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We all live in a yellow submarine…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du sous-marin jaune et du tea for two réunis, bonjour! Nous sommes le vendredi 21 mars 2014, premier jour de germinal dédié évidemment à la primevère…

Le Cavern Club est une salle de spectacle localisée dans une petite rue du centre de Liverpool, au Royaume-Uni. Il doit son nom au local présent au sous sol de l’établissement, dans lequel de nombreux groupes y ont810x708_1366 joué comme The Rolling Stones, Arctic Monkeys, The Who, Pink Floyd, Oasis, Aretha Franklin, John Lee Hooker, The Ting Tings… Que du beau linge, dont certains sont devenus célèbres.Le 21 mars 1961, se produit pour la première fois, un jeune groupe dont on va beaucoup reparler… Les Beatles. Ils s’y produiront plus de 300 fois par la suite jusqu’en 1963. Il existe toujours, et une reconstitution du lieu tel qu’il était à l’époque des Beatles est présente dans le musée du groupe, situé sur l’Albert Dock de Liverpool. On peut y voir les signatures des membres du groupe ainsi que des dessins sur le mur du fond, derrière la scène.

« J’étais allongé sur mon lit chez les Asher », la maison de la famille de ma petite amie de l’époque, Jane, raconte Paul McCartney, « et il y a, juste avant que l’on tombe dans le sommeil et juste après que l’on en est sorti, un agréable instant un peu irréel ; j’ai toujours aimé cette zone, vous sous-marindormez presque, vous vous êtes délesté de vos soucis de la journée et il y a ce petit moment de bonheur juste avant de sombrer dans le sommeil. Je me souviens de m’être dit, dans un de ces moments, qu’une chanson pour enfants serait une bonne idée, j’ai pensé à des images et la couleur jaune m’est apparue, puis un sous-marin, et je me suis dit « tiens, c’est pas mal, comme un jouet », une sorte de sous-marin jaune très enfantin, je pensais la donner à Ringo, ce qui s’est effectivement passé, alors je ne lui ai pas donné une étendue vocale immense. J’ai fait une petite mélodie dans ma tête et ai commencé à inventer une histoire de vieux marin qui raconterait à des gamins qu’il arrivait d’un endroit où il s’occupait d’un sous-marin jaune. Autant que je me souvienne, c’est une chanson de moi, écrite pour Ringo dans ce moment bizarre. Je crois que JOHN a un peu contribué ; les paroles deviennent de plus en plus obscures au fur et à mesure que la chanson avance, mais le refrain, la mélodie et les couplets sont de moi. »

Ah, quelle époque madame Michu… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Au théâtre ce soir…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la flûte enchantée et de la miche de cinq livres réunies, bonjour ! Nous sommes le jeudi 20 mars 2014, ce trentième et dernier jour de ventôse est dédié au plantoir. C’est sans doute l’équinoxe de printemps et demain c’est la journée mondiale de la poésie, proclamée par la conférence générale de l’ONU, en 1999. De la poésie au théâtre il n’y a qu’un petit pas que je franchis allègrement pour évoquer  aujourd’hui un théâtreux venu du froid.

Vous le savez (peut-être) j’aime la Scandinavie en général et la Norvège en particulier. J’ai du être viking dans une vie antérieure… Cette introduction pour vous parler de Henrik IBSEN, né un 20 mars en 1928 à Skien en Norvège. 220px-Schaarwächter_Henrik_Ibsen_croppedApothicaire, Henrik Ibsen ne tarde pas à quitter le laboratoire où il s’ennuie et à écrire deux drames historiques, Catilina et Le Tertre du guerrier. Ses pièces seront longtemps refusées à Christiana (Oslo). En 1864, il quitte la Norvège et voyage en Europe. Après avoir été instructeur au théâtre de Bergen, il part à Copenhague où des rencontres philosophiques et artistiques alimentent son œuvre : Dame Inger d’Ostraat, La Fête à Solhaug… L’allemand Herbert Fritsch a réalisé une mise en scène absolument inégalée de la pièce Une maison de poupée dont on voit un extrait ci-après.

 

 

Le théâtre d’Oslo dont il devient directeur à son retour en Norvège fait faillite, il part alors en Europe et développe de nouveaux grands thèmes comme celui de la défense de l’individualisme. Après ses pièces traditionnelles, il n’écrira plus que des drames contemporains où il décrit les tares de la société bourgeoise et l’affrontement entre l’individu et la 53356001_p« majorité compacte » : L’ Union des jeunes, Une maison de poupée, dont le rôle de Nora, la joyeuse épouse, a été, il y a quelques années, confié à Audrey TAUTOU (malheureusement on dit certains critiques) Le Canard sauvage, Hedda Gabler… Ces pièces, aux personnages denses, expriment, grâce à une profondeur psychologique et symbolique, la position ambiguë de l’auteur : s’il critique la morale traditionnelle et défend l’idée que tout homme détient une passion, la clef du tragique ‘ibsénien’ réside dans le doute, lié à la condition humaine, qui reste infranchissable. Individualiste forcené, il se plaisait à répéter: L’Etat est la malédiction de l’individu… Petit rajout: L’écrivain et dramaturge autrichien handkepeterPeter Handke a reçu le prestigieux prix Ibsen 2014, doté de 2,5 millions de couronnes norvégiennes (environ 300 000 euros). Il succède à Heiner Goebbels (2012), Jon Fosse (2010), Ariane Mnouchkine (2009) et Peter Brook (2008).
Le prix Ibsen récompense un individu, une institution ou une organisation qui a apporté une nouvelle dimension dans le domaine de l’art dramatique ou du théâtre. Il est remis tous les deux ans depuis 2010 et révélé le 20 mars, date anniversaire de la naissance d’Henrik Ibsen. Le prix n’est décerné qu’en septembre, pendant le Festival de théâtre d’Oslo.

A droite, une lithographie de Frank Weddekind. Sources 

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Vive la Commune…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la chanson républicaine et du baekoffe réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 19 mars 2014, 29è jour de ventôse dédié au Frêne. Puisque nous sommes en pleine commémoration de la naissance de la Commune de Paris, je souhaitais épingler cet infatigable combattant à notre galerie de portraits. Il est certes moins célèbre que Louise Michel et d’autres protagonistes de cette époque mouvementée mais il a dédié sa vie entière à une certaine idée de la République. Les « Cénobites » se devaient de lui rendre hommage.

Le 19 mars 1820, naissance de Charles Ferdinand GAMBON à Bourges.

Avocat (à 19 ans) puis magistrat, d’abord républicain modéré, il devient socialiste révolutionnaire puis anarchiste et pacifiste. Elu du peuple après la révolution de 1848, il est 62852250_parrêté dès 1849 pour son hostilité au futur empereur, et emprisonné à Belle-Ile en mer, puis en Corse, jusqu’en 1859; (Jean-Yves Mollier lui a consacré un livre « Dans les bagnes de Napoléon III, mémoires de Ferdinand Gambon» aux Presses Universitaires de France en 1983). Par la suite, ne reconnaissant pas l’Empire, il refuse d’acquitter l’impôt. Il adhère à l’Internationale et participe à la fédération des sociétés ouvrières. Le 26 mars 1871, il est élu membre de la Commune de Paris. Désigné à la fonction de procureur, il refuse le poste, trop conscient des méfaits de la justice et de la prison. Il est partisan d’aider au soulèvement des villes de province, dans le but de former une grande fédération des 62852025-178x300communes. Présent sur les dernières barricades, le 28 mai, il parvient pourtant à échapper aux massacres et se réfugie en Suisse. Il devient propagandiste anarchiste et milite à la Fédération Jurassienne. A son retour en France,en 1880, il prend part au mouvement anarchiste aux côtés de Louise Michel, sans rompre avec les socialistes révolutionnaires (il sera même élu député en 1882!). Il défendra les anarchistes lyonnais emprisonnés lors du procès de 1883. Il est l’auteur, dans « Le cri du peuple », du célèbre slogan pacifiste « Guerre à la guerre ». Il meurt le 16 septembre 1887.

J‘ai retrouvé un texte de Eugène Pottier, auteur de chants magnifiques sur la Commune et de « l’Internationale », écrit en 1883 et dédié à Ferdinand Gambon, il s’intitule Abondance, en voici quelques lignes:

Toute une mer d’épis ondule et les sillons
Portent à la famine un défi ; l’été brille,
De chauds aromes d’ambre emplissent les rayons ;
Les blés mûrs, pleins et lourds, attendent la faucille…
Du sein de la nourrice, il coule en ce beau jour
Une inondation d’existence et d’amour.
Tout est fécondité, tout pullule et foisonne !
Mais, rentrant au faubourg, mon pied heurte en chemin
Un enfant et sa mère en haillons ! – morts de faim !
Qu’en dites-vous, blés mûrs, et qui donc vous moissonne ?

 

Voilà pour aujourd’hui, je vous remercie d’avoir fait le détour par « les cénobites tranquilles » dont vous venez de parcourir le 1765è billet. En attendant le prochain, portez vous bien et à demain peut-être.

Poètes, vos papiers…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis de la poésie et de la botanique réunies, bonjour ! Nous voici déjà (pourquoi déjà ?) le mardi 18 mars 2014, c’est à dire le 28è jour de Ventôse, qui est comme vous le savez, consacré à la capillaire dans le fameux et désormais célèbre DownloadedFile6calendrier républicain. Moi qui ait en commun avec Fabrice Lucchini, d’avoir débuter dans la vie active à travers la coiffure pour dames (la comparaison s’arrête là); je ne pouvais pas ne pas en parler. Mon aïeule, à qui je fais souvent référence ici, avait l’habitude de nous répéter: « On ne dit pas: Je vais au coiffeur mais, je vais au… capilliculteur. » Oui, mon aïeule était une dame très distinguée. En fait, il s’agit d’une fougère (pas mon aïeule, la plante) que l’on nomme aussi: Cheveux de Vénus et que vous avez souventes fois rencontrée.

L’homme du jour est STEPHANE MALLARME.

Etienne MALLARME dit Stéphane MALLARME est à mes yeux l’un de nos plus grands poètes. Il est né un 18 mars à Valvins en 1842 et, avec Apollinaire, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud ou 50922930_pDesnos, il a marqué mes jeunes années. Auteur d’une œuvre poétique ambitieuse et difficile, Stéphane Mallarmé a été l’initiateur, dans la seconde moitié du 19è siècle, d’un renouveau de la poésie dont l’influence se mesure encore aujourd’hui. En médaillon ici à droite, un portrait de Mallarmé signé Nadar. Et pour notre plus grand plaisir, la merveilleuse voix de Daniel Mesguich récitant « apparition ».

 

 

DON DU POEME.

Je t’apporte l’enfant d’une nuit d’Idumée!
Noire, à l’aile saignante et pâle, déplumée,
Par le verre brûlé d’aromates et d’or,
Par les carreaux glacés, hélas! mornes encor,
L’aurore se jeta sur la lampe angélique.
Palmes! et quand elle a montré cette relique
À ce père essayant un sourire ennemi,
La solitude bleue et stérile a frémi.
O la berceuse, avec ta fille et l’innocence
De vos pieds froids, accueille une horrible naissance:
Et ta voix rappelant viole et clavecin,
Avec le doigt fané presseras-tu le sein
Par qui coule en blancheur sibylline la femme
Pour les lèvres que l’air du vierge azur affame?

Voilà pour aujourd’hui, passez une bonne journée, portez vous bien et à demain peut-être.

Le cercle des hydropathes…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du Chicago blues et du Gin-fizz réunis, bonjour! Nous sommes le lundi 17 mars 2014 qui correspond au 27è jour de images7-150x150ventôse dédié à la Sylvie. Ah, la Sylvie… Euh, oui, bon, ça c’est une autre histoire. Il s’agit bien évidemment de cette jolie fleur encore appelée anémone des bois. L’anémone sylvie est considérée comme toxique alors évitez les décoctions. Par contre, mon aïeule qui, vous le savez maintenant, se piquait de quelques connaissances en herboristerie, l’utilisait en friction contre les rhumatismes.

Le 17 mars 189, mort de Jules JOUY (né en avril 1855, à Paris). Chansonnier, poète et anarchiste, pionnier de la chanson sociale, il fait partie de ces goguettiers dont j’ai souvent parlé ici.
Après une enfance pauvre, marquée par la Commune, il exerce divers métiers : boucher, peintre sur porcelaine, etc. Mais c’est la poésie et la chanson qui vont révéler ce parfait autodidacte. Il débute au « Tintamarre », puis aux « Hydropates » et au « Chat noir », faisant le succès des cabarets de Montmartre. Il écrit dès lors un nombre impressionnant de260px-Jouy_Jules chansons sociales qui évoquent la misère du monde ouvrier, et qu’interpréteront aussi les célébrités de l’époque. Il collabore au journal « Le cri du peuple » de Vallès, à qui il donnera « La chanson du jour » pendant des années. Il s’opposera à la tentative de dictature du général Boulanger, et contribuera, par ses chansons, à ridiculiser cet « aventurier ». Aimant faire des blagues, mais aussi teigneux, il se battra plusieurs fois en duel. Il faut néanmoins regretter que Jules Jouy comme Adolphe Willette  ait fait partie du courant antisémite qui existait à l’époque à Montmartre. Mais son obsession de la guillotine et de la mort l’entraînèrent dans la folie. Interné dans un asile, il y mourut deux ans plus tard. l’ensemble des chansonniers montmartrois suivra son enterrement au cimetière du Père-Lachaise. Sa sépulture située dans la 53e division est ornée d’un buste en bronze réalisé par Dalou.
Patrick BIAU lui a consacré une biographie : « Jules Jouy, le poète chourineur ».                                                          Voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Après le PI, le pissenlit…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la fraternelle union et du chutney réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 16 mars 2014 et ce 26è jour de ventôse nous prie de vous rappeler qu’il était généralement dédié au pissenlit.

Ah, le pissenlit ! Quelle plante merveilleuse et pleine de ressources. Tiens, la salade de pissenlits est particulièrement excellente. J’en ai dégusté du côté de Nancy où elle porte le 62786667_pnom de salade à la meurotte. Découpez les feuilles en fines lamelles, faites revenir des lardons dans une poële (moi je les préfère fumés) et déglacez ensuite avec du vinaigre.  arrosez les pissenlits avec le jus restant. Mon aïeule, dont je vous ai déjà vanté les mérites éducatifs, se plaisait à nous faire confectionner du miel de pissenlit. J’ai longtemps cru qu’il s’agissait d’une pratique strictement familiale et quelque peu surprenante…Que nenni. La preuve, j’ai retrouvé cette vidéo qui démontre le contraire.

 

Notre desperate housewife appelle cela: Miel de dents de lion, les anglais disent dandelion, autre nom du pissenlit (c’hwervizon en breton). Le nom de pissenlit vient quand à lui des vertus diurétiques que l’on accordait à cette plante.

Eh, dis donc, Erwandekeramoal, tu vas quand même pas nous faire tout un billet sur le pissenlit ? Et les municipales, et l’Uèmeupé qui veut nous faire prendre l’Helvétie pour une lanterne, et le souvenir de MY-LAI le 16 mars 1968, et Poutine qui nous la joue Crimée châtiments, et le gel des pensions madame Michu… Que se passe t-il donc, pas l’ombre d’un Japanese-Zen-Stone-Garden-meditation-256954_450_338anar à se mettre sous la dent, pas l’évocation d’une pétroleuse du XIX° siècle, pas un clarinettiste de Memphis titubant entre marihuana et bourbon ? Le monde retient son souffle et monsieur le cénobite nous parle de pissenlit… Quel détachement ! Il est vrai que La position zen considère que la seule réalité de l’univers est celle de la conscience ; il n’y a donc rien d’autre à découvrir que la vraie nature de sa propre conscience unifiée. Je vous informe nonobstant, que le 200 000è visiteur des cénobitestranquilles.fr a franchi cette nuit les portes de l’ermitage sans écorner le moins du monde l’incommensurable modestie de l’auteur et en a profiter pour chouraver quelques plants de pissenlits.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

 

bring me my shotgun…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la décalcomanie et du thon à la catalane réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 15 mars 2014, 25è jour de ventôse dédié au Thon. C’est aussi le jour anniversaire de la naissance de Lightnin’ HOPKINS ; sans doute l’un des plus grands blues man que je connaisse. « Poor » Lightnin’, comme 220px-Lightnin_Hopkins_by_Jules_Grandgagnage-212x300il se nommait lui même à la troisième personne est né le 15 mars 1912 à Centerville, Texas. Ce sont ses frères Henry et Joel qui lui enseignèrent la guitare. Son premier instrument est fabriqué à partir d’une boite de cigares. Durant son adolescence il rencontre Blind Lemon Jefferson et joue avec lui. Il joue aussi en accompagnant son cousin Alger « Texas » Alexander, qui bien que chanteur ne savait jouer d’aucun instrument. Ses talents de guitariste ainsi qu’une capacité à composer d’extraordinaires blues à propos de scènes de la vie quotidienne lui valent une grande popularité auprès des Noirs du Texas et de Californie.

Lightnin’ Hopkins continuera de jouer avec Alexander jusqu’au milieu des années 1930, date à laquelle il passa quelques temps dans une ferme prison. Libéré il rejoua à Houston avec Alexander dans les clubs et les boites. Petit à petit ils jouèrent dans d’autres États voisins dans les parties et les picnics. Découvert en 1946 par un chercheur de talent du label Aladdin Records, Lightnin’ Hopkins ne fut pas suivi par Alexander et tumblr_mm0q9aj7wI1s7xxwwo1_1280enregistra plus de 200 morceaux sur un intervalle de 7 ans. Son succès commença à s’étendre au début des années 1960 pendant le Folk Blues Revival. Il joua avec le American Folk Blues Festival aussi bien au Carnegie Hall qu’en Europe. Ayant une peur panique de l’avion, il refuse toute nouvelle tournée à partir de 1969. Son style est très rudimentaire, tout en alliant les basses solides du boogie et les attaques sur les cordes aigües et de nombreux glissandos. Il a influencé de nombreux musiciens, de Albert Collins à ZZ Top. Il meurt d’un cancer le 30 Janvier 1982. Sources:La grande encyclopédie du blues de gérard Herzhaft.

Entre l’affligeant spectacle du « Taubira’safari » auquel se livrent les médias aux ordres et un 33t de Kopkins, je vous laisse le choix. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Oh ha PI day…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis des chiffres et des lettres et de la quiche au thon réunies, bonjour ! Nous sommes le vendredi 14 mars 2014, 24è jour de ventôse dédié à la Pâquerette.

Ce 14 mars est aussi célébré un peu partout dans le monde par les matheux comme étant le jour du « PI » (3.14). Mondialement connue, la salle Pi du Palais de la Découverte affiche sur ses murs 704 décimales de Pi, dont 527 DownloadedFile5calculées « à la main » avec exactitude en 1873 par William Shanks, sans même une calculatrice. Depuis, l’ingénieur informaticien Fabrice Bellard a porté le nombre des décimales connues de Pi à près de 2.700 milliards d’unités, mais avec un ordinateur. L’écrivain Daniel Tammet, poète des mathématiques,  qui se présente comme « autiste savant ou autiste de haut niveau » détient le record européen de mémorisation de décimales du nombre Pi : il a égrené les premières 22.514 décimales en 5 heures et 9 minutes pour le « Pi Day » (Jour de Pi) 2004 à Oxford. Et tout le monde de s’exclamer: Oh ha PI day…

En écriture décimale, Pi est arrondie à 9 chiffres après la virgule :

3,141 592 654

Le 14 mars, (également le jour anniversaire de la naissance d’Albert Einstein) est donc l’occasion pour les clubs Pi du monde images5-150x150entier de se réunir, raconter le rôle qu’à joué Pi dans leur vie, imaginer comment serait la vie sans Pi… C’est donc le 14 mars 2015 (3/14/15 pour les US) à 9h26 et 53 secondes que le jour de Pi sera à son apogée.  Mais, revenons au ras des pâquerettes si vous le voulez bien car en notre beau pays, ça va plutôt de mal en PI comme dirait madame Michu. Des supposés délinquants sont mis sur écoute pour tenter de les coincer mais cette chère et vieille droite réactionnaire crie au scandale d’État en réclamant des démissions. Le sage à écrit: « quand le doigt montre Sarko, l’imbécile regarde Taubira… » Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Aux algues citoyens…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la chronique locale et du bigorneau réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 13 mars 2014, 23è jour de ventôse dédié à la Cochléaire. Quoi ! Vous ne connaissez pas la images4-150x150cochléaire, cette jolie plante des estuaires qui apprécie les prés salés et qui doit son nom au latin cochléa: cuiller ? Très riche en vitamine C, les marins avaient l’habitude d’en manger pour prévenir le scorbut d’où son autre nom d’ « herbe au scorbut ». Dodoens, médecin flamand de la Renaissance très connu dans son canton, avait déjà noté les remarquables propriétés antiscorbutiques de la cochléaire dans sa Pratique médicale des simples. Et mon aïeule qui se targuait d’en connaitre un rayon en matière de plante médicinale, nous invitait à l’utiliser en guise de dentifrice. Elle a un goût âcre et piquant (pas mon aïeule, la plante) qui rappelle le raifort et elle est parfois ajoutée en petite quantité aux salades.

Nul doute que le saint du jour, KEMO, en a trouvé sur son chemin en débarquant de son Irlande natale quelque part du côté des lieues de Grèves sur la côte Nord de Bretagne. Il a laissé son nom à la charmante commune de Locquémeau, en images-1breton Loch-Kemo. La tradition locale en fait un compagnon de saint Efflam avec qui il aurait débarqué sur la Lieue de Grève au VIè siècle en compagnie de Tuder, de Haran, de Nérin, de Karé et de Kirio. Une bande de saints quoi ! Loch-Kemo « Lieu consacré à saint Kémo », ce village relevait autrefois de l´abbaye cistercienne du Relecq en Plounéour-Ménez (Finistère) dont les lieux-dits Parc-ar-Manac´h, « le champ du moine », et Prat-ar-Manarty, « le pré du monastère », semblent constituer le seul souvenir sur le territoire communal. A cette époque là, les saints voyageaient en bandes organisées, une sorte de Costa croisière qui venait s’échouer sur les côtes bretonnes. Aujourd’hui ils feraient une drôle de tête en voyant les algues vertes s’amasser au fond de la baie (l’illustration de gauche est signée Goutal et vient du site Dilhad Sul

Si vous avez l’occasion de circuler sur cette magnifique corniche qui longe la plage de Saint-Efflam, arrêtez vous un 7340152.365f6669.560-300x225instant devant cette étrange bâtisse. Les gens du coin la nomme la maison à l’aigle; on la doit à l’ingénieur Ventome et elle est entièrement en béton ce qui était très rare pour l’époque (1928). C’est un mélange de styles arts-déco et oriental; on dit que l’aigle vient de l’exposition coloniale de Paris (1931).                                Bon allez, ça suffit pour aujourd’hui. En attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Histoire de princesse…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la tradition et du Kouign-amann réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 12 mars 2014, 22è jour de ventôse dédié au persil. aujourd’hui, en Bretagne armoricaine on célèbre (ou pas) Budoc. Oyez donc son histoire au lieu de vous inquiéter pour l’avenir de Sarko 1er.

A Brest, en ces temps-là, au V° ou VI° siècle de notre ère, se dressait le château d’Even, prince de Léon, seigneur de Brest. Sa fille, la princesse Azénor, était – comme (presque) toutes les princesses – blonde aux yeux bleus. Albert Le Grand écrivit saint-10-281x300
même à son sujet qu’elle était  » de riche taille, droite comme une palme, belle comme un astre, et cette beauté extérieure n’était rien en comparaison de son âme. «  Le comte Chunaire de Goëllo, ayant ouï une telle renommée, demande la main de la belle Azénor, en envoyant au roi Even de riches émissaires tout d’or et d’argent. Les noces sont célébrées durant quinze jours, avant qu’Azénor ne rejoigne le château du comte de Goëllo, le Castel-Audren (aujourd’hui Châtelaudren dans le 22). Las ! Quelques mois après, la mère d’Azénor meurt, et le roi Even se remarie alors avec une marâtre peu recommandable, une  « dame de grande maison qui avait l’esprit malicieux, noir, sombre et malin, bref, une femme aussi mauvaise que la mer par un jour de tempête … « .

Cette femme, convoitant le futur héritage d’Azénor, décide alors de se débarrasser de sa belle-fille. A force d’insinuations et de mensonges, s’aidant de faux témoins, elle persuade le roi Even, son mari, et le comte Chunaire, son gendre, qu’Azénor n’avait pas réservé sa couche à son mari, et l’accuse d’adultère, d’impudicité et d’abandonnement.  Déshonoré, Chunaire fait reconduire séance tenante Azénor à Brest, où DownloadedFile4son père l’enferme dans la tour la plus sombre du château (qui porte encore aujourd’hui son nom, photo de gauche) Apprenant qu’elle est enceinte, les juges décident alors de lui faire grâce de la vie, mais  tout de même de l’enfermer dans un tonneau, et de les jeter à la mer, elle et son enfant. Mais la cruelle belle-mère meurt à son tour (je raccourci), et, dans ses derniers moments,  avoue ses mensonges. Le prince de Léon et le comte de Goëllo se mettent alors à rechercher Azénor, sans repos.  Un jour enfin, en Irlande, le père se retrouve face à un garçonnet blond comme les blés, aux yeux bleus, identiques à ceux qui illuminaient le doux visage d’Azénor. Budoc, son fils, était en face de lui.

Plus tard, Budoc décide de partir au-delà des mers, mais, n’ayant point de navire, s’allonge dans une grande auge de pierre, comme saint Conogan avant lui. Il retourne ainsi en Armorique.  Il fut confié à saint Samson, évêque de Dol.  Toujours est-il que notre petit Budoc, en grandissant ainsi pieusement, devient abbé de Dol, puis évêque de Dol lorsque saint Magloire abandonna cette charge. la chronique saint_351-134x300veut qu’il ait établi une école monastique sur l’Île Lavrec (Lavret), dans l’archipel de Bréhat dans la deuxième moitié du Ve siècle où il eut comme disciple un certain Saint Gwenolé. Il est aujourd’hui le saint patron (pour une fois qu’un patron est saint) de Ploudalmézeau, Beuzec et Porspoder. En vérité (peut-être), c’est Judual, prince de Bretagne, qui dut à saint Samson de recouvrer l’héritage de ses pères, et qui régna ensuite dans ce pays sous le nom d’Alain Ier. Il eut de son mariage avec Azénor, fille du comte de Léon, six fils, dont le quatrième se nommait Budoc (ou Deroch, ou encore Beuzec). Tout le reste n’est que billevesées et fantaisies, mais bon… A droite, la statue au cimetière de Trévagan.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.