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Monk, je m’appelle Monk…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

Amis de la valse à trois temps et du flocon d’avoine réunis, bonjour! Nous sommes le lundi 17 février 2014, 29è jour de Pluviôse dédié à la chélidoine. Mon aïeule qui, vous le savez 72914340_pmaintenant, avait son avis sur tout, et surtout son avis, l’appelait le lait de sorcières ou encore, l’herbe à verrue. Les savants ont expliqué depuis lors que la plante contenait un alcaloïde qui pourrait être à l’origine de son utilisation à des fins médicinales… Dans les campagnes, on l’appelle aussi la grande hirondelle car son apparition le long des chemins creux correspond à l’arrivée de ces charmants oiseaux.

C‘est aussi le jour anniversaire de la disparition de Thélonious Sphere Monk décédé un 17 février 1982 qui reste à mes yeux, et surtout à mes oreilles, un des plus grands pianistes de jazz que le monde est connu. Monk est souvent considéré comme 49834468_pl’un des fondateurs du style Bebop, avec The Bird au saxo, l’immense Dizzy à la trompette et Kenny Clark à la batterie. Ses compositions autant que son jeu pianistique ont suscité les plus vives réactions tant ils bousculaient la mélodie, l’harmonie et le rythme. Malgré cela, nombre de ses compositions sont devenues de grands « classiques » : Blue Monk, Round about Midnight (c’est la vidéo), Well You Needn’t, Straight, No Chaser… et ses détracteurs des débuts ont dû se rendre à l’évidence que les fameuses « dissonnances Monkiennes » ne sont pas le fruit du hasard, ni d’une maladresse, mais bien l’expression d’un génie musical hors du commun.

Monk était considéré comme un artiste d’avant-garde grâce à son approche unique de l’instrument. D’une manière générale, Monk improvisait beaucoup en jouant ses thèmes, et ses improvisations « collaient » toujours au thème. Les nombreux témoignages et hommages de grands musiciens tels que Miles Davis, John Coltrane, Sonny Rollins, pour ne citer qu’eux ne laissent aucun doute quand au fait que l’influence de Monk, images3tant sur le jeu que sur les compositions des jazzmen, a été, et est encore, aussi profonde et déterminante que celle de Duke Ellington, Charlie Parker, John Coltrane etc… En plus d’être un maître en musique, Monk était un humaniste, un humoriste, et un philosophe. On retrouve d’ailleurs ces qualités dans son jeu et dans ses compositions. Les nombreuses anecdotes que l’on rapporte, si elles prêtent à rire, sont aussi une source d’inspiration et de réflexion pour de nombreux artistes. Pour les amateurs, il y a le bouquin de Jacques Ponzio (Blue MONK – ed. Actes Sud) sur la vie et l’œuvre de Thelonious Monk. Waouuuuh, on se croirait sur France-musique.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.