Vous lisez actuellement les articles publié en janvier 2014

Page 3 de 4

O qu’il est beau mon logo…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de l’anacoluthe et de l’endive braisée réunies, bonjour! Nous sommes déjà le samedi 11 janvier 2014, 22è jour de nivôse dédié au sel… Aujourd’hui donc, c’est la St hernin.71777162_p Hernin serait venu de Grande-Bretagne pour établir son ermitage à Locarn dont le nom vient du vieux breton Harn, d’où Loc Harn. (C’est là que siège le fameux Institut du même nom que d’aucun nomme encore « le Davos breton » et qui rassemble la droite réactionnaire, blanche et catholique; l’agro bizeness et les tenants d’une Europe des régions.) La tradition locale prétend qu’il déserta ensuite ce lieu pour venir à Saint-Hernin, soutenu par le seigneur de Kergoat. Ce sont là deux charmants bourgs de la Bretagne centrale. A droite, un détail du calvaire de kerbreudeur à saint-hernin.

Pour les nouveaux lecteurs de ce modeste blogue j’avais envie d’en remettre une couche sur l’origine d’un logo pas tout à fait comme les autres. Grâce à un petit livre très illustré paru il y a quelques temps, on connaît enfin l’origine de ce symbole, 48405355_psceau de l’insoumission, de la rébellion, de l’anarchisme : le A cerclé, ou A dans l’O. A force de le voir graffité sur des murs à la craie, à la bombe (de peinture), sur des T-shirts et des drapeaux, on pensait qu’il était là depuis toujours. Certains pensaient que ce A dans l’O était des lettres d’évangile ou encore le A et l’O extraits du nom de Ravachol, le militant anarchiste. D’autres ont cru qu’il synthétisait, au XIXe siècle, l’idée de l’anarchie dans l’ordre prônée par Pierre-Joseph Proudhon. La plupart (espagnols…) ont semblé le voir, pendant la guerre d’Espagne, arboré quelque part dans la colonne Durruti.

En fait, ce signe est une création iconographique plus récente. Etudes et preuves à l’appui, certifiées par le Centre d’études libertaires Pinelli de Milan et le Centre international de recherches sur l’anarchisme de Lausanne, on sait désormais 71777098_pque le premier A cerclé remonterait à 1964. En avril précisément, il apparaît dans le Bulletin des Jeunes Libertaires comme projet de signe de ralliement proposé « à l’ensemble du mouvement anarchiste ». On connaît les noms des concepteurs : Tomas Ibanez et René Darras. En 1968, il reste encore discret. Redessiné élégamment (A avec empattement, en négatif sur fond circulaire noir) en 1971 par le frère d’Amedeo Bertolo, Gianni, pour être le titre d’un officiel mensuel anarchiste, il retrouve sa place dans son camp, après avoir été utilisé par l’extrême droite, notamment en Italie.

Pour Amedeo Bertolo, le « père adoptif » du A cerclé, à qui on demande si après 40 ans, le A dans l’O a bien vieilli, sa réponse est claire : « Il me semble encore très efficace, tant comme symbole de révolte anti-autoritaire que comme “ signature ” des multiples anarchismes contemporains.  (Sources:Article de Mesplé paru sur Rue 89. « A cerclé, histoire véridique d’un symbole » ed. Alternatives)

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Un discret décret…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

, , , , , ,

Amis de la géologie et du rougaï saucisse réunis, bonjour! Nous sommes le vendredi 10 janvier 2014, 21è jour de nivôse dédié à la pierre à plâtre, autrement dit le Gypse, longtemps exploité à Montmartre et dont les carrières accueillirent les suppliciés de la Commune.

Tout à fait autre chose.

Un décret, publié au Journal officiel le 31 décembre, éclaire ce que la « simplification » vantée par François Hollande peut signifier. Ce texte permet aux éleveurs de porcs de créer ou d’agrandir plus facilement leurs installations. Jusqu’à présent, les élevages de moins de 450 bêtes devaient simplement s’enregistrer, mais toute ouverture ou extension au-dessus de 450 animaux nécessitait une autorisation assortie d’une imageslongue enquête administrative afin de vérifier l’impact environnemental. Cette demande d’autorisation disparaît ! C’est Marc Le Fur (député du 22 et bonnet rouge) qui est content… Désormais, les élevages de 450 à 2 000 porcs (ou inférieurs à 750 truies) n’auront qu’à s’enregistrer. La mesure ravit le lobby porcin, très actif en Bretagne, mais va augmenter les rejets nitratés alors que la Cour de justice européenne a constaté en juin le manquement de la France à ses obligations en matière de lutte contre cette pollution. «C’est un très mauvais coup porté à la protection de l’environnement» et cette mesure va «favoriser la concentration des élevages et aaaaaaaaaaaaaaaaaaaa-agrrr-808x1024amplifier les pertes d’emplois dans l’agriculture», alors que la Bretagne, «qui produit 58 % de la production nationale de porcs, a déjà perdu le quart de ses exploitations porcines entre 2000 et 2010», souligne Eaux et rivières de Bretagne.
Selon l’association de défense de l’environnement, «ce décret ajoute un nouveau recul réglementaire après la diminution des surfaces exigées pour l’épandage du lisier et la suppression de l’interdiction d’extension dans les zones d’excédent structurel de lisier».Les rejets nitratés issus des élevages sont considérés comme une cause majeure de pollution des eaux et de prolifération des algues vertes sur le littoral.(illustration piquée sur Dilhadsul) La Cour de justice européenne a de son côté constaté en juin le manquement de la France à ses obligations en matière de lutte contre la pollution aux nitrates sans toutefois lui infliger de sanctions pécuniaires à ce stade.

Pendant ce temps là, le cours de la quenelle ne cesse de grimper, les sénateurs séniles refusent la levée de l’immunité de Dassault, Hollande est toujours de droite, le stade brestois s’est fait lessiver par le PSG et il me reste 122 plants d’hortensia à tailler.  En attendant le prochain billet, portez vous bien et à demain peut-être

L’hideux du stade…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

 

Amis de la criticature et du poulet rôti réunis, bonjour ! Allez savoir pourquoi, en ce jeudi 09 janvier 2014, 20è jour de Nivôse dédié au van (C’était un panier très plat et large220px-Jean-François_Millet_(II)_008 servant à séparer la paille, la balle et la poussière du bon grain en les projetant en l’air d’un geste alerte pour offrir au vent les parties les plus légères à éliminer.), j’ai très envie de me faire de nouveaux amis. Peut-être suis-je inspiré par cette cérémonie à venir dans quelques jours de remise du « ballon d’or » au footeux de l’année. Le monde entier va se figer dans l’attente de l’intronisation du veau d’or, Messi, Ronaldo, Ribery, lequel de ces millionnaires en culotte courte recevra le sceptre ? Mais bon, c’était ça ou Dieudonné; vous l’avez échappé belle… Voici donc pour vous chers lecteurs un petit texte de Pierre Desproges que je vous sais capable d’apprécier à sa juste valeur:

« Je vous hais, footballeurs. Vous ne m’avez fait vibrer qu’une fois : le jour où j’ai appris que vous aviez attrapé la chiasse mexicaine en suçant des frites aztèques. J’eusse aimé que les amibes vous coupassent les pattes jusqu’à la fin du tournoi. Mais Dieu n’a pas voulu. Ça ne m’a pas surpris de sa part. Il 60609647_pest des vôtres. Il est comme vous. Il est partout, tout le temps, quoi qu’on fasse et où qu’on se planque, on ne peut y échapper. Quand j’étais petit garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l’école ou dans la rue. On me disait : «Ah, la fille !» ou bien : «Tiens, il est malade», tellement l’idée d’anormalité est solidement solidaire de la non-footabilité. Je vous emmerde. Je n’ai jamais été malade. Quant à la féminité que vous subodoriez, elle est toujours en moi. Et me pousse aux temps chauds à rechercher la compagnie des femmes. Y compris celles des vôtres que je ne rechigne pas à culbuter quand vous vibrez aux stades. »

Amusant, non ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Anne, ma soeur Anne…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis des bonnets blancs et des blancs bonnets réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 08 janvier 2014, dixneuvième jour de Nivôse dédié au marbre. Il semblerait que les éléments se soient enfin décidé à se calmer à part notre président qui 48295804_pcontinue de virer tribord comme c’est pas permis… Le 8 janvier 1499, la Duchesse Anne de Bretagne, notre Duchesse à nous qu’on avaient, épouse le roi de France Louis XII devenant par là même, Reine de France. Sa fille Claude épousera plus tard le Duc d’Angoulême, futur François 1er et ce sera le début de la fin pour ce qui aurait pu devenir un État breton et qui ne le sera jamais. A la mort de la Duchesse, un anonyme rédigea un poème que, cinq siècles plus tard, les « Tri Yann » mirent en musique: « SI MORT A MORS », en voici un extrait, ça devrait faire plaisir à Jencyves qui y retrouvera son copain Jossic.

 

 

Si les matins de grisaille se teintent
S’ils ont couleur en la nuit qui s’éteint
Viendront d’opales lendemains
Reviendront des siècles d’or
Cent fois mille et mille aurores encore.

Si mort a mors Duchesse Noble Dame
S’il n’en sera plus que poudre de corps
Dorme son cœur bordé d’or
Reviendront les siècles d’or
Cent fois mille et mille aurores encore.

Si moribonds sont les rois en ripaille
Si leurs prisons sont des cages sans fond
Vienne l’heure des évasions
Reviennent des siècles d’or
Cent fois mille et mille aurores encore.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

A Montmartre, le soir…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , , , , ,

Amis de la chanson libertaire et du kougloff réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 07 janvier 2014, 18è jour de Nivôse dédié à la pierre à chaux. Oyez chers lecteurs la belle histoire d’un gars pas ordinaire. A la demande générale, j’m'en va vous r’kaoser d’un p’tit gars de la Butte. Le 7 janvier 1887, naissance d’Henri CHASSIN à Belleville (Paris). Poète, chansonnier anarchiste et antimilitariste.

Cet antimilitariste qui se présentait comme le petit-fils d’un Communard, savait de quoi il parlait. Après sept années passées sous l’uniforme militaire chez les « Zouaves », il est 60578957_penvoyé au front en 1914. Refusant de tuer, il déserte, mais est repris et envoyé pour cinq ans dans les bataillons disciplinaires d’Afrique à Sidi-Bel-Abbès. Il s’en évade à trois reprises, sans succès, il sera même un temps interné en hôpital psychiatrique. Il est finalement libéré après la fin de la guerre et rentre comme cheminot à la Compagnie des Chemins du fer du Nord. En 1920, il prend une part active à la grande grève du Chemin de fer, mais cela lui vaudra d’être condamné puis révoqué.

Il reprend alors des études et obtient une licence de droit, qui lui permettra de retrouver en 1923 un emploi au service du contentieux chez Dunlop. Emploi qu’il conservera jusqu’à sa retraite en 1952. Mais Henri Chassin menait en parallèle une 60579055_pcarrière de chansonnier, il était auteur de poésies et de chansons engagées qu’il chantait dans les cabarets montmartrois, il interprétait aussi les textes de Gaston Couté et d’Aristide Bruant. Il rejoindra le groupe de « La Vache Enragée » et prendra part aux activités de « La Muse Rouge ». On voit ici une reproduction d’un numéro de 1921 de « La vache enragée ». Il habitait Montmartre et était l’auteur de nombreux poèmes sur le Paris populaire et plus particulièrement les quartiers de Belleville et de Montmartre qu’il interprétait dans les cabarets de la butte et en particulier au Grenier de Grégoire. Conseiller municipal de la Commune libre de Montmartre il était le créateur avec Bernard Salmon, avec qui il avait reformé le groupe des Hydropathes, des matinées du « Tire Bouchon ». Il était également le président des Sauvagistes et des amis de Gaston Couté. Tiens, écoutez Bernard Lavilliers:

On retrouve son nom dans l’annuaire de la confrérie des chevaliers du taste-fesses: Membre fondateur, doyen 60579097_pd’âge,conseiller municipal de la Commune libre de Montmartre, triumvir du club des hydropathes et de l’aquadémie de Montmartre. Il est vrai qu’il est en bonne compagnie puisque on y trouve aussi, Boris Vian, Léo Campion, Jean Rigaux, et tant d’autres joyeux drilles.En 1927, il publiera un recueil de ses poésies « Machin de Belleville » et en 1933 il sera initié à la franc-maçonnerie. Il est mort en 1964.

Sacré bonhomme, on va lui faire une place dans notre galerie de portraits. Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

L’art et la marnière…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

, , , ,

Amis de L’Espagne éternelle et du riz pilaf réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 06 janvier 2014 et, si j’en juge par mon calendrier républicain, cela correspond au 17è jour de Nivôse dédié à la marne. Rien à voir avec la Marne et ses taxis. On dit que la marne fut extraite comme matériau de construction dès que les outils en métal 63692468furent connus. On trouve (semble t-il) son origine dans le vieux gaulois Marga écrit Alain Rey, dans le breton merl, maerl qui a donné par emprunt merl, puis maërl, maërle. En néerlandais mergel, allemand Mergel (peut-être également merkel). C’est amusant ça; depuis le temps qu’elle nous fait marner !Et, si l’on en croit Pline: « II convient de traiter avec soin de ce que l’on appelle marga, qui enrichit la Gaule et la Grande-Bretagne. On n’en connaissait que deux espèces; mais récemment l’usage de plusieurs espèces a été introduit par les progrès de l’agriculture. Il y a en effet la blanche, la rousse, la colombine, l’argileuse, la tophacée, la sablonneuse. On y distingue deux propriétés : la marga est rude ou grasse ; l’épreuve s’en fait à la main. L’emploi en est double : on s’en sert ou pour la production des céréales seulement, ou pour celle des fourrages.  » Les marnières permettaient également d’extraire la craie pour amender les terres agricoles. En effet, à l’époque, enlever d’importantes couches de terre végétale était impossible; on commença donc à extraire là où la marne affleurait et on poursuivit en creusant des réseaux de galeries.

À notre époque, la marne est extraite dans de gigantesques carrières à ciel ouvert, généralement proches de la cimenterie où elle est transformée. Peut-être comme moi vous êtes vousimages interrogé un jour sur la raison qui poussait les paysans à conserver un arbre tout seul isolément au beau milieu d’un immense champ. Et bien, les anciennes marnières étaient souvent souterraines et disséminées. Après usage elles ont été rebouchées, leurs emplacements étant seulement repérés par des arbres. Au fil du temps (et des remembrements), ces arbres généralement isolés au milieu des champs ont disparu et la mémoire du site avec eux. Aujourd’hui encore, notamment dans le pays de Caux, quelques habitants non avertis, se retrouvent ébahis devant un grand trou dans le jardinet du pavillon de banlieue. Etonnant, non !

  • Quand, lavé des odeurs du jour, le jardinet
    Derrière la maison, en hiver, s’illunait,
    Gisant au pied d’un mur, enterré dans la marne
    Et pour des visions écrasant son œil darne,
    Il écoutait grouiller les galeux espaliers.
    — Arthur Rimbaud Les Poètes de sept ans, 1871)

Allez, je m’en vais finir la galette (caramel – beurre salé) avec mon café; merci encore de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Que d’eau, que d’eau…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de l’histoire bretonne et des moules marinières réunies, bonjour ! Nous sommes le dimanche 05 du mois de janvier 2014, 16è jour de nivôse du calendrier républicain, dédié au silex.  Laïta, Vilaine, Oust, Odet, ça déborde de partout.71588752_p Landivisiau, Redon, Morlaix, Quimperlé ont les pieds dans l’eau et de l’autre côté du Couesnon… C’est l’Epiphanie. De ce côté ci, in Breizh donc, on célèbre (ou pas) KONWOÏON qui fut, chacun le sait, le premier higoumène (abbé) du monastère de St Sauveur près de Redon. Il est resté célèbre dans notre petite histoire pour avoir fricoté autant avec Nominoé (Dux de Bretagne) qu’avec le roi de France pour obtenir sa charge. Il serait né vers 800 à Comblessac (en Ille-et-Vilaine) d’une famille gallo-romaine ayant eu des sénateurs romains dans son ascendance.

Konwoïon favorisa la création d’une nouvelle abbaye dédiée à saint Maixent dans le village de Saint-Maxent, actuellement inclus dans la commune de Plélan-le-Grand puis décida avec cinq compagnons, d’aller fonder un monastère, à l’extrémité images1de l’évêché de Vannes, à la frontière avec le royaume franc. Ayant eut successivement les autorisations du Machtiern du lieu, Ratuili, (il faudra que je consacre un billet au rôle des Machtiern – chef de village – dans l’organisation de la société bretonne) de Nominoë et de l’empereur Louis le Pieux, et ayant décidé de suivre la règle monastique de Saint Benoît, Konwoion commence à accueillir de plus en plus de monde dans son monastère, et reçoit de plus en plus de donations. L’abbaye de Redon commence à devenir, alors, un pôle important qui accompagne l’ascension politique de Nominoë. Après la bataille de Ballon en 845, qui a lieu à proximité de Redon, Nominoë prend du recul par rapport au pouvoir Franc, et aidé de Konwoion, à l’occasion d’un synode vers 849, il chasse les évêques francs des diocèses Bretons, et nomme des évêques bretons. Konwoion ira jusqu’à Rome justifier ce qui sera qualifié de schisme breton. Voici ce 71588664_pqu’en dit Albert le Grand « L’an de grace 826, l’Empereur Louys le Debonnaire ayant esté degradé & enfermé dans un Monastere, les Bretons qui, dés l’an 826, avoient offert la Couronne Royale de Bretagne à Neomene (laquelle il refusa) l’importunerent de rechef d’accepter le Royaume, & les affranchir de la servitude de l’Empire, ce qu’il accepta ; &, ayant esté proclamé Roy, pour premier exploict, bannit & chassa de la Bretagne tous les Agents & Officiers des Empereurs, cassa et annula toutes leurs Loix et Ordonnances, remettant le pays en son entiere et prestine liberté. » On dit qu’il s’est éteint un cinq janvier de l’an 868 à l’âge cannonique de 80 ans, ceci explique cela…

Encore une histoire de saint me direz vous ! Oui mais, je suis bien obligé de reconnaître que l’histoire Bretonne contient moins d’anarcho-libertaires que de Poujado-populistes et qu’il y a plus de saints en Bretagne que de fromages en France. Allez, les vacances sont terminées, il faut songer à reprendre le collier…  Le Président nous a présenté ses vœux et, l’avenir est devant nous qu’il a dit. J’ajoute, comme disait Pierre DAC que si on se retourne, on l’aura dans le dos ! Je crains fort qu’effectivement on l’ait dans le dos mais, bien plus profondément qu’espéré… Bon, allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Karrig an ankou…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la neige en hiver et du Picon-bière réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 04 janvier 2014, 15è jour de Nivôse et c’est le jour du lapin. En vérité, j’ai bien failli vous en poser un car je ne sais fichtrement pas de quoi je vais vous entretenir. Les fêtes sont derrière nous, l’actualité ne m’inspire guère et, rien à glander today au club des métaphores comme le disait Léo Ferré. Ah, le métier d’échotier n’est pas une sinécure madame Michu !

Une fois que l’on a dit tout le bien que l’on pensait de ceux qui nous gouvernent; pesté contre les augmentations; vitupéré contre les brigands qui sont causes des guerres; accablé les mollahs, les rabbins, les curés, les pasteurs; asticoté les ankoubanquiers; étrillé les philosophes Germanopratins; asticoté les pseudo-socialistes; vilipendé les pollueurs; asticoté les patrons du CAC 40; blasphémé envers Allah, Jésus,Vishnu, leurs prophètes et tous les saints; dénoncé les républiques bananières; pleuré sur la retraite des vieux; récriminé la-justice-de-mon-pays; tergiversé sur le bien fondé du mariage pour tous; regretté le bon vieux temps d’avant que c’était mieux… On assiste désopilé sur les chaînes d’info à un remake de la nuit des morts vivants. Entre schumacher en pôle position pour un dernier départ et Sharon qui n’en finit pas de finir après avoir promené sa proéminence stomacale sur tous les champs de bataille; on se dit que certains craignent peut-être le jugement dernier…

Allez voilà, c’est tout pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Portrait trait pour trait…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la quadrature du cercle et du carré de porc réunis,   bonjour ! Nous sommes le vendredi 03 janvier 2014, 14è jour de Nivôse dédié au grès. Ce matin je profite de la date anniversaire de la disparition d’un grand graveur pour vous en parler un peu. En effet, le 3 janvier 1972, mort de Frans MASEREEL à Avignon.
Artiste graveur, antimilitariste, pacifiste et libertaire, avant de rallier le bolchevisme (personne n’est parfait).
Il naît le 30 juillet 1889 à Blankenberge (Flandres belges) dans une famille flamande aisée. Il effectue de brillantes études à  imagesl’Académie des Beaux-Arts de Gand. En 1910, il arrive à Paris, s’initie à la xylographie, et publie ses premières gravures sur bois dans « L’Assiette au Beurre » revue satirique publiée par Henri Guibeaux, ami libertaire, qu’il rejoindra en Suisse après la déclaration de Guerre. En Suisse, il va travailler comme traducteur pour la Croix Rouge. Traumatisé par les horreurs de la guerre et du militarisme, il va donner alors la pleine mesure de son talent dans ses gravures et prendre part en compagnie de l’anarchiste Claude le Maguet ( alias: Jean-Baptiste SALIVES
militant et propagandiste anarchiste, pacifiste et poète). à la création des « Tablettes » revue pacifiste éditée de 1916 à 1919. Lié à Romain Rolland, il va commencer avec le livre de ce dernier « Liluli » une carrière féconde d’illustrateur. En 1921, il revient en France (ne pouvant rentrer en Belgique à cause de son passé de réfractaire durant la guerre), et produit un important travail de gravures, peintures et images-1aquarelles. Mais séduit par la Révolution russe, il donnera tout son crédit aux bolcheviques. En août 1932, il participe à Amsterdam au Congrès contre la guerre et le fascisme. Il séjournera à deux reprises en 1935 et 1936 en URSS et adhérera à « l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires » (communiste) et organisera des cours à l’Académie populaire de peinture créée par l’Union des syndicats de la Seine. En 1937, il réalise des fresques monumentales pour l’Exposition internationale de Paris. En juin 1940, fuyant les troupes allemandes, il se fixe un temps à Avignon puis se réfugie en 1943 dans le Lot-et-Garonne. Après la guerre, il vivra à Nice puis à Avignon et obtiendra, à partir des années cinquante, une reconnaissance internationale. A lire l’admirable biographie par Joris Van Paris aux ed: Archives et musée de la littérature Bruxelles 2009.Sources

Allez, merci d’être passé par ici. Tous mes vœux vous accompagnent pour cette nouvelle année et, en attendant le réveillon, portez vous bien et à demain peut-être.

De la coupe aux lêvres…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la charité bien ordonnée et du café-cognac réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 02 janvier 2014, treizième jour de nivôse dédié à l’ardoise. En Bretagne armoricaine, ce jour est dédié à Koupaia. Oyez ceci.                                 Aspasie, plus connue sous le nom de Pompée et en Bretagne de Koupaia, dut le jour à Eusèbe, qui devint roi d’Armorique, et à Landouenne, son épouse. Eusèbe sévit dit-on avec excès et injustice envers des sujets qui l’avaient irrité : il fut attaqué d’une maladie, et sa fille unique, la vilaine, fut obsédée du démon.  Fort heureusement, Saint Melaine qui P1020757passait par là les délivra. Or donc parlons de Koupaia, prénom dans lequel on retrouve sans doute Copia, représentation symbolique de la déesse mère de Rome Cybèle (la coupe) le chaudron pour les celtes.  Hoël Ier, successeur de Budic, associa sa cousine Koupaia à la couronne, en l’épousant.  En 509, les Frisons (peuple germanique – sans doute saxon) firent une irruption dans l’Armorique, et, malgré les efforts de Hoël-le-Grand, ils s’en emparèrent. Ces Saxons là, probablement des Lètes au service de Rome à l’origine, devinrent des sujets de Clovis à la fin du Ve siècle. Ils entretenaient une armée permanente qui était utilisée par le pouvoir mérovingien en cas de besoin. L’histoire a gardé la trace de leur sévère défaite face aux bretons de Waroch (le vannetais) en 579. Profitant du fait que les bonnets rouges aient levé le blocage de la Brittany ferries, Le souverain et sa famille se retirèrent dans les îles britanniques. Hoël et Koupaia s’attachèrent à donner une bonne éducation à leurs enfants, et en mirent deux, Tugdual et Léonor, sous la direction du savant et pieux Iltut. Inutile de vous dire que Koupaia trône en bonne place dans la vallée des saints à Carnoët.

Vous le savez, en politique, rien n’est jamais définitif et, en 513, le prudent et brave monarque fit son come-back et chassa les barbares de ses États, y reprit les rênes du gouvernement, et, aidé des conseils de son épouse, répara les maux qu’y avaient multiplié ces féroces soldats qui vinrentSteKoupaia1 jusque dans nos bras égorger…  Il paraît que la reine était restée en terre d’Angles. Hoël y rentra pour voler au secours de son parent, le roi Artur (oui bon, alors là, l’histoire et la légende se mêlent allègrement les pinceaux pour alimenter les longues veillées au coin du feu). Koupaia eut à pleurer son illustre époux vers 545. Grande dans sa viduité, elle embrassa la vie religieuse, suivit, de Sève, sa fille, Tugdual et Léonor, lorsqu’ils revinrent en Bretagne, et qu’un autre de ses enfants, Hoël II, monta sur un trône que son père venait de couvrir de gloire. La bonne princesse passa le reste de ses jours dans un monastère à Langoat, à une lieue de celui de Tréguier, que dirigeait saint Tugdual. D’après:Vies des bienheureux et des saints de Bretagne par M. de Garaby (1839) – Saint-Brieuc

Ainsi que je l’ai souvent écrit, en guise d’avertissement au lecteur, ces histoires ont la plupart du temps été écrites par les hagiographes des XVIè, XVIIè, XVIIIè  siècle chargés 180px-Vie_des_saincts_-_1637_-_Couverture1d’instruire le petit peuple breton dans le respect du bon maître et du bon Dieu d’où une certaine distance voire ignorance de l’histoire quand il ne s’agissait pas purement et simplement d’affabulations. Albert le grand – Maunoir – Noblezt – de garaby – de kerdanet, Dom Lobineau… C’était à qui en rajouterait une couche car, en effet, La grande majorité des vitae sont d’écriture relativement tardive, à part peut être celles de St Samson et de St Pol Aurélien, pour lesquelles on avance le VIIIe siècle – c’est déjà plus de 200 ans après les faits. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.