Le révolté (poil au nez)…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la bande dessinée et de la bande à Siné réunies, bonjour ! Nous sommes le lundi 09 décembre, 19è jour de Frimaire dédié à la Sabine (la sabine de bain comme disait l’autre). On en profite pour se souvenir de la naissance, le 9 décembre 1842, de Pierre Alexeiévitch KROPOTKINE à Moscou.

Descendant du grand-prince de Kiev Vladimir II Monomaque, donc issu de la haute noblesse moscovite, il intègre l’armée impériale russe à partir de 1857. Il est alors affecté comme 49644920_pofficier de Cosaques en Sibérie. À partir de 1867, il quitte l’armée pour faire des études de mathématiques et de géographie à l’université de Saint-Pétersbourg. Il publie plusieurs travaux sur l’Asie septentrionale et explore la péninsule scandinave. Il repart à Saint-Pétersbourg où il mène une activité de militant clandestin. Il est emprisonné en 1874 et s’évade deux ans plus tard. Réfugié en Grande-Bretagne, il revient en Suisse, reprend son activité militante et publie plusieurs ouvrages politiques. Il fonde en 1879 le journal Le Révolté. Il est détenu à Lyon et amnistié en 1886, grâce à l’intervention, en particulier, de Victor Hugo. Il s’installe alors en Angleterre et publie différents ouvrages de géographie et de politique. Il collabore notamment à la Géographie Universelle d’Élisée Reclus. Il retourne en Russie en 1917 et refuse un poste de ministre, proposé par Aleksandr Kerenski. Il prend une attitude critique vis-à-vis du pouvoir bolchévique, notamment de la personnalité de Lénine, et des méthodes autoritaires de la nouvelle URSS.(ici, une photo de Kropotkine que l’on doit à Nadar. Jaime bien le côté père Noël.)

En 1919, l’insurrection anarchiste menée par Nestor Makhno (qui se réfugia en France et fit escale à Brest) à travers l’Ukraine revendiquera l’application effective des principes exposés dans l’Entraide. Le 13 février 1921, à Moscou. Les kropot_cortege-300x215funérailles de Pierre KROPOTKINE sont le théâtre de la dernière manifestation libre et de masse  en Russie bolchévique. On sait ce qu’il en est advenu par la suite. Sous la pression des libertaires, des prisonniers anarchistes sont relâchés pour leur permettre d’assister aux obsèques. Une foule de cent mille personnes suit le cercueil jusqu’au cimetière. Des drapeaux noirs sont déployés, mais aussi des banderoles proclamant : Où il y a de l’autorité, il n’y a pas de liberté. Sources:

Allez, merci à vous de suivre les tribulations du cénobite; portez vous bien et à demain peut-être.

3 commentaires

  1. babelouest

    Et cent ans plus tard (environ), nous en sommes au même point. L’Ukraine est déchirée entre les séquelles du bolchevisme autoritaire, et les sirènes machiavéliques du Grand Capital Occidental. Kropotkine, Makhno, Reclus, qui s’en soucie encore ? L’anarchie est pourtant le seul état (en minuscules) où la vie ensemble se déroule et se crée grâce à l’entente de tous, et non sous la pression d’une hiérarchie politique-financière-industrialiste-religieuse- »syndicale » (on sait ce que sont devenues les Centrales : des machines à faire accepter l’inacceptable).

    Allez ! Camarades, l’anarchie, il va bien falloir la réinventer ! Et vive Nous Tous. Nous sommes un nonidi, il fait froid et sec, le Camarade Soleil est là.

    • erwandekeramoal

      Oui, il fait un temps à pas mettre un cénobite dehors. Tiens, je vais faire un peu de bois…

  2. Robert Spire

    « Kropotkine n’était pas cinoque » Stephen Jay Gould

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