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Femme, femme, femme…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la macrobiotique et du filet de merlan réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 18 décembre 2013, 28è jour de Frimaire dédié à la Truffe ce qui bien entendu n’a rien à voir avec ce qui va suivre. Alors que dans une récente étude, le ministère du travail (Dares), révèle que la « ségrégation professionnelle » est toujours d’actualité en France (On estime en effet qu’il faudrait que plus de la moitié des femmes (52%) changent de métier pour aboutir à une répartition égalitaire des sexes dans les différents métiers.) rendons un petit hommage à une pionnière oubliée de (presque) tous.

Le 18 décembre 1922, nous quittait Nelly ROUSSEL, née le 5 janvier 1878. Qui se souvient de cette femme, Libre penseuse, anarchiste, féministe. Elle fut la compagne du sculpteur Henri Godet, libre penseur et Franc-Maçon. Elle même suivra les nellyroussel05-179x300traces de Maria Deraismes (qui créa « Le droit humain ») et Madeleine Pelletier ou Louise Michel en fréquentant « La Grande Loge Symbolique Ecossaise ». Elle milita avec Paul Robin à la diffusion des idées néo-malthusiennes, contre l’idéologie nataliste du pouvoir et la loi de 1920 qui réprimait la contraception et sa propagande. Oratrice de talent, elle donnait des conférences, à travers la France, exaltant la maternité consciente, pourfendant le machisme des hommes (militants compris). Elle réclamait l’indépendance complète pour les femmes, fondée sur de nouveaux rapports entre les sexes.

Elle est militante antinataliste. Comme Madeleine Pelletier, elle est l’une des premières femmes en Europe à revendiquer publiquement le droit des femmes à disposer de leurs corps et à prôner une politique de contrôle des naissances en autorisant le recours aux contraceptifs et à l’avortement. Elle Nelly_Roussel_1896-234x300adhère au mouvement néo-malthusianiste de Paul Robin qui soutient que le contrôle des naissances, la « prudence parentale », est un moyen d’émancipation des classes sociales les plus pauvres. Elle lutte pour modifier l’image traditionnelle de la femme. C’est ainsi que l’« action, la vie et la pensée de Nelly Roussel s’insurgent bien sûr contre ce modèle, développant au contraire celui de la « nouvelle femme », bien représenté aux États-Unis : une femme sportive, active, investie dans une profession valorisante. Roussel oppose à « l’éternel féminin » ce qu’elle nomme « l’éternelle sacrifiée » – c’est le titre de l’un de ses livres. La femme, écrit-elle, est en effet sacrifiée non seulement par Dieu et par la Nature mais aussi par la société républicaine elle-même. »

Parmi ses écrits: « Paroles de combat et d’espoir » (1919) – « Quelques lances rompues pour vos libertés » – « Trois conférences », etc.

Allez, une militante de plus pour notre galerie de portraits. Portez vous bien et à demain peut-être.