Vous lisez actuellement les articles publié en janvier 2014

Page 2 de 4

Ca vient de là, ça vient du Blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, , , , , ,

Amis de la guitare sèche et de la potée Léonarde réunies, bonjour ! Ce mardi 21 janvier 2014 correspond au 2è jour de pluviôse dans notre calendrier républicain. C’était le jour dédié à la mousse, je vais donc, de ce pas tranquille qui caractérise les cénobites, m’en faire couler une petite…

Il y a quelques années de cela, dans un coffret consacré aux « Légendes du Blues », j’ai découvert Snooks EAGLIN. Il était en très bonne compagnie, entouré de John Lee Hooker, Bessie Smith, Sonny Terry, Sonny Boy Williamson et autres géants. DownloadedFile-2Depuis, je ne m’en lasse pas. Il fut découvert par un musicologue à la fin des années cinquante, alors qu’il se produisait au coin des rues de la Nouvelle-Orléans dans un pur style de Blues rural. Devenu aveugle à dix neuf mois, des suites d’une opération, Snooks EAGLIN apprend très jeune à jouer de la guitare, en reproduisant les accords et les tempos qu’il entend dans les rues et à la radio.  A l’âge de seize ans il se produit dans les églises puis dans des groupes locaux, comme  celui du pianiste Rhythm’n Blues, James « Sugar Boy » CRAWFORD, les Hawketts. Mais bien que ses chansons et son style soient reconnus localement, Snooks EAGLIN est obligé de continuer à chanter dans les rues pour gagner sa vie.

Après avoir enregistré un premier disque en 1953, sous le nom de Blind Guitar Ferd, Snooks EAGLIN est découvert par le musicologue Harry OSTER, qui le fera enregistrer tout un ensemble d’airs traditionnels en vogue à l’époque. De valeur inégale, ses séances d’enregistrements, récèlent pourtant quelques pépites, comme «Alberta» , «Every day i have the images10blues» ou «Hight society». Mais malgré ses incursions dans un Rhythm’n Blues plus contemporain, le public continue à apprécier Snooks EAGLIN pour ses interprétations de blues rural désespéré de la première heure. La pauvreté qu’il a côtoyée durant ses jeunes années, donne une telle intensité à ses premiers titres, que Snooks EAGLIN n’est toujours pas parvenu à se stade de sa carrière à se faire reconnaitre dans un autre style. Je partage le sentiment de NPO qui écrivait dans ABC Blues & Soul en mars 2009: « les périodes Folways, Bluesville et Heritage, où Snooks EAGLIN chante et joue seul à la guitare sèche, représentent la plus belle période artistique de sa carrière discographique. ». A l’âge de 72 ans, Snooks EAGLIN est décédé à la Nouvelle-Orléans le 18 février 2009, il était né un 21 janvier en 1936.

Bon, voilà pour la galerie de nos Bluesmen préférés.Je vous souhaite une bonne journée, portez vous bien et à demain peut-être.

C’est l’aber bichel qui à berdu son chat…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

, , , , ,

Amis de la valse à trois temps et du temps des cerises réunis, bonjour ! Nous sommes donc le lundi 20 janvier 2014, dans le calendrier républicain, c’est le premier jour de Pluviôse, dédié au Lauréole encore nommé le Daphné lauréole ou Laurier des bois. Rien à voir avec l’auréole de sainteté que chantait Glenmor. Tiens, à ce propos, je constate qu’aujourd’hui c’est la saint Tarieg (oui je sais, y’en a pas beaucoup par ici). Il naquitimg2289a en Bretagne (Vè siècle) il en devint évêque après avoir suivi l’enseignement de Gweltaz. Il est le patron de la commune de Lannilis (29) et a laissé son nom à l’île Tariec. Enfin, c’est une île à la mode de Bretagne, on s’y rend à pied à marée basse. A l’Ouest de l’île, on remarque un petit menhir, sans doute vestige d’un culte solaire. Lorsqu’on pose le menton sur le menhir, on peut voir images-22-97x300le soleil se lever le matin du solstice d’été  exactement entre les pieds du dolmen de Guernevez, situé sur le continent. Tronçonnée dans la seconde moitié du 19ème siècle à la suite de causes naturelles (aidées par l’extraction du sable par l’homme ?) on distingue aujourd’hui la grande et la petite Tariec. Pour ceux qui ne connaisse pas bien le coin; nous sommes en plein pays des abers entre l’aber Wrac’h et l’aber Benoist. On peut encore voir cette statue de St Tariec dans l’église st Congar de Landéda.

 

C‘est aussi le jour anniversaire de la disparition de Gerry Mulligan le roi du Cool jazz (1996 dans le Connecticut), ici en compagnie de Astor Piazzolla.

Au début des années 50, Gerry Mulligan joue avec un quartet sans piano. Il est accompagné par le trompettiste Chet Baker. Cette époque est encore considérée aujourd’hui comme un moment très important dans l’ère (et dans l’air) du cool jazz. il est surtout connu pour son immense talent de saxophoniste 380x285-cz5tmais il fût aussi pianiste, chef d’orchestre, compositeur mais aussi arrangeur. Né en 1927, Gerry Mulligan passe son enfance à Philadelphie. Très jeune, il est passionné par la musique. Entre 1940 et 1960, il travaille beaucoup, persévère et arrive à rejoindre un orchestre, ce qui lui permettra de faire d’illustres rencontres comme celle de Miles Davis par exemple.
Par la suite, bien installé dans le monde du jazz, il monte enfin un quartet avec le trompettiste Chet Baker. A partir de là naît un grand talent, un style à part qui l’emmène en tournée partout dans le monde. A partir de 1960, l’artiste décide de prendre la route des studios ou il participe à beaucoup d’enregistrements aux côtés de grosses pointures du jazz.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Le poète à souvent raison…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , , , , ,

Amis de l’hypotypose et du merlan frit réunis, bonjour! Nous sommes le dimanche 19 janvier 2014, 30è et dernier jour de nivôse dans le calendrier républicain, officiellement dédié au Crible. Passer au crible ou au tamis est devenu très tôt une métaphore pour désigner un examen sévère, qui « sépare le bon grain de l’ivraie ». L’apologue des trois tamis de Socrate nous rappelle la nécessité de réfléchir avant de la ramener et, beaucoup de blogueur devraient s’en inspirer. Demain débute pluviôse mais, sans attendre, il pleut sur Brest, étonnant, non !

Allez, saluons un gars d’chez nous: Le 19 janvier 1912, naissance d’Armand ROBIN à Plouguernével ( e kichen Rostren) c’est à dire à proximité de Rostrenen dans le Finistère. Traducteur, écrivain et poète libertaire. Passionné par 72005178_pl’étude des langues, il en parlera un nombre impressionnant (on dit qu’il était capable de lire 22 langues). Après un séjour en URSS en 1933, il fera une critique acerbe du régime soviétique et de sa dictature. Il traduit de la poésie et fait découvrir des auteurs russes tel que Essenine, Blok, Maïakovski, Pasternak, etc. Il se passionne également pour l’écoute radio en ondes courtes, réalisant des rapports d’écoute d’émissions étrangères. Dès 1945, il adhère à la Fédération Anarchiste (qui publiera ses « Poèmes indésirables », dédiés aux peuples martyrisés), et il y côtoiera Georges Brassens. A la libération, Elsa Triolet, qui lui vouait une haine farouche, fit pression sur Aragon pour que Armand Robin figure sur la liste noire des intellectuels. Ecoutons Michel Ragon nous parler de Robin au cours d’une émission de France Culture, « la fabrique de l’histoire » en 2011:


Dans « La fausse parole », parue en 1953, il dissèque les mécanismes de propagande dans les pays totalitaires. Il continuera de traduire et d’écrire d’innombrables poèmes, jusqu’à sa mort, inexpliquée, le 29 mars 1961, il avait 49 ans, à l’infirmerie du Dépôt de la police, à Paris. Quant à la malle de papiers retrouvée dans sa chambre le lendemain, on raconte qu’elle fut envoyée à la décharge publique sur ordre du commissaire.

Il revenait volontiers à Rostrenen où il avait ses racines. Insomniaque, on le trouvait dans le fournil de Joseph Berthelot et un peu plus tard, à Campostal où Jean Kergrist et Christian 72006187_pGautier l’ont croisé. Et lui de dire : « En de très vieux temps où je parus exister, on prétendit m’avoir rencontré »… Et, ailleurs: « Que m’importe qu’on m’abatte au coin de la rue, j’écrirai des poèmes jusqu’à ce qu’on me tue« .  Vous pouvez lire Le Combat libertaire, ouvrage paru sous son nom, et qui s’articule autour de sa poésie engagée, autrement dit ce qu’il nommait lui-même Les Poèmes indésirables. Cette édition établie par Jean Bescond (voir le site ) et présentée par Anne-Marie Lilti vaut par sa cohérence, réunissant un ensemble de textes, articles et traductions qui parurent pour l’essentiel dans les revues et éditions anarchistes de 1945 à 1955. Chez Jean-Paul Rocher éditeur.

Voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Vous chantiez ?

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , ,

Amis des seventies et de la soupe aux choux réunies, bonjour ! Nous sommes le samedi 18 janvier 2014 et ce 29è jour du mois de nivôse est dédié au mercure, peut-être est-ce pour cela que l’alchimie des états d’âme m’entraîne vers la nostalgie et me conduit à ressusciter quelques fantômes du passé…

J‘aime de temps en temps ressortir de l’oubli où la médiacratie les a relégué, des artistes qui m’ont ému. Tenez, voici Catherine RIBEIRO ! Je pense que les plus jeunes d’entre vous 60909607_pn’en ont jamais entendu parler. Les plus anciens se souviendront avec nostalgie de ses disques avec le groupe Alpes.  Voici ce qu’en disait Etienne Blondet en 1975 dans un numéro de la revue « Extra »: «Sa carrière étonnante, (…) c’est d’abord celle d’une voix énorme: voix d’espoir et de désespoir, voix de naissance et d’agonie, voix de haine et d’amour, voix du coeur et du sexe, voix du râle et du cri, voix magique par delà les mots qu’elle profère, voix des entrailles qui va droit aux entrailles de ceux qui l’écoutent…» Oyez maintenant Âmes debout.

Cette merveilleuse interprète est à classer pour moi dans la lignée des Janis Joplin, Joan Baez, Nina Hagen, Colette Magny, ou une autre Catherine Ringer… C’est sûr, madame Michu, nous sommes loin de la star’ac et de ses bêlements télévisuels. Léo Ferré disait d’elle: « Elle n’est pas facile parce qu’elle se tient debout…« . Mais laissez vous emporter tumblr_mdbjq3mfrU1ro0gkgo3_500quelques instants par cette voix venue d’ailleurs, « expression d’un trajet qui ne fut pas simple, et pour cause : une enfance pauvre, une mère tyrannique, qui la placera en asile psychiatrique où des électrochocs lui seront infligés dans le but de l’empêcher d’aimer le garçon qu’elle convoitait !… Cela se passait, figurez-vous, dans les années 60 et non dans les années 30… Le travail en usine la rendra plus encore insoumise à toute forme d’autorité. » (extrait du blog de Laurent Galley) Je crois que l’on trouve encore un certain nombre de ses textes en CD, à ma connaissance, le dernier s’intitule Catherine Ribeiro chante Ribeiro (2005) à vérifier.

C‘est étonnant, quand on affiche son amour pour ces artistes de variétés des années passées, on se fait vite ringardiser… Mais s’il s’agit de Mozart ou de Couperin, tout le monde trouve cela normal ! C’est pas une raison pour se précipiter au spectacle « Age tendre », maison de retraite itinérante pour tous les losers de l’époque « Yé-yé ». Comme le disait mon aïeule qui avait fréquenté Georgius et Mistinguette, il faut savoir séparer le bon grain de l’ivraie.

Allez n’hésitez pas à repasser par ici, ne serait-ce que pour me corriger sur mes « phautes d’ortografe », c’est ouvert tous les jours. Portez vous bien et à demain peut-être.

Antoine et le festin de Babette…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la gastronomie et de la brasse coulée réunies, bonjour ! Nous sommes le vendredi 17 janvier 2014, 28è jour de nivôse dédié au Zinc (mais pas au bar).
Aujourd’hui donc, nous célébrons (ou pas) Saint Antoine. Attention, St Antoine le grand, pas celui de Padoue… C’est un peu le patron de tous les anachorètes et cénobites réunis. On sait tout de lui grâce à Athanase d’Alexandrie qui a bien voulu nous raconter sa vie. Il vécut jusqu’à l’âge canonique de 105 ans et passa une grande partie de sa vie en Thébaïde sur le mont Qolzum. Il est resté célèbre pour avoir résister toute au long de sa vie aux tentations du Malin; les fameuses tentations de Saint Antoine. A l’inverse de votre serviteur qui a su résister à tout sauf aux tentations…

De nombreuses représentations du saint nous le montrent accompagné d’un cochon portant une clochette. Selon Emile Mâle qui signale que cette tradition date de la fin du XIVè siècle, le cochon n’a rien à voir avec la vie du saint mais avec 71941614_pun ordre religieux fondé en 1095 (les Antonins) : les porcs n’avaient pas le droit d’errer librement dans les rues, à l’exception de ceux des Antonins, reconnaissables à leur clochette. A noter cependant que les démons qui ont tourmenté le saint ont, dans un premier temps, été représentés par des animaux sauvages (lion, ours, etc.) puis sous la forme d’animaux plus familiers comme le loup et le sanglier, ce dernier pouvant expliquer le lien avec le cochon. On le voit aussi très souvent en compagnie d’un autre ermite, saint Paul de Thèbes, on dit qu’ils étaient copains comme cochons…
Si tous les cénobites vivent aussi longtemps, vous allez encore devoir me supporter un peu. Il est vrai que j’ai un rendez-vous avec une amie (salut Marie-Anne) pour fêter notre cent le-festin-de-babettevingtième anniversaire en reproduisant le « festin de Babette » immortalisé par le magnifique film danois de Gabriel Axel en 1987. Je crois qu’à l’origine il s’agissait d’une nouvelle de Karen Blixen. Si l’occasion se présente à vous de le lire ou de le visionner, n’hésitez pas, c’est une pure merveille. Il existe à Montmorillon, jolie cité médiévale du Poitou, une librairie entièrement consacrée à la gastronomie, œnologie et tabagie (les fameuses tentations) et qui porte le nom de Festin de Babette. Le patron se nomme Robert de Jonghe ; je sais que l’on ne passe pas tous les jours à Montmorillon mais, si vos pas vous y conduisent, faites le détour. (Je crois que c’est fermé en hiver).
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

A Prague au mois d’août…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

, , , , ,

Amis de la vérité historique et du vin de paille réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 16 janvier 2014, 27è jour de Nivôse, dédié au Plomb. 45 ans se sont écoulés depuis ce 16 janvier 1969, lorsque, en haut de la place Venceslas, à Prague, l’étudiant en histoire de la faculté de Lettres, Jan Palach, âgé alors de 21 ans, s’est immolé par le feu en signe de pragueprotestation contre l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’armée soviétique. Trois jours plus tard il succombait à ses brûlures. 19 août 1968, 23 heures. La radio l’annonce : « Les troupes soviétiques et hongroises pénètrent en territoire tchécoslovaque. » Prague pleure. Prague hurle de colère, d’impuissance et de tristesse. 20 août. A l’aube, cette phrase à la radio : « Tristes frères, quand vous entendrez chanter l’hymne national, vous saurez que tout est fini. » Une minute plus tard, l’hymne retentit. Les obsèques de Jan Palach, le 25 janvier, se transformèrent en une manifestation pour la liberté. Les chars soviétiques avaient envahi Prague pour mettre un terme à la politique de réforme menée par Alexander Dubcëk. Il aura fallu attendre encore vingt ans pour voir s’effondrer un système qui aura trahi ses propres valeurs pour se transformer en dictature bureaucratique. Pour la petite histoire, il est amusant de noter que 1834 Palach est un astéroïde découvert en 1969 par l’astronome Lubös Kohoutëk qui avait fui la Tchécoslovaquie l’année précédente. Ecoutez « Ainsi Prague » texte d’Aragon interprété par Marc Ogeret. Il n’y a pas de rapport; ce texte fut écrit en hommage à Nezval poète surréaliste tchèque.

Allez, merci à vous de faire le détour par ici de temps à autre, petit ilot de résistance qui essaie de perpétrer le souvenir d’un rêve socialiste disparu dans les méandres de l’histoire. Portez vous bien et à demain peut-être.

Jamais trop Proudhon…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, ,

Amis du mariage pour tous et du célibat pour chacun réunis, bonjour ! En ce mercredi 15 janvier 2014, 26è jour de Nivôse dédié à l’étain; je sacrifie à la tradition en saluant le jour anniversaire de la naissance de Proudhon. En effet, le 15 janvier 1809, naissance de Pierre-Joseph PROUDHON, à 48567768_pBesançon. Penseur, économiste, sociologue et révolutionnaire, considéré par certains comme le « Père de l’anarchisme », même si son œuvre novatrice et variée n’est pas exempte de contradictions (en particulier sur la place des femmes dans la société, qui sera l’un des principaux griefs retenus contre lui). Après avoir travaillé dans l’imprimerie, un de ses premiers ouvrages voit le jour en 1840 : « Qu’est-ce que la propriété? » (vous connaissez la réponse: La propriété c’est le vol !). Ce livre fait immédiatement scandale. Le dernier « Avertissement aux propriétaires » est saisi. Proudhon, poursuivi, sera finalement acquitté.

Pendant l’hiver 1844, il rencontre, à Paris, Bakounine, Marx, etc. Le 15 octobre 1846, est publié : « Système des contradictions économiques ou philosophie de la misère ». Il y a rupture avec Marx qui fait paraître, le 15 juin 1847 « La misère de la philosophie »; Proudhon y est traité de petit bourgeois. J’aime bien la photo du dessus, je trouve une ressemblance avec Pierre Dubois notre elfologue breton dont images7j’insère le portrait ici à gauche. Après la révolution de février 1848, Proudhon est élu, le 4 juin, aux élections complémentaire de l’Assemblée Nationale. Le 31 juillet 1848, il y prononce un violent réquisitoire contre la bourgeoisie. Début 1849, il tente la création d’une « Banque du Peuple », mais à la suite d’articles parus dans « Le Peuple », il est condamné à trois ans de prison. Il y restera jusqu’en juin 1852. « La révolution sociale démontrée par le coup d’État du 2 décembre » sort en juillet 1852. « De la justice dans la révolution et dans l’église », paru en 1858, lui vaut à nouveau 3 ans de prison, mais il se réfugie en Belgique, où il continue à écrire.

Il rentre à Paris fin 1862. « Du principe fédératif et de la nécessité de reconstituer le parti de la révolution » paraît le 14 février 1863 alors que Proudhon est malade. « De la capacité politique des classes ouvrières » ne sortira qu’après sa mort, survenue à Passy le 19 janvier 1865. Théoricien du fédéralisme et du mutualisme, sa pensée aura une profonde influence sur toute l’histoire sociale des XIXè et XXè siècles.

Voilà pour le salut à ce grand bonhomme et comme le disait un de mes amis anarchistes et néanmoins amateur de calembours à la p’tit’ semaine: « On n’est jamais assez Proudhon ! » Portez vous bien et à demain peut-être.

Le coeur a ses raisons…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’antanaclase* et du prix d’Amérique réunis, bonjour! Nous sommes le mardi 14 janvier 2014, 25è jour de nivôse que nos amis républicains avaient dédié au Chat. Tiens, à71855205_p propos de républicain, il y en avait un l’autre soir à la téloche, le gars Mélenchon, il faut reconnaitre qu’il a une pêche d’enfer. Que se soient les pâles journaleux ou les économistes de salon, ils ne tenaient pas la marée.  Je ne sais si c’est le cœur ou la raison qui parle mais, je ne vois guère d’autres porteurs de ce que l’on a coutume de désigner comme « les valeurs de la gauche » dans le paysage. Si je dis cela c’est pour vous remettre en mémoire ce qu’est *l’antanaclase cette figure de rhétorique qu’affectionnait Blaise Pascal: Le cœur à ses raisons que la raison ne connait pas… Pour illustrer cette entrée en matière je vous ai déniché une photo de greffier des plus croquignolesques.

Bon, avouez que réussir à associer Mélenchon et Blaise Pascal dans un même billet c’est un exploit qui mériterait bien un 71855784_pGolden Blog Award. Le second aurait pu nous renseigner sur les probabilités de voir le premier réussir à infléchir la courbe droitière de notre résident de la République. Rappelons nous qu’il fut l’inventeur de la calculette, la fameuse Pascaline (à gauche en photo) et que ses travaux sur le calcul des probabilités ont passionné de nombreux joueurs. Et voilà, chers amis, comment on fait un billet quand on a rien à dire mais que les règles de l’exercice vous contraignent à publier chaque jour que fait le bon diable.

Allez, merci de votre fidélité et de votre indulgence, portez vous bien et à demain peut-être.

J’accuse pas, je cite…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , , ,

Amis de la misanthropie et du waterzooï réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 13 janvier 2014, 24è jour de Nivôse dédié au cuivre. Et bien, sonnez hautbois, résonnez musettes, les cuivres vont tinter sous les ors de la knesset car il est enfin mort après huit années dans le coma. Par les temps qui courent il faut faire très attention à ce que l’on dit et à ce que l’on écrit sous peine de se retrouver embastillé pour crime images-1d’antisémitisme. La Palestine elle, est dans le coma depuis soixante ans et, de toute évidence, tout le monde s’en fout. D’ailleurs, la communauté internationale ne devrait pas tarder à la débrancher à la demande de la famille; faisant disparaître ainsi tout espoir de voir un jour deux États souverains cohabiter dans la région. Pour célébrer l’évènement, Le voisin israélien a annoncé vendredi dernier de nouveaux plans pour la création de plus de 1800 logements dans les colonies, à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée. Le secrétaire général de l’ONU s’est déclaré « inquiet », oh pardon, « très inquiet »… En termes diplomatiques ce n’est pas du tout la même chose quand on sait combien Israël est soucieux des résolutions de l’ONU.

Non, c’est vrai je le répète, il faut faire très attention. Pour vous aider à comprendre, voici un exemple de ce qu’il ne convient pas d’écrire: « Savez vous madame Michu que Bernard Stirn, juge des référés au Conseil d’Etat qui vient imagesd’annuler une ordonnance de référé-liberté du tribunal administratif de Nantes du même jour qui avait suspendu les effets d’un arrêté d’interdiction du spectacle de Dieudonné Le Mur est l’arrière petit neveu de Dreyfus ? » sources Vous imaginez bien que jamais, O grand jamais, le cénobite ne se laisserait aller à laisser transparaître dans ses propos cette sorte d’espèce de genre d’antisémitisme larvé…

Allez, merci d’être passé, ne prenez pas tout cela trop au sérieux, portez vous bien et à demain peut-être.

 

La ballades des fendus…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des bars-à-vins et du coquelet en sauce réunis, bonjour! Nous sommes le dimanche 12 janvier 2014, 23è jour de nivôse dédié au fer. Comme n’aurait pas manqué de le faire remarquer Bourvil: il faut le faire… Alors que je poursuis ma 71807711_ppaisible retraite dans mon modeste ermitage et que les bruits du monde me parviennent assourdis par l’étrange lucarne, il m’est venu à l’esprit de relire Villon… Façon personnelle d’échapper au bruit et à la fureur des temps modernes; à un Sénat qui patauge dans l’indignité, un Président qui piétine dans le people, un ministre de l’intérieur qui mériterait quelques coups de pied aux cultes. Je vous ai mis de côté cette strophe qui ne saurait vous déplaire:

Sur mol duvet assis , ung gras chanoine ,
Lez ung erasier , en chambre bien nattée,
A son costé gysant dame Sidoine ,
Blanche , tendre , polie et attintée ,
Boire ypocras , à jour et à nuytée ,
Rire , jouer , mignonner et baiser ,
Et nu à nu , pour mieux des corps s’aiser
FRANÇOIS VILLON …

Voila bien la philosophie qui sied à un cénobite. D’ailleurs, je vais de ce pas m’en resservir un petit qui devrait avoir un effet immédiat sur ce maudit lumbago qui tient absolument à m’accompagner au cours de mes travaux de jardinage. Juste pour vous faire baver, il s’agit d’un Single Malt en provenance de Isle of Jura, un Signatory vintage millésimé 1997, bouteille N° 311… Quand je pense qu’à une lettre près notre poète porte le même nom qu’un ancien premier sinistre… C’est un coup à vous éloigner de la poésie.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.