Je vaque, tu vaques, il ou elle…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la métempsycose et du homard à l’armoricaine réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 30 novembre 2013, dixième jour de Frimaire dans le calendrier républicain, dédié à la pioche. Allez, une citation de ce cher Victor, pour finir le mois et oublier les paradoxes de la démocratie.  « Ne soyons plus anglais ni français ni allemands. Soyons européens. Ne soyons plus européens, soyons hommes. – Soyons l’humanité. Il nous reste à abdiquer un dernier égoïsme : la patrie.  « Choses vues » (1887), dans Oeuvres complètes, Victor HUGO.

Puisque novembre s’achève comme il a débuté, sous la pluie, et devant bon gré mal gré nous rendre à l’évidence, nous constatons que ce fut une année sans trompettes où si peu, sauf peut être celles de la renommée que G. BRASSENS imagestrouvait fort mal embouchées. Je parle des champignons bien entendu ! Nous n’irons plus au bois, d’ici le printemps prochain; par ailleurs ce refrain me fait penser que j’ai mes lauriers à tailler et je ne peux guère compter sur une belle pour aller les ramasser. J’allais continuer ce billet en évoquant le double sens de ces chansons populaires, ritournelles, comptines et berceuses que nous avons tous fredonnées un jour; lorsque je m’aperçois que l’ami Paul sur son site La feuille charbinoise l’a fait avant moi et de façon bien plus talentueuse que je ne saurais le faire. N’hésitez donc pas à lui rendre visite pour tout savoir sur les bergères, les chaperons rouges et autres moines libidineux.

Quand à votre serviteur, il s’en va vaquer à ses domestiques occupations. Contre sens s’il en est car vaquer signifie justement ne rien faire; emprunté au latin vacare « être libre, images-1inoccupé, vacant, oisif ». En vieux français, un vacant désignait un oisif, une personne en vacances, et celles-ci ont remplacé les vacations sauf dans le domaine judiciaire où elles désignent encore les périodes où les tribunaux interrompent leurs travaux. Dans la même famille on trouve aussi evacuare: faire le vide, en français moderne évacuation. Tous ces termes venant du latin vacuus à qui l’on doit le mot français vacuité. Bon, ben, dans quoi j’m'embarque là ? Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

2 commentaires

  1. La Feuille

    Merci pour le lien. Je pense toutefois n’avoir rédigé qu’une ébauche sur le sujet car il y a fort à faire. Tous les moyens étaient bons pour contrer la pression morale des autorités notamment celle de l’église. En plus c’est amusant à étudier. Je pense qu’il faudra que l’un de nous deux revienne sur ce sujet en grattant plus profond, là où ça fait encore plus mal !

    Ici la pluie a attendu ce matin pour arriver, après deux ou trois belles journées ensoleillées mais de belles froidures nocturnes pour novembre !

    bonne continuation !

  2. lediazec

    Bonjour Cénobite. Tu ne crois pas si bien dire : je vaque, je vaque, d’une force qu’on a même pas idée ! A tel point que ça me rends flagada. Je retourne à ma sieste, mais auparavant je m’en vais zieuter la feuille charbinoise.
    Bon weekenge à tous !

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