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L’hideux du stade…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

 

Amis de la criticature et du poulet rôti réunis, bonjour ! Allez savoir pourquoi, en ce jeudi 09 janvier 2014, 20è jour de Nivôse dédié au van (C’était un panier très plat et large220px-Jean-François_Millet_(II)_008 servant à séparer la paille, la balle et la poussière du bon grain en les projetant en l’air d’un geste alerte pour offrir au vent les parties les plus légères à éliminer.), j’ai très envie de me faire de nouveaux amis. Peut-être suis-je inspiré par cette cérémonie à venir dans quelques jours de remise du « ballon d’or » au footeux de l’année. Le monde entier va se figer dans l’attente de l’intronisation du veau d’or, Messi, Ronaldo, Ribery, lequel de ces millionnaires en culotte courte recevra le sceptre ? Mais bon, c’était ça ou Dieudonné; vous l’avez échappé belle… Voici donc pour vous chers lecteurs un petit texte de Pierre Desproges que je vous sais capable d’apprécier à sa juste valeur:

« Je vous hais, footballeurs. Vous ne m’avez fait vibrer qu’une fois : le jour où j’ai appris que vous aviez attrapé la chiasse mexicaine en suçant des frites aztèques. J’eusse aimé que les amibes vous coupassent les pattes jusqu’à la fin du tournoi. Mais Dieu n’a pas voulu. Ça ne m’a pas surpris de sa part. Il 60609647_pest des vôtres. Il est comme vous. Il est partout, tout le temps, quoi qu’on fasse et où qu’on se planque, on ne peut y échapper. Quand j’étais petit garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l’école ou dans la rue. On me disait : «Ah, la fille !» ou bien : «Tiens, il est malade», tellement l’idée d’anormalité est solidement solidaire de la non-footabilité. Je vous emmerde. Je n’ai jamais été malade. Quant à la féminité que vous subodoriez, elle est toujours en moi. Et me pousse aux temps chauds à rechercher la compagnie des femmes. Y compris celles des vôtres que je ne rechigne pas à culbuter quand vous vibrez aux stades. »

Amusant, non ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.