Vous lisez actuellement les articles publié le janvier 27th, 2014

Page 1 de 1

The king off the slide guitar…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, ,

Amis du Chicago blues et du canard laqué réunis, bonjour ! Oui nous sommes le lundi 27 janvier 2014, huitième jour de Pluviôse, un mois qui n’a pas volé son nom, dédié au bois-joli encore nommé Verdelet. Ses fleurs rouges ou roses 290px-Daphne_mezereum_fleursapparaissent en février, avant les feuilles, et exhalent une délicieuse odeur. Les drupes rouges mûrissent entre juillet et septembre. Elles sont toxiques pour les mammifères mais sont mangées par de nombreux oiseaux qui permettent la dissémination des graines. Je rédige ce petit billet après avoir fait mon tour sur Cailloux dans l’brouillart un site que je vous invite à visiter régulièrement. Et bien, entre Léotard (le poète, pas le ministre) et la météo sur Brest, le temps est forcément au Blues. Admirez l’enchaînement.

Elmore JAMES est né à Richland, Mississippi, un 27 janvier en 1918 et a définitivement cessé de jouer de la guitare le 24 mai 1963 à Chicago. Né sur une petite plantation il partage son temps entre le travail des champs et les juke-joints du Delta où il joue en compagnie de Robert Johnson et surtout Sonny 64945240_pBoy Williamson. Sa façon de jouer avec une espèce de rage et de chanter d’une voix presque éraillée, en fait une des sonorités les plus excitantes de l’histoire du blues. Il a gravé son premier disque, Dust my broom (ici en vidéo), sur le petit label Trumpet et rencontré un succès immédiat. A partir de ce moment il va enregistrer massivement, une œuvre un peu chaotique dont beaucoup de morceaux tournés vers le Rythm & Blues des années 50 avec cuivres et la présence de Ike Turner.

A partir de la fin des années cinquante sa popularité est en baisse et c’est le producteur Bobby Robinson qui va le images-1remettre en selle. Il en restera une œuvre magnifique, moderne, sensuelle et agressive avec des compositions extraordinaires comme Shy is crying ou Every day i have the blues, cette dernière prend place parmi les plus grands moments du blues d’après-guerre. Il est décédé d’une crise cardiaque alors qu’il préparait une tournée européenne. Je crois savoir que son fils, Elmore James Jr a repris le flambeau.Sources: la grande encyclopédie du blues de Gérard Herzaft chez Fayard.                                            Et voilà, c’est très sympa à vous d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.