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Portrait trait pour trait…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la quadrature du cercle et du carré de porc réunis,   bonjour ! Nous sommes le vendredi 03 janvier 2014, 14è jour de Nivôse dédié au grès. Ce matin je profite de la date anniversaire de la disparition d’un grand graveur pour vous en parler un peu. En effet, le 3 janvier 1972, mort de Frans MASEREEL à Avignon.
Artiste graveur, antimilitariste, pacifiste et libertaire, avant de rallier le bolchevisme (personne n’est parfait).
Il naît le 30 juillet 1889 à Blankenberge (Flandres belges) dans une famille flamande aisée. Il effectue de brillantes études à  imagesl’Académie des Beaux-Arts de Gand. En 1910, il arrive à Paris, s’initie à la xylographie, et publie ses premières gravures sur bois dans « L’Assiette au Beurre » revue satirique publiée par Henri Guibeaux, ami libertaire, qu’il rejoindra en Suisse après la déclaration de Guerre. En Suisse, il va travailler comme traducteur pour la Croix Rouge. Traumatisé par les horreurs de la guerre et du militarisme, il va donner alors la pleine mesure de son talent dans ses gravures et prendre part en compagnie de l’anarchiste Claude le Maguet ( alias: Jean-Baptiste SALIVES
militant et propagandiste anarchiste, pacifiste et poète). à la création des « Tablettes » revue pacifiste éditée de 1916 à 1919. Lié à Romain Rolland, il va commencer avec le livre de ce dernier « Liluli » une carrière féconde d’illustrateur. En 1921, il revient en France (ne pouvant rentrer en Belgique à cause de son passé de réfractaire durant la guerre), et produit un important travail de gravures, peintures et images-1aquarelles. Mais séduit par la Révolution russe, il donnera tout son crédit aux bolcheviques. En août 1932, il participe à Amsterdam au Congrès contre la guerre et le fascisme. Il séjournera à deux reprises en 1935 et 1936 en URSS et adhérera à « l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires » (communiste) et organisera des cours à l’Académie populaire de peinture créée par l’Union des syndicats de la Seine. En 1937, il réalise des fresques monumentales pour l’Exposition internationale de Paris. En juin 1940, fuyant les troupes allemandes, il se fixe un temps à Avignon puis se réfugie en 1943 dans le Lot-et-Garonne. Après la guerre, il vivra à Nice puis à Avignon et obtiendra, à partir des années cinquante, une reconnaissance internationale. A lire l’admirable biographie par Joris Van Paris aux ed: Archives et musée de la littérature Bruxelles 2009.Sources

Allez, merci d’être passé par ici. Tous mes vœux vous accompagnent pour cette nouvelle année et, en attendant le réveillon, portez vous bien et à demain peut-être.