Du bruit dans Landerneau…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités, LECTURE

Amis de la chapelle sixtine et de la cousine Bette réunies, bonjour ! Nous sommes le lundi 31 mars 2014, onzième jour de germinal dédié à la pervenche; pas la contractuelle, la fleur. Pour ne rien vous cacher, je rentre à peine de chez imagesLeclerc; oui, oui, le Leclerc, l’épicier de Landerneau… Rassurez vous, je ne vais pas vous infliger la liste des courses, non, tout simplement (si l’on peut dire) Michel-Edouard, le fils à son père, a eu la bonne idée de créer dans sa bonne ville, un fond pour la culture qui organise régulièrement des évènements. C’est l’ancien couvent des capucins qui sert de cadre aux diverses expositions.

Cette fois ci il s’agit de bande dessinée et plus particulièrement celle qui est né et c’est développé dans images-1cette période charnière entre 1975 et 1997. C’est l’époque où les auteurs cherchent à se faire entendre et souhaitent que la bande dessinée devienne adulte dans tous les sens du terme. C’est dans ce contexte qu’émergent Métal Hurlant, puis (A SUIVRE) où l’Écho des Savanes. L’exposition, visible jusqu’au mois de mai, nous plonge dans l’univers de Giraud (alias Mœbius), de Druillet, de Pratt et de Tardi, mais aussi de Shuiten et Peeters sans oublier Bilal et Muñoz.

L‘expo qui s’intitule « 1975-1997: la bande dessinée fait sa révolution… » réunit plus de 350 planches originales d’une quarantaine d’artistes enrichie de nombreuses interviews des auteurs et collaborateurs des deux revues: Étienne Robial, couverture-metal-hurlant-25Jean-Pierre Dionnet, Philippe Manœuvre… Le fil conducteur de l’exposition est donc celui de l’aventure éditoriale et artistique de ces deux « écuries d’artistes » lancées après les départs de plusieurs dessinateurs de Pilote, journal emblématique de la décennie précédente. Jean-Baptiste Barbier, galeriste parisien spécialisé dans la bande dessinée et Eric Morin ont imaginé un  principe scénographique qui propose de mettre en vis-à-vis les deux magazines. Cette présentation chronologique s’étend de 1975 à 1997, elle est divisée en 13 sections. Un ensemble d’entretiens présenté sous forme de projections audiovisuelles, développe dix sujets. Ces projections articulent le parcours, telles des pivots, elles sont associées dans l’espace aux différentes sections.

En vérité, une agréable sortie, pas de file d’attente et une bonne surprise à la sortie, un stand qui propose, entre autres, des BD Blues, une collection des éditions Nocturne où j’ai déniché une biographie en BD accompagnée de deux CD de Sonny Boy Williamson que ma fiancée s’est empressé de m’offrir. Que du bonheur ! En province aussi on peut se régaler; allez, portez vous bien et à demain peut-être.

7 commentaires

  1. babelouest

    Salut ami cénobite.
    Puisque nous parlons de BD, puis-je te proposer un petit « document de travail » ? Il s’agit d’un mémoire soutenu il y a quelques années par mon fils, dans le cadre de l’histoire de l’art. Ce n’est malheureusement pas la version définitive. Cela donne malgré tout quelque points de repères.

    Bonne journée !

  2. Fabig

    Puisque le cénobite souligne à la fin de son billet qu’on peut se régaler en province, on peut compléter son programme de la journée en ajoutant une entrecôte frites dans un bar à vins sympathique où le patron vient vous serrer la main et discuter avec vous.

  3. Big Daddy

    Faute ! « celle qui est née et c’est développée »…. bouhh…

    Bon sinon, voilà une belle expo, tout a fait ce qui me donnerait envie d’emmener ma ptite famille en vadrouille. Et d’une pierre deux coups, avec le lien vers ce mémoire qui a l’air tout a fait intéressant.

    Fabig : sache qu’il suffit de dire « steak frites » pour attirer Malone n’importe où…

    Bises !

  4. kobus van cleef

    J’ai visité la fondation Leclerc ( dont l’utilité première aurait été de couler quelques abrutis dedans)
    L’été dernier, à l’occasion de l’Expo sur Joan Miro
    Grosse déception
    Le seul truc bien c’est l’espace muséal comme on dit dans les magazines bien écrits et sur vronze cul
    Le bassin de la fontaine ,a l’entree ,est pas mal non plus, il irait bien chez moi
    Landerneau, brave petite cité médiévale, peut se passer de ce genre d’afféteries dont le but est la déduction fiscale ( pour le fondateur ou le fondiste ou le fondamentaliste) ,parce que, pour l’édification des masses, hein, une fondation d’art comptantpourien, vous m’avez compris, vous m’avez…
    C’est d’ailleurs une question d’importance mais jamais soulevée, à savoir, les masses souhaitent elles être élevées ?
    Je veux dire, collectivement et grâce à l’art comptantpourien ?
    Leur a-t-on déjà posé la question ?
    Avec dans l’autre bras du choix décisionnel, la redistribution de la thune soustraite des impôts, taxes, rackets légaux ?
    Faudrait peut être faire des recherches….

  5. kobus van cleef

    Prenons micro, carnet/crayon et écumons les voies piétonnes en demandant aux gens ( les vrais, car y parait qu’y en a des faux)  » souhaitez vous vous élever, spirituellement, par l’art comtampourien ? et sinon, pensez vous que le pognon éventuellement disponible pour cette élévation doive être redistribué ?  »
    Je suis pas sûr que les résultats soient en faveur de la création d’une quelconque fondation d’art comptantpourien

    Si je vous dit ça, abusant de votre espace disponible, c’est que ce matin sur vronze cul, un micro trottoir m’a fait rire
    De commisération, je précise
    Une brave femme, interrogée sur la victoire des frontistes à Fréjus, disait  » c’est une catastrophe sur le plan culturel, avec le FN les enfants de Fréjus n’auront pas de cours de hip hop  »
    OK,je vois que nous avons, cette citoyenne anonyme et moi, les mêmes notions sur les catastrophes….

    Bon
    Concluons sur cette phrase d’un porte parole du ministère de la culture, il y a quelques années  » l’A-france est le seul pays où les habitants peuvent aller visiter un centre d’art comptantpourien à moins de 50 km de chez eux  »
    Pourquoi se contenter de si peu ?
    Maillons le territoire français avec des centres d’art comptantpourien tous les 20 km….. un maillage plus serré encore que les maternités, les casernes de pompiers ou celles de gendarmes, c’est ça qu’il faudrait faire !

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