Libertaire toi même…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la procrastination et du trot monté réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 27 décembre 2013. L’année à peine a fini sa carrière (ô lac !) et c’est le 7è jour de nivôse dédié à l’humus.

Le 27 décembre1821, naissance de Joseph DEJACQUE, à Paris.
Socialiste anti-autoritaire et véritable premier militant « libertaire » (mot dont il est l’inventeur). Orphelin de son père, il est élevé par sa mère, lingère. Entré en 1834 comme apprenti, il devient, en 1839, commis de vente dans un 71338387_pcommerce de papiers peints (j’suis pas sûr pour les accords). En 1841, il s’engage dans la Marine, découvre l’Orient mais aussi l’autoritarisme militaire. En 1847, il commence à s’intéresser aux idées socialistes, et collabore au journal « L’Atelier ». L’insurrection parisienne de février 1848 met fin à la monarchie de Louis-Philippe, mais très vite l’alliance des bourgeois républicains et du prolétariat ouvrier vole en éclat. Dejacque publie un poème « Aux ci-devant dynastiques, aux tartuffes du peuple et de la liberté » dans laquelle il se fait le porte parole des aspirations ouvrières. Et puisque vous avez été particulièrement fidèles pendant ces fêtes, un petit bonus…

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En avril, les premiers affrontements ont lieu entre les forces de la bourgeoisie qui ont proclamé « La République honnête » et les ouvriers socialisants. Le 15 mai, l’Assemblée Constituante est envahie par les ouvriers, mais les principaux responsables socialistes sont arrêtés. Les ouvriers occuperont la moitié de la 71338412_pville aux cris de « Vive la révolution sociale ». La répression est terrible, l’armée usant de l’artillerie, massacre trois mille insurgés. Quinze mille sont arrêtés et déportés sur les pontons de Cherbourg et de Brest. Dejacque est parmi eux, bien qu’il n’ait pas participé directement à l’insurrection. Libéré en 1849, il rejoint Paris et, en août 1851, publie « Les Lazaréennes, fables et poésies sociales » qui lui valent aussitôt une condamnation à 2 ans de prison et 200 fr d’amende. En 1855, il signe le manifeste inaugural de l’A.I.T, puis se fixe à la Nouvelle-Orléans où il écrit « l’Humanisphère, utopie anarchique », et prend la défense des femmes dans une lettre à Proudhon où apparaît pour la première fois un vocable de l’invention de Joseph Déjacque, ‘‘libertaire’’. L’objet polémique en est le statut social de la femme, sujet alors largement débattu. Proudhon assignait aux femmes le rôle de mère au foyer se consacrant à sa famille, soumise à l’époux dans un couple monogamique rigide (le mariage chrétien laïcisé), peu instruite et interdite de participation à la vie publique.

En 1861, découragé, il rentre en France à la faveur de l’amnistie de 1860. Mais, dans la misère, il sombre dans la folie et meurt à Paris en 1864.
« Privilégiés! – pour qui a semé l’esclavage, l’heure est venue de récolter la rébellion. Il n’est pas un travailleur qui, sous les lambris de sa cervelle, ne confectionne clandestinement quelques pensées de destruction. Vous avez, vous, la baîonnette et le Code pénal, le catéchisme et la guillotine; nous avons, nous, la barricade et l’utopie… »
In: l’Humanisphère, utopie anarchique. Sources : Ephémérides anarchistes.

Voila pour notre galerie de portraits. Portez vous bien et à demain peut-être.

2 commentaires

  1. babelouest

    Et vive lui, défenseur des femmes, et premier libertaire, alors que je ne suis modestement qu’un égalitaire.

    C’est dans le sang des Humains comme lui que se trace le chemin du Peuple. Depuis, la patiente chevauchée des pantoufles a tout effacé.

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