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Le phare breton…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la révoltation et de la rebellitude réunies, bonjour ! Nous sommes le mardi 22 avril 2014, troisième jour de Floréal dédié à la fougère.

Début avril 1809, l’armée autrichienne profitant du bourbier espagnol et poussée par l’Angleterre, décide de reprendre la lutte contre Napoléon. Elle envahit la Bavière et pénètre dans le grand-duché de Varsovie. À la tête d’une armée de 200 000 hommes, Napoléon part à la rencontre de l’armée autrichienne Davoutcommandée par l’archiduc Charles, frère de l’empereur François II d’Autriche. La bataille d’Eckmühl devait être pour Napoléon la bataille décisive qui devait précéder la prise de Vienne. Les troupes de Lefebvre et de Davout sont chargées de repousser les Autrichiens sur la route d’Eckmühl à Ratisbonne, tandis que Vandamme avance sur Eckmühl et repousse les troupes adverses vers le défilé d’Hagelstadt. Le maréchal Davout et le général Vandamme se distinguent particulièrement au cours de cette bataille. Davout est nommé prince d’Eckmühl par Napoléon peu après. Mais, nom d’un petit bonhomme, pourquoi est-ce que je vous raconte cela !

Ah, oui, ça me revient. Dernièrement, au cours d’une conversation à propos des phares qui parsèment la côte bretonne; du Créac’h à La Vieille en passant par la Jument, on me demandait ce que signifiait Eckmühl en breton… Or, en phares-de-bretagne-escalier-du-phare-deckmuehl-8ce4c49d-0b2a-408d-aa94-ff1ec83c822evérité, le fameux phare de Penmarch dans le non moins fameux pays bigouden, doit son nom à une donatrice qui n’était autre que la fille du maréchal Davout, prince d’Eckmühl, la marquise Adélaïde-Louise d’Eckmühl de Blocqueville qui légua par testament la somme de 300 000 francs pour la construction d’un phare. Celui-ci devrait se nommer « phare d’Eckmühl » en l’honneur de son père. La marquise voulait que ce nom de triste mémoire, car rattaché à une bataille qui fit beaucoup de morts, soit racheté par les vies sauvées grâce à un phare… Elle désirait également que ce phare soit situé sur la côte bretonne en un lieu sûr pour résister au temps. Voila donc pourquoi ce phare bigouden porte un nom bavarois alors qu’en d’autres circonstances, on l’eut nommé Larzul ou Hénaff. En attendant, libre à vous de tenter de battre le record de l’escalade des 307 marches qui mènent à la lanterne et qui est détenu par un jeune quimpérois en 47 secondes 02.

Allez, merci encore de vos visites, portez vous bien et à demain peut-être.