne l’indique pas, c’est un des grands saxophonistes français et, c’est assez rare pour le noter. Il a débuté sa carrière en se produisant dans les boites du côté de Nice sous l’incitation de Blaise Cendrars (il faudra que je consacre un billet à cet immense poète; à moins que je Barney-Wilenne l’ai déjà fait…). On lui doit d’avoir travaillé avec Miles Davis sur la bande originale du film « ascenseur pour l’échafaud ». Miles Davis qui lui aussi est né en mai, en 1926. Étonnant non ! Plus tard il a enregistré avec le fameux quintette de Thélonious Monk et on lui doit aussi la musique du film « Les liaisons dangereuses » de Roger Vadim. La bande dessinée de Loustal, « Barney et la note bleue » est largement inspirée de sa vie. Plus tard il en a d’ailleurs tiré un disque intitulé « La note bleue ». Je vous conseille particulièrement « Cookin’ at st germain » avec Bud Powell.

Bon, et bien voilà, le soleil est de retour sur la pointe bretonne; encore un peu et l’on se plaindra de la chaleur… En attendant la canicule, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Le roi du swing…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de Blaise Pascal et de la panse de brebis farcie réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 30 mai 2014, onzième jour de Prairial dédié à la fraise, ce qui laisse à penser que nous ne sommes guère éloignés de la fin du mois.

Tiens, c’est le jour anniversaire de la naissance de Benny Goodman: 30 mai 1909 à Chicago. Clarinettiste exceptionnel, on lui a attribué le titre de Roi du Swing.  Il est le neuvième des douze enfants de David Gutman et Dora Grisinsky, immigrants modestes de l’Empire russe. C’est à l’âge de 10 ans qu’il prend Benny-Goodmanpour la première fois une clarinette, au cours de musique donné à la Kehelah Jacob Synagogue, dont il intègre l’orchestre à l’âge de 11 ans. Avec toute la détermination qu’il possède, il devient professionnel à l’âge de 14 ans, et son salaire lui permet d’aider sa famille. Il est âgé de 16 ans lorsqu’on lui demande de se joindre à un groupe de musique basé en Californie dirigé par Ben Pollack, avec qui il fait ses premiers enregistrements. C’est en 1929, après son séjour en Californie, qu’il s’établit à New York. Il se produit dans de nombreuses formations et dirige plusieurs orchestres.

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En 1934, il crée un big band qui deviendra un des orchestres les plus populaires de l’ère du swing. Cette même année, lui et son orchestre passent une audition pour participer à une émission radiophonique de la NBC (National Broadcasting Company) intitulée Let’s Dance. Il obtient le contrat et, pendant quintetcette émission, joue en rotation avec deux autres orchestres ayant un style de musique différent.  C’est en juillet 1935 que naît le Benny Goodman Trio, grâce à l’arrivée de Teddy Wilson. Rejoint par Lionel Hampton en août 1936, il devient le Benny Goodman Quartet. Photo de gauche: Charlie Barnett – Tommy Dorsey – Benny Goodman – Louis Armstrong – Lionel Hampton. En formant ces petits groupes, Benny est un des premiers musiciens blancs à embaucher, à une époque où sévit une ségrégation raciale, des musiciens noirs. Le premier est le pianiste Teddy Wilson en 1935. Suivent le vibraphoniste Lionel Hampton, le guitariste Charlie Christian et le trompettiste Cootie Williams (ces deux derniers musiciens font également partie du big band).
Enfin, le 16 janvier 1938,  le Carnegie Hall lui ouvre ses portes. C’est dans ce temple de la musique américaine, situé dans la septième avenue en plein cœur de New-York, et où plusieurs grands artistes débutèrent leur carrière (la salle est également la maison de l’Orchestre philharmonique de New York), qu’a lieu la consécration pour Benny Goodman.  Lors de ce concert Carnegiehistorique Benny Goodman, que l’on entend jouer avec Harry James, Ziggy Elman, Teddy Wilson, Jess Stacy, Lionel Hampton et le batteur Gene Krupa partage aussi l’affiche avec des invités prestigieux comme Duke Ellington et Count Basie. C’est également dans cette salle que Benny Goodman débute sa carrière de soliste. En 1947, Benny Goodman dissout son Big Band. Il se produit à partir de cette date essentiellement comme leader de petites formations. Il meurt d’un arrêt cardiaque le 13 juin 1986 à New York à l’âge de 77 ans. On l’enterre au cimetière Long Ridge à Stamford, dans le Connecticut. Cette même année, il est honoré du Grammy Lifetime Achievement Award. Toutes les partitions que Benny Goodman a écrites ont été léguées à l’Université Yale après sa mort.                                        Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Pierre qui roule…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la littérature érotique et du poulet basquaise réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 29 mai 2014, dixième jour de Prairial pour les républicains, dédié à la faux. Alors qu’en vérité, les pataphysiciens vous diront que nous sommes le
Jeudi 12 Merdre 141 Stes Miches, catéchumènes fête suprême quarte. Par chez nous, quelques nostalgiques s’entêtent à fêter les Riagad.

Or donc, notamment dans le pays bigouden, aujourd’hui c’est la saint Riagad. Évidemment c’est un ermite irlandais qui est venu s’installer sur les côtes bretonnes aux alentours dMenhir de Lehanu Vè siècle et qui a laissé son nom à la commune de Treffiagat. Étrange commune en vérité que celle là qui est séparée en deux : Lechiagat côté mer et Treffiagat côté rural. Mais enfin, les bigoudens ne font jamais rien comme les autres. On y trouve le fameux menhir de Lehan, que l’on voit ici en photo, et qui est planté au milieu d’un marais. Tout laisse à croire qu’il n’y avait point de marais à l’époque de son érection. D’ailleurs, à propos d’érection, il faut remarquer que les symboles phalliques ont toujours été largement représentés dans la région ; il suffit de regarder la fameuse coiffe bigoudène. Je connais un menhir du côté de Plonéour-Lanvern où, il n’y a pas si longtemps encore, les femmes en mal d’enfant venaient se frotter le ventre. Le mot menhir (pierre longmegalithe-du-peulven-plestin-les-grevesue) s’est aujourd’hui généralisé même si en breton le mot juste est peulven (le pieu de pierre) plusieurs toponymie l’attestent comme par exemple: Menez-peulven entre Douarnenez et Quimper (29).  Je me suis laissé dire que le terme de menhir fut officialisé pour la première fois par Théophile Malo Corret de la Tour d’Auvergne (très connu dans son immeuble) dans son ouvrage: origines gauloises qu’il a écrit en 1796 à Locmaria-Berrien, chez sa sœur au manoir de La Haie. J’ai résidé il y a quelques années de cela sur la commune de Plouigneau (près de Morlaix) où l’on trouve la stèle de Croas ar Peulven qui, du fait de sa proximité avec deux ou trois routes antiques,  a sans doute pu être réutilisée à l’époque romaine comles dames de kerampeulvenme borne militaire. Vous pouvez visiter aussi la stèle de peulven en Plestin-les-grèves (22) que l’on aperçoit ici à gauche avec ses drôles de rainures. L’un des sites les plus impressionnants étant celui de Kerampeulven, près de Huelgoat (29) où les belles dames du temps jadis venaient s’amuser. Bon, au départ, je voulais parler de Riagad mais le pauvre est passé à la trappe. Enfin, quand je dis la trappe; n’allez pas croire qu’il ait adopté la tonsure des trappistes ni leur goût pour cette merveilleuse boisson maltée… Non, simplement, je me laisse aller à quelques digressions et lorsque je m’en aperçois, il est trop tard, j’ai dépassé mon quota autorisé de signes. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

La résistible ascension d’Arturo UI…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis de la satirologie et du pain bénit-oui-oui réunis bonjour ! Nous sommes, bon an mal an, arrivés ensemble jusqu’à ce mercredi 28 mai 2014, 9è jour de prairial, que nos amis républicains serpoletavaient dédié au serpolet. Vous ne pouvez pas vous tromper, le serpolet c’est bon pour tout. En infusion, en compresse, en bain, dans la cuisine, notamment avec les viandes blanches, ce proche cousin du thym est une vraie panacée. C’est le genre de truc qui devrait être remboursé par la sécurité sociale si cela ne risquait d’aggraver le déficit… Encore faut-il rappeler que ce dernier n’est pas imputable aux dépenses des pauvres gens mais, en grande partie, aux mauvais, voire aux non-paiements du patronat…

Ainsi donc, les zeuropéens ont voté, avec leurs pieds d’accord mais, ils ont voté. Ils ont voté sans savoir (pour plagier Apollinaire) qu’à la semblance du beau Phénix (le libéralisme) s’il meurt un soir, le matin voit sa renaissance… Ils ont voté sans savoir, sans culture, sans connaissance, sans conscience, tous ces analphabètes de la politique. Et pourtant, dès le début du siècle, l’autre, B. Brecht nous avait prévenu: écoutez La complainte de Mackie par la merveilleuse Ella Fitzgerald.

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 « Le pire des analphabètes, c’est l’analphabète politique. Il n’écoute pas, ne parle pas, ne participe pas aux événements politiques. Il ne sait pas que le coût de la vie, le prix de haricots et du poisson, le prix de la Bertolt_Brecht,_Skulptur_von_Fritz_Cremer_am_BE_in_Berlinfarine, le loyer, le prix des souliers et des médicaments dépendent des décisions politiques. L’analphabète politique est si bête qu’il s’enorgueillit et gonfle la poitrine pour dire qu’il déteste la politique. Il ne sait pas, l’imbécile, que c’est son ignorance politique qui produit la prostituée, l’enfant de la rue, le voleur, le pire de tous les bandits et surtout le politicien malhonnête, menteur et corrompu, qui lèche les pieds des entreprises nationales et multinationales. » Je ne suis pas certain que, de là où il est, il apprécie vraiment d’avoir été coulé dans le bronze en face du Berliner Ensemble qu’il avait créé après la guerre et qui nous a légué des œuvres magnifiques comme Mère courage, la résistible ascension d’Arturo UI, le cercle de craie caucasien, l’opéra de quat’ sous

L‘avenir ne manquera pas de nous éclairer, gageons qu’il ne sera pas trop tard. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

Le murmure des lamentations…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis du pigeonneau laqué et du perdreaux de l’année réunis, bonjour. Nous sommes le mardi 27 mai 2014 c’est à dire le LysMartagon8ème jour de Prairial habituellement consacré au Martagon. Plus communément appelée Lys Martagon, cette plante de la famille des Liliacées, qui produit de magnifiques fleurs, est aujourd’hui espèce protégée dans beaucoup de régions. On n’en trouve que rarement en Bretagne sauf peut-être à Bréhat ou sûr l’ile de Batz… A vérifier.

Allez savoir pourquoi, la visite du Pape François en Palestine occupée m’a remis en mémoire cette merveilleuse voix:

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Et, ce texte de Glenmor (Credo de la joie) résonne encore à mes oreilles de mécréant:

Il mourut à Jérusalem
Fille de Sion
Sur son front blessé
Par l’épine fleurie
Les enfants humiliés
Et les vierges flétries
Ont lu le plus beau des messages:
Je crois en la joie qui nait de la terre
Au rire qui nait d’une belle moisson
A tout le bonheur du cœur qui n’espère
Qu’une douce clarté au fond de sa prison…

Mais dans un entretien avec Gérard Boulé et qui date de 1986 je crois, Milig (Glenmor) déclarait: « Le Credo de la Joie », c’est mur separationun chant païen et chose curieuse, tout le monde le prend pour un chant chrétien ! Ainsi, amis lecteurs, il se pourrait bien que le déplacement Papal s’avère plus politique qu’apostolique et que sa station supplémentaire au mur de séparation ne préfigure, hélas, qu’un long chemin de croix pour une population  palestinienne qui ne voit guère venir la fin des lamentations.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien dans ce monde de brute et à demain peut-être.

Quod principi placuit legis habet vigorem…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

 

Amis de l’ampélosophisme* et du Pessac-Léognan réunis, bonjour ! Puisque aussi bien nous sommes le lundi 26 mai fromental2014 et que ce jour était le 7è de Prairial dans le calendrier républicain, autant vous le dire tout de suite, il était dédié au fromental encore nommé, l’avoine élevée. Et quand bien même vous contesteriez ceci, ce ne serait pas une raison suffisante pour élever l’avoine. Oui, bon, d’accord…

*L’ampélosophisme est considéré par certains comme un humanisme de bistro et se déclare libertaire, utopique, indépendant des autres courants de pensée philosophiques politiques ou religieux. Il existe même un site des plus revigorants qui lui est consacré et à qui j’emprunte (sans autorisation) ce petit texte:  » S’il y a un point sur lequel nous sommes à peu près tous d’accord en politique, c’est que nous désirons vivre en démocratie. Il n’est plus question d’accepter que la loi soit dictée par la volonté du prince. Nous voulons ob_0b80ae_apochecratieavant tout pouvoir exprimer notre opinion. Mais dès que nous avons exprimé notre opinion par le vote, pour désigner nos représentants, nous nous apercevons en quelques mois que les gens que nous avons choisis ne sont pas meilleurs que ceux que nous avions élus au tour précédent, et nous souhaitons les remplacer par des nouveaux, espérant qu’ils seront meilleurs que les derniers. Il me semble que, si les gens que nous avons élus sont nuls, c’est parce que nous les avons choisis. Et si nous choisissons des nuls c’est sûrement parce que nous aussi, sommes … Mais non ! Ce n’est pas possible ! En fait dans une démocratie représentative, ce n’est pas le plus compétent qui est élu, mais celui qui fait le plus rêver les électeurs et qui prétend avoir la solution à leurs problèmes. C’est ainsi qu’en 1932 les nazis ont remporté les élections législatives qui ont permis en janvier 1933 à Hitler de devenir chancelier. (Cependant, les Allemands ne sont à priori, pas plus crétins que d’autres – mais pas moins non plus ? -)  Quand on y pense on comprend mieux pourquoi Aristophane ou Platon émettaient beaucoup de réseves à l’égard de la démocratie dès le  Ve siècle avant J.C. à une époque où pourtant les citoyens ne représentaient qu’à peine plus de 10% des habitants de la cité d’Athènes. »

Or donc, si la Gauche espère nous convaincre qu’elle bande encore , il est plus que temps qu’elle change d’agence de com. La France s’honore depuis la révolution d’avoir porté aux frontons de ses édifices publics des mots simples: Liberté, Liberté_Egalité_&_Fraternité_ou_la_mortégalité, fraternité, et, on pourrait rajouter laïcité. Des mots qui à eux seuls sont tout un programme, commun ou pas. Des mots qui disent une volonté commune, partagée et acceptée. Des mots qui ont guidé l’esprit des lumières mais aussi le Conseil National de la Résistance. Des mots qui ont permis l’émergence de réalités comme la sécurité sociale, les mutuelles, la répartition… Des mots qui ont permis tout simplement de vivre ensemble et d’entretenir l’espoir qu’il n’y a pas de fatalité, que l’éducation favorise l’émancipation et qu’un autre monde est possible. Les citoyens veulent que les immenses richesses (mais oui) que produit leur pays soient redistribuées différemment. Que l’effort participatif soit plus équitable et que les revenus du capital soient taxés davantage pour laisser souffler ceux qui proviennent du travail. Un temps fut où l’on appelait cela une politique de Gauche. A bon électeur, salut !

Allez, sortez couvert, portez vous bien et à demain peut-être.

Le Schmilblick de campagne…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la quadrature du cercle et des ronds de serviettes réunis, bonjour ! En ce dimanche 25 mai 2014, sixième jour de prairial, nous célébrons la mélisse. Si vous trouvez l’actualité particulièrement indigeste, je vous recommande expressément la tisane de mélisse. Mon aïeule, pour qui mélissel’herboristerie n’avait aucun secret, faisait bouillir deux branches de mélisse dans un litre d’eau et laissait infuser. Pour ma part, j’avoue que ma préférence va plutôt à un vieux whisky d’Ecosse. Cela me remet en mémoire le fameux pangramme de Georges Perec : Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume. C’est une phrase qui permet d’utiliser toutes les lettres de l’alphabet, l’exercice est amusant, et par ailleurs, c’est un alexandrin.

Je ne sais si vous faites partie de ceux qui ont rempli leur devoir électoral (rempli de quoi, je vous pose la question…) Personnellement j’ai choisi l’option ne comptez pas sur moi pour payer la vaseline. Oui, juncker-schulz-reutersje suis un abstentionniste et je le resterai tant que les politiques s’abstiendront de leur côté de respecter l’intérêt général et la souveraineté des nations. Je ne veux pas de cette Europe qui avance (?!) déconnectée des peuples. Le passé est plein de véritables coups de force, des rapts démocratiques, lorsque quelques étapes essentielles de la construction européenne corniaudont été franchies sans les peuples (l’élargissement de 2004 /2007), voire contre une partie d’entre eux (cas du traité de Lisbonne, copie conforme du traité constitutionnel rejeté par référendum par la France et les Pays-Bas, quelques mois avant, et adopté par voie parlementaire). Mieux, lorsque le référendum est obligatoire et quand un peuple ne vote pas bien, on le refait voter jusqu’à ce qu’il vote mieux (cas des deux référendums irlandais lors des traités de Nice et de Lisbonne en 2001 et 2008). Que les pieds nickelés continuent de se fendre la poire moi, je vais à la pêche.

Je ne suis pas sûr que cela fasse avancer le schmilblick de la démocratie dans le monde… mais, ainsi que le pressentais Pierre DAC, c’est complexe :« Le Schmilblick des frères Fauderche est, il convient de le souligner, rigoureusement DACintégral, c’est-à-dire qu’il peut à la fois servir de Schmilblick d’intérieur, grâce à la taille réduite de ses gorgomoches, et de Schmilblick de campagne grâce à sa mostoblase et à ses deux glotosifres qui lui permettent ainsi d’urnapouiller les istioplocks même par les plus basses températures. Haut les cœurs et chapeaux bas devant cette géniale invention qui, demain ou après-demain au plus tard, fera germer le blé fécond du ciment victorieux qui ouvrira à deux battants la porte cochère d’un avenir meilleur dans le péristyle d’un monde nouveau… »

Or donc, si parfois la géostratégie de la politique européenne couplée aux circonvolutions diplomatiques du G8 et à l’analyse tendancielle du Cac 40 vous échappe quelque peu et vous apparaît comme un piège abscons, n’en faites pas une maladie, une tisane de mélisse et ça ira beaucoup mieux ; Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Every day i have the blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du Chicago blues et du canard laqué réunis, bonjour ! Oui nous sommes le samedi 24 mai 2014, cinquième jour de prairial dédié au canard. Un qui en faisait rarement et qui va rejoindre notre galerie de portraits, c’est Elmore JAMES

Il est né à Richland, Mississippi, un 27 janvier en 1918 et a définitivement cessé de jouer de la guitare le 24 mai 1963 à Chicago. Né sur une petite plantation il partage son temps Elmore Jamesentre le travail des champs et les juke-joints du Delta où il joue en compagnie de Robert Johnson et surtout Sonny Boy Williamson. Sa façon de jouer avec une espèce de rage et de chanter d’une voix presque éraillée, en fait une des sonorités les plus excitantes de l’histoire du blues. Il a gravé son premier disque, Dust my broom (ici en vidéo), sur le petit label Trumpet et rencontré un succès immédiat. A partir de ce moment il va enregistrer massivement, une œuvre un peu chaotique dont beaucoup de morceaux tournés vers le Rythm & Blues des années 50 avec cuivres et la présence de Ike Turner.

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A partir de la fin des années cinquante sa popularité est en baisse et c’est le producteur Bobby Robinson qui va le Jamesremettre en selle. Il en restera une œuvre magnifique, moderne, sensuelle et agressive avec des compositions extraordinaires comme Shy is crying ou Every day i have the blues, cette dernière prend place parmi les plus grands moments du blues d’après-guerre. Il est décédé d’une crise cardiaque alors qu’il préparait une tournée européenne. Je crois savoir que son fils, Elmore James Jr a repris le flambeau. Sources: la grande encyclopédie du blues de Gérard Herzaft chez Fayard.

Allez, c’est vraiment très sympa à vous de passer par ici de temps en temps. Portez vous bien et, kenavo.

 

Bili: the quid…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la musicothérapie et du biniou bras réunis, bonjour ! C’est à n’y pas croire, nous sommes le vendredi 23 mai 2014, quatrième jour de prairial dédié à l’angélique (pas la marquise, la fleur). L’angélique, dite encore « herbe aux anges », doit son nom à ses prétendues vertus magiques et à l’odeur aromatique suave et musquée qu’elle répand. Cette ombellifère géante passait en effet pour conjurer les envoûtements et les sorciers ne résistaient pas à sa bonne odeur. Accrochée au cou des enfants, elle les protégerait en particulier des maléfices de toute nature. Mais elle pouvait également servir d’amulette aux adultes. Les médecins de la Renaissance la surnommaient « racine du Saint-Esprit », à cause de ses « grandes et diverses propriétés contre de très-graves maladies ». Ainsi Paracelse (1490-1541) angeliquerapporte-t-il que, lors des grandes épidémies de peste de 1510, de nombreux Milanais furent sauvés grâce à ses prescriptions : de l’angélique en poudre dissoute dans du vin. Édité en 1716, un dictionnaire botanique et pharmaceutique  qualifie l’angélique de « stomacale, cordiale, céphalique, apéritive, sudorifique, vulnéraire. On en avale un dragme contre la peste, qui chasse le venin par la sueur. ». Elle n’est plus guère cultivée pour la confiserie et la liquoristerie qu’à Niort (on en trouve beaucoup sur les rives de la Sèvre Niortaise) et dans la plaine de la Limagne, au nord de Clermont-Ferrand. Afin de la distinguer de la redoutable ciguë, il suffit de froisser quelques feuilles : l’angélique dégage une odeur agréable, alors que la ciguë empeste.

Après les anges, les saints.

En Bretagne il est un saint que l’on nomme Bili fêté le 23 mai, et qui n’a rien à voir avec the kid… Néanmoins, Saint Bili (840-915) est un personnage qui mériterait d’être mieux connu. dyn004_original_117_144_gif_2630448_e2036934b7aad4cc35588fa7f41d1ba9Il est originaire des environs de Redon. Alors qu’il était diacre à Aleth (St Malo), Bili a entrepris de rédiger une nouvelle vie de saint Malo. Il s’est inspiré d’une première vie de saint Malo endommagée (du début du IXe siècle) et des récits plus ou moins fantastiques des pèlerins. À la fin de son ouvrage, Bili raconte l’épisode des oies de Saint-Pol-de-Léon. Deux prêtres, l’un de St-Pol, l’autre de St-Malo, partirent chasser les oies dans les champs de Saint-Pol-de-Léon. Ils ne purent en attraper qu’en invoquant saint Malo. A la suite de cet événement, l’évêque Clotuuoion de St-Pol décida que saint Malo devait être fêté dans son évêché.

Avec Bili, il est possible qu’on touche du doigt l’origine du Tro-Breizh cette procession qui se déroule sur les traces des sept saints fondateurs de la Bretagne. Au Moyen-Age, le tour de Bretagne où Tro-Breizh désignait le pèlerinage en l’honneur des sept saints fondateurs de la 02_carteBretagne. Le pèlerin allait s’incliner sur les tombeaux des évêques fondateurs: Brieuc et Malo dans leur ville, Samson à Dol-de-Bretagne, Patern à Vannes, Corentin à Quimper, Pol Aurélien à Saint-Pol-de-Léon et Tugdual à Tréguier. C’est une sorte de voyage à la Mecque à la mode bretonne. La légende dit que tout Breton qui fait le Tro Breizh est certain de gagner le Paradis. Elle ne parle pas des 70 vierges !
Par contre, ceux qui ne le font pas de leur vivant devront le faire après leur mort en village_de_saint_bilyavançant chaque année de la longueur de leur cercueil ! Ainsi parlait mon aïeule qui ne manquait jamais d’ajouter: L’éternité c’est long, surtout vers la fin… Depuis quelques années la pérégrination reprend de plus belle avec le réveil de la vieille droite catho. En fait, les véritables créateurs de la Bretagne sont davantage la coopérative de Landerneau et Ouest-Eclair mais cela, c’est une autre histoire que je vous conterai un jour…
Plus tard, Bili sera nommé évêque de Vannes. Dom Plaine rapporte dans sa vie de saint Malo (1885) qu’en tant qu’évêque de Vannes, Bili aurait incité un certain Menobred à aller récupérer les reliques de saint Malo restées en Saintonge. On pense que Bili a été tué par les Normands (et non pas par Pat Garrett comme veut nous le faire croire Hollywood) en 915 près du calvaire de la chapelle, ce qui en fait un évêque-martyr. A gauche, la chapelle de St Bili à Plaudren (56), la légende dit que le saint aurait marcher jusqu’ici la tête entre les mains après sa décapitation; il faut dire que nous sommes sur les terres de Cadoudal.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Et puis est venu SUN RA…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

Amis du jazzatao et de la zumbavotte réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 22 mai 2014, troisième jour de Prairial dédié au trèfle. Atteint subitement d’une flemmingite aigüe, je poste un billet déjà paru ici même. Depuis sa naissance, le jazz a toujours produit des personnalités dont la richesse, l’originalité, l’excentricité, le génie parfois, ne cessent d’étonner. SUN RA fait partie de celles là tant sa production (plus de 200 albums enregistrés) nous laisse quelquefois sans voix.

De la naissance de Sun Ra, on ne sait pas grand chose : on ne connaît d’ailleurs pas son vrai nom, Sonny Blount ? Hermann Sonny Blount ? Nul n’en est sûr… Hormis qu’il vit le jour dans le sud profond en Alabama, durant l’année 1914, un 22 mai. Il SUN RAdéclare cependant n’être sur terre que par accident, sa planète d’origine étant Saturne ! Il fera pourtant ses premiers pas dans une carrière de musicien de jazz des plus classiques dans les années 50, où il joue dans divers big bands. Il y pratiquera tous les styles de musiques noires à la mode de l’époque (blues, boogie-woogie, swing, rhythm and blues, doowop). . Parallèlement, il crée son propre label : Saturn, créant le concept de musicien indépendant avant l’heure. Tiens,Sun song, un « truc » enregistré en 1956…

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L’ Arkestra connaîtra de nombreux avatars (le « Solar Arkestra », le « Myth Science Arkestra », le « 21st Century Echoes Arkestra », l’Intergalactic Reasearch Arkestra, l’Astro Infinity Arkestra…) mais les membres sont quasiment indéboulonnables ; surtout le saxophoniste John Gilmore. L’œuvre de Sun Ra est protéiforme. Il aimait à mélanger science-fiction, reprises (remixes ?) d’œuvres populaires du jazz noir américain, ambiances exotiques étranges, séances de vaudou sonores. La présentation scénique était déjà très importante. J’ai eu la chance d’assister à un de ses concerts, c’était à Nantes, en 1970 je crois. Je dois dire que dans la salle flottait une étrange odeur qui n’avait rien à voir avec le tabac gris que je fumais à l’époque…

Sun Ra considérait son utilisation de l’électronique comme « accidentelle » (comme beaucoup de choses dans son existence). Il pensait sa musique comme naturelle, utilisant les outils de son temps. C’est ainsi qu’il fut l’un des tout premiers musiciens de jazz à user d’instruments électroniques. Pianiste de formation, il aura tendance à essayer tous les appareils se rapprochant de près ou de loin à un piano. C’est donc en toute logique qu’il tentera l’expérience des premiers Disque Sun Rasynthétiseurs. Son exemple d’indépendance fut largement suivi par la suite dans le monde de la musique électronique. Sun Ra croyait beaucoup à l’existence de fantômes vivant parmi nous comme les autres êtres humains (il avait entendu dire que la mort aurait été bannie de notre planète il y a 3000 ans, les humains vivant autour de nous seraient donc des réincarnations, voire des fantômes). Au vu du nombre de musiciens actuels se disant fortement marqués, voir hantés par son œuvre, il avait sûrement raison… Ici à gauche, j’ai essayé de photographier la pochette de son 33t « Space is the place » de 1972 (bof).

Allez, merci de votre visite entre les colonnes des cénobites tranquilles qui vous abreuve chaque jour d’un billet d’humeur et d’humour (celui-ci est le 1829è). En attendant le prochain, portez vous bien et à demain peut-être.