La Commune n’est pas morte…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la médecine par les plantes et du chouchenn chaud réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 22 janvier 2014, troisième jour de pluviôse et, je vous le confirme, il pleut. C’est le jour du Fragon dans le calendrier républicain. Plante très commune dans nos sous-bois, on en fait de très jolis bouquets. Le fragon est aussi une plante médicinale appréciée pour son action contre l’inflammation et le rétrécissement des 72091557_pvaisseaux sanguins. On l’utilise par voie interne mais aussi par voie externe, (contre les varices par exemple et en cosmétologie). Les jeunes drageons tendres sont comestibles mais bon, je vous laisse faire l’expérience. Certains l’appellent la fragonnette et on l’utilisait autrefois pour fabriquer des balais. Ainsi il a été vu à la vente aux marché des Lices (à Rennes) durant la dernière guerre, vendu roulé en boule et servant  à récurer le matériel de cuisine allant au feu de cheminée, les pointes des feuilles faisant office de grattoir. Un ancien couvreur se rappelle s’en être servi de hérisson pour ramoner: il s’agissait alors de lier tête-bêche de nombreuses tiges par le milieu pour fabriquer ce « hérisson ». En  Gallo, j’ai entendu Jaosé et René (humoristes locaux) parler de  « hayen » mais, je ne suis pas sûr de la  prononciation. Merci aux « gallophones » de laisser un commentaire.

Dans l’histoire, la date du 22 janvier 1871, nous renvoie à un épisode peu glorieux pour les bretons. C’est le jour d’un200px-SergeantGardeNationaleMobilisee soulèvement populaire parisien pour empêcher le gouvernement de défense nationale de signer la capitulation devant les prussiens. Une délégation des manifestants est reçue par Gustave Chaudey, adjoint du maire (Jules Ferry). La foule rassemblée sur la place de l’Hôtel de Ville est clairsemée mais, vers 15 heures, des Gardes nationaux arrivent sur la place. Soudain, un coup de feu est tiré par un provocateur. Les Gardes mobiles bretons, commandés par Le Bouëdec dont fait partie le lieutenant James Marie Antoine Monjaret de Kerjégu,(du célèbre chateau de Trévarez dans le Finistère) installés dans l’hôtel de ville tirent sur la foule qui s’éparpille tandis que des gardes nationaux ripostent. Écoutez Mouloudji nous raconter cela:

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C‘est ce jour où Louise Michel prendra pour la première fois les armes. Elle vient de 72091591_pdécouvrir que ces gens là ne se défendent pas contre les prussiens mais contre les travailleurs parisiens. On relève 5 morts et quelques dizaines de blessés chez les manifestants. Le soir, la manifestation a échoué. Le pouvoir était alors entre les mains du trop célèbre général breton TROCHU. ici caricaturé par Faustin Betbeder en compagnie de Napoléon III. Il fut vite remplacé par THIERS le massacreur des communards. Victor Hugo l’a marqué d’une définition cinglante : « Trochu, participe passé du verbe Trop Choir. » . Deux mois plus tard démarrait la Commune de Paris.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

3 commentaires

  1. babelouest

    Salut l’ami ! Ce matin je suis pas loin de la fameuse Promenade des Anglais, où actuellement il n’y a pas la foule.

    C’est depuis chez une camarade lointaine que j’apprécie ton érudition toujours sans faille. Bonne journée, et vive la Commune !

  2. Rem*

    Le pire, après le sinistre Trochu, est que le boucher Thiers leva des renforts de l’armée pour écraser la Commune, notamment en Bretagne, en faisant croire qu’ils allaient combattre les Prussiens !!
    Cette tromperie a été de tout temps. Le comble du cynisme fut sans doute en 1956: l’Union Soviétique leva des troupes en son Asie Centrale (musulmane) pour « défendre Nasser attaqué à Suez par les Franco-Britanniques ». Et en fait, ces soldats allèrent occuper Budapest : les ouvriers, le peuple hongrois osaient se révolter contre « les lendemains qui chantent… la dictature stalinienne »!
    A la même époque, le « socialiste-peau-de-lapin » Guy Mollet envoya les appelés en Algérie à tuer de pauvres gens comme eux, au nom du cocorico de « Dunkerque à Tamanrasset » (La Question de Confiance aux « pleins pouvoirs » eut au Parlement presque toutes les voix des députés PCF)…

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