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In the mood…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la transversalité et de la saucisse de Strasbourg réunies, bonjour ! Nous voici donc en mars, le samedi 1er de l’an 2014  pour ne rien vous cacher et c’est le jour qui correspond au 11 de ventôse dédié au Narcisse. Autant dire que c’est la fête de tous les blogueurs… Vers la fin du XIXè la-roche-derrien-quellien-portrait-258x300siècle, il y avait du côté de La Roche Derrien, département des Côtes-du-Nord (aujourd’hui on dit le 22), un certain Narcisse Quellien à qui l’on doit une œuvre considérable en matière de collecte des textes bretons. Poète et ethnographe, il recueillait surtout les chansons populaires. Il est moins célèbre que françois-Marie Luzel dont il fut l’ami, ou de De La Villemarqué (Barzaz Breiz) mais il nous a laissé un livre surprenant sur le langage argotique des chiffonniers et couvreurs de La Roche Derrien et des environs, le « Tunodo », c’était en 1885. Le pauvre homme perdit la vie à Paris au mois de mars 1902, renversé par une voiture automobile. C’est-y pas pitié !

 

Tout à fait autre chose.

Glenn Miller (Alton Glenn Miller) est un tromboniste de jazz né le 1er mars 1904 à Clarinda dans l’Iowa et disparu, probablement au-dessus de la Manche en 44. Il a ses premiers contrats professionnels dans un orchestre de Dixieland, les Senter’s Sentapeeds. Il abandonne ses études en 1924, pour rejoindre la formation de Ben Pollack. À l’époque, on trouve 62304999_paussi dans cet orchestre un certain Benny Goodman. Pendant la guerre, Promu au grade de capitaine, il dirige alors le Glenn Miller Army Air Force Band, un orchestre de jazz et de danse militaire qui donne des concerts (plus de 800) « pour le moral des troupes », participe à des centaines d’émissions radiophoniques et enregistre de nombreux disques. En 1944, l’orchestre est basé à Londres. Le 15 décembre 1944, Glenn Miller embarque dans un petit avion pour la France pour y préparer l’arrivée de son orchestre. Il y a ce jour-là un épais brouillard et l’avion n’arrivera jamais à destination. Selon certains historiens, l’appareil aurait traversé par mégarde au-dessus de la Manche une zone réservée au délestage des bombardiers alliés qui, de retour d’Allemagne, se débarrassaient, avant l’atterrissage, des bombes qu’ils n’avaient pu larguer sur l’ennemi. Le petit avion qui transportait le musicien aurait été touché par un des projectiles, ou déséquilibré par le souffle des explosions.

 

La musique de l’orchestre de Glenn Miller, à la frontière entre le jazz et la musique de danse, appartient à la mémoire collective en évoquant immédiatement la Seconde Guerre mondiale, la libération, et plus largement les années 40. Les titres les plus connus de ce big band : In the mood (ici en vidéo et reconnaissable à la première note de trombone), Anvil chorus, Chattanooga Choo Choo, American patrol (1942)… Ils ont souvent été repris au cinéma, notamment par Woody Allen.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.