Vous lisez actuellement les articles publié le février 21st, 2014

Page 1 de 1

Ton panthéon est décousu…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Le poème qui suit a été écrit en 1924 par Jean Zay, qui va entrer au Panthéon… Aujourd’hui, il vaudrait à son auteur amende et prison, pour injure au drapeau français. Le cénobite, qui adore se faire des amis, décide de le publier.
Ils sont quinze cent mille qui sont morts pour cette saloperie-là
Quinze cent mille dans mon pays, quinze millions dans tous les pays.
Quinze cent mille morts, mon Dieu !
Quinze cent mille hommes morts pour cette saloperie tricolore…
Quinze cent mille morts dont chacun avait une mère, une maîtresse,
Des enfants, une maison, une vie, un espoir, un cœur…
Qu’est-ce que c’est que cette loque pour laquelle ils sont morts ?
Quinze cent mille morts, mon Dieu !
Quinze cent mille morts pour cette saloperie.
Quinze cent mille éventrés, déchiquetés,
Anéantis dans le fumier d’un champ de bataille,
Quinze cent mille que nous n’entendrons plus JAMAIS,
que leurs amours ne reverront plus JAMAIS.
Quinze cent mille pourris dans quelque cimetière
Sans planches et sans prières…
Est-ce que vous ne voyez pas comme ils étaient beaux, résolus, heureux
De vivre, comme leurs regards brillaient, comme leurs femmes les aimaient ?
Ils ne sont plus que de la pourriture…
Pour cette immonde petite guenille !
Terrible morceau de drap coulé à ta hampe, je te hais férocement,
Oui, je te hais dans l’âme, je te hais pour toutes les misères que tu représentes
Pour le sang frais, le sang humain aux odeurs âpres qui gicle sous tes plis
Je te hais au nom des squelettes… Ils étaient quinze cent mille
Je te hais pour tous ceux qui te saluent,
Je te hais à cause des peigne-culs, des couillons, des putains,
Qui traînent dans la boue leur chapeau devant ton ombre, Je hais en toi toute la vieille oppression séculaire, le dieu bestial,
Le défi aux hommes que nous ne savons pas être.
Je hais tes sales couleurs, le rouge de leur sang, le sang bleu que tu voles au ciel,
Le blanc livide de tes remords.
Laisse-moi, ignoble symbole, pleurer tout seul, pleurer à grands coups
Les quinze cent mille jeunes hommes qui sont morts.
Et n’oublie pas, malgré tes généraux, ton fer doré et tes victoires,
Que tu es pour moi de la race vile des torche-culs.
Extrait de Les Respects. 6 mars 1924

Demandez la fin du Monde…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

, , , ,

 

Amis de la littérature libertaire et du canard à l’orange réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 21 février 2014, troisième jour de Ventôse, dédié au violier, c’est une espèce de giroflée. DD771F32-3048-7BE8-781C15873A1F59EDCela me rappelle une comptine que nous imposait mon aïeule lors des sorties nature le jeudi après-midi: Giroflé, girofla, on dit qu’elle est malade. Giroflé, girofla, on dit qu’elle en mourra. Giroflé, girofla... Si vous connaissez la suite. Je crois que c’est sur un air de polka. Les paroles modernes sont de Rosa Holt, poétesse allemande anti-nazie, réfugiée en France, et ont été publiées en 1935 dans un recueil posthume de l’auteur. La musique est d’un certain Henri Goublier fils, inspirée de la  ronde enfantine du même nom, et créée en 1937 au Caveau de la République.  La chanson est bien connue par l’interprétation qu’en a faite Yves Montand, dans les années 50.

Tout à fait autre chose.

Selon le Daily Mail (article en anglais), mercredi 19 février, la mythologie nordique prévoit l’Apocalypse pour le samedi 22 février. Avouez que c’est un peu court pour se préparer. Nommée « Ragnarok » (Crépuscule des dieux), la fin du monde viking consiste en une dernière bataille entre les dieux 3202080497_1_2_HCQLIzOtcréateurs. Selon la légende, le son de la corne appellera les fils du dieu Odin et les héros de la bataille, avant que ceux-ci ne soient tués par Fenrir, un loup gigantesque.
Une autre partie de la légende prétend que Jormungand, un immense serpent de mer, doit se libérer de sa queue et se lever de l’océan. Certains adeptes de cette mythologie ont affirmé que cela s’était déjà réalisé l’an dernier, lorsque deux poissons géants se sont échoués sur la côte californienne, précise le quotidien britannique.  Toujours selon le Daily Mail, des Vikings modernes se dirigeraient même vers le village britannique de York pour participer au combat final.

Le 22 février correspond à la fin de la fête viking de Jolablot. Cent jours auparavant, un Viking aurait fait sonner un instrument sacré, le Gjallarhorn.  Or, dernièrement,  un Viking à joué du Gjallarhorn, ce cor atypique. L’homme voulait 118388-2e7fc9de-985e-11e3-a5ad-5f99c6c437b4promouvoir la trentième édition du Festival Viking Jorvik qui a présentement lieu en Angleterre jusqu’au 23 février. En jouant du cor scandinave, le Viking moderne aurait reproduit l’action du dieu Heimdall, de la mythologie nordique, lorsqu’il a envoyé un message aux autres dieux et aux hommes pour leur annoncer la fin du monde. Le musicien en herbe aurait donc amorcé le fatidique compte à rebours, il y a 100 jours, vers la fin de notre civilisation! Fort heureusement, l’humanité devrait renaître grâce à la survie de deux êtres humains, qui auront la lourde tâche de peupler un monde nouveau.

Bon, allez, après Paco Rabane, les Mayas et autres illuminés, attendons la prochaine. Et pendant ce temps là, portez vous bien et à demain peut-être.