Ca vient de là, ça vient du Blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la guitare sèche et de la potée Léonarde réunies, bonjour ! Ce mardi 21 janvier 2014 correspond au 2è jour de pluviôse dans notre calendrier républicain. C’était le jour dédié à la mousse, je vais donc, de ce pas tranquille qui caractérise les cénobites, m’en faire couler une petite…

Il y a quelques années de cela, dans un coffret consacré aux « Légendes du Blues », j’ai découvert Snooks EAGLIN. Il était en très bonne compagnie, entouré de John Lee Hooker, Bessie Smith, Sonny Terry, Sonny Boy Williamson et autres géants. DownloadedFile-2Depuis, je ne m’en lasse pas. Il fut découvert par un musicologue à la fin des années cinquante, alors qu’il se produisait au coin des rues de la Nouvelle-Orléans dans un pur style de Blues rural. Devenu aveugle à dix neuf mois, des suites d’une opération, Snooks EAGLIN apprend très jeune à jouer de la guitare, en reproduisant les accords et les tempos qu’il entend dans les rues et à la radio.  A l’âge de seize ans il se produit dans les églises puis dans des groupes locaux, comme  celui du pianiste Rhythm’n Blues, James « Sugar Boy » CRAWFORD, les Hawketts. Mais bien que ses chansons et son style soient reconnus localement, Snooks EAGLIN est obligé de continuer à chanter dans les rues pour gagner sa vie.

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Après avoir enregistré un premier disque en 1953, sous le nom de Blind Guitar Ferd, Snooks EAGLIN est découvert par le musicologue Harry OSTER, qui le fera enregistrer tout un ensemble d’airs traditionnels en vogue à l’époque. De valeur inégale, ses séances d’enregistrements, récèlent pourtant quelques pépites, comme «Alberta» , «Every day i have the images10blues» ou «Hight society». Mais malgré ses incursions dans un Rhythm’n Blues plus contemporain, le public continue à apprécier Snooks EAGLIN pour ses interprétations de blues rural désespéré de la première heure. La pauvreté qu’il a côtoyée durant ses jeunes années, donne une telle intensité à ses premiers titres, que Snooks EAGLIN n’est toujours pas parvenu à se stade de sa carrière à se faire reconnaitre dans un autre style. Je partage le sentiment de NPO qui écrivait dans ABC Blues & Soul en mars 2009: « les périodes Folways, Bluesville et Heritage, où Snooks EAGLIN chante et joue seul à la guitare sèche, représentent la plus belle période artistique de sa carrière discographique. ». A l’âge de 72 ans, Snooks EAGLIN est décédé à la Nouvelle-Orléans le 18 février 2009, il était né un 21 janvier en 1936.

Bon, voilà pour la galerie de nos Bluesmen préférés.Je vous souhaite une bonne journée, portez vous bien et à demain peut-être.

2 commentaires

  1. Bargougnan

    Ben alors ?
    Pas de renvoi sonore pour – comme d’habitude – joindre nos portugaises à nos quinquets pour mieux jouir de ces bios musicales si bien choisies !
    Du relâchement, cher Cénobite ?
    Si je puis me permettre ce petit supplément :
    http://www.youtube.com/watch?v=l5QCMWi53h4
    … et merci pour ce vieux Snooks peu connu à vrai dire…

    • erwandekeramoal

      Impardonnable oubli, vite réparé grâce à ton petit supplément.

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