Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis de la littérature et du confit de canard réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 1er décembre 2013, 11è jour de frimaire dédié à la cire… C’est aussi le jour anniversaire de la disparition d’un sacré bonhomme que j’ai eu le plaisir de 70565653_pcôtoyer au début des années 70 et dont je garde un souvenir particulièrement marquant : Jean-Pierre CHABROL. Il est décédé il y a une dizaine d’années maintenant et repose dans son village de Pont-de-Rastel. Né en 1925 dans un petit village des Cévennes, à Chamborigaud (Gard), au pied du mont Lozère et de la montagne du Bougès, de parents instituteurs, il est le descendant d’une longue lignée de chevriers. A l’heure où les indignés occupent les pavés de la ville, je repense à ce paysan, résistant dans l’âme qui n’avait de cesse de vilipender la bêtise humaine.

Il est vrai, disait-il que: »La bêtise a ceci de commun avec les maladies vénériennes, c’est qu’il est très agréable de l’attraper » c’est sans doute ce qui fait son succès.

Cet ancien maquisard était devenu conteur, romancier -lisez « les colères des Cévennes » chez Grasset je crois ou encore Le Crève-Cévennes- il avait même tâté du cinéma (avec Costa GAVRAS si j’ai bonne mémoire) le visage buriné comme les 70565918_pmonts de Lozère qu’il aimait tant, il vous entraînait dans ses récits et vous offrait un voyage dont on revient rarement indemne. Ecolo avant l’heure, éveilleur des consciences, gardien des milles et une nuits de la culture universelle, ce paysan Cévenol était à lui seul une leçon de vie. En scrutant les gesticulations des princes qui nous gouvernent, il aurait sorti de sa besace un dicton dont il avait le secret, un adage qu’il aurait attribué à quelque vieux berger de ses montagnes et aurait continuer de bourrer sa pipe comme si de rien n’était.

Sources :Robert Caracchioli sur un site dédié à Chabrol – Wikipédia et mes propres souvenirs.

Voila pour aujourd’hui, en attendant le prochain billet, portez vous bien et à demain peut-être.

11 commentaires

  1. Corsico

    En ces jours de careme-presnant, il est bon de remettre de remettre les conteurs à jour. Merci à toi, Cénobite de nous donner ce plaisir quotidien de découvrir ou redécouvrir ces personnages disparus mais si souvent présents en nos mémoires et nos cœurs. Permet moi donc de t’offrir cette citation d’un autre faiseur de rêves cher à mon cœur:
    « On devrait se laisser envahir par la joyeuse obligation de jouer,de donner du plaisir et d’en prendre, innocemment, gratuitement,
    sans penser un instant à un quelconque bénéfice. »
    (Henri Gougaud, Le rire de la grenouille).
    Amitiés; Gérard.

    • erwandekeramoal

      Effectivement, Gougaud, Chabrol, c’est la même famille. « remettre les conteurs à jour » très franchement, j’aurai pas osé la faire. Amitiés et merci de la visite.

      • Corsico

        Ben oui! les lecteurs çà ose tout; c’est d’ailleurs à ça qu’on les reconnait, comme disait l’autre…Hein, m’ame Michu? Bon dimanche à toi.

  2. lediazec

    Excellente idée que de mettre en lumière cet homme debout. Ajouté un lien dans notre boîte à cailloux !

  3. Hobo-Lullaby

    Bonjour Erwan

    Je viens ici plussoyer à Corsico et Lediazec pour te remercier pour ce billet qui ravive des souvenirs personnels et la mémoire de ce grand homme qui me paraissait indestructible quand j’étais gamin. Le genre de bonhomme qu’on écoute ou qu’on lit bouche bée tant il semble par sa simplicité détenir l’évidence …
    Et comme c’est dimanche, je t’apporte cette friandise pour le dessert :

    http://www.ina.fr/video/I00014996/entretien-jean-pierre-chabrol-et-georges-brassens-video.html

    Amitiés

    Serge

    • erwandekeramoal

      Merci pour cette pépite que je ne connaissais pas. Ce sera un beau dimanche.

  4. Rem*

    Je plussoie : Pépite! quel beau dialogue d’entre vieux amis pas cons!!!

  5. louise michel

    me revoilou, vous m’avez manqué , je me souviens en 1968 avoir entendu Chabrol à la radio déclarer: je cite, On ne fait pas la révolution le ventre plein, bigre je n’ai jamais oublié Salut et fraternité

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