Noyés par balle…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la France des droits de l’homme et du foie de veau aux cerises réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 17 octobre 2013, 26è jour de Vendémiaire dédié à l’aubergine. L’aubergine cela me fait toujours penser aux uniformes et les uniformes aux flics et les flics à Papon et Papon aux pires saloperies qu’un individu puisse commettre. Triste anniversaire en effet mais la montée nauséabonde du sentiment raciste, entretenu par un ministre atteint de Sarkozysme aigu et guettant déjà l’échéance de 2017, nous oblige à y revenir.

17 Octobre 1961 : à l’Appel de la Fédération FLN de France des milliers d’algériens ont convergé vers le Centre de Paris pour réclamer l’indépendance de leur pays. Selon Réné Rémond, notre siècle 1918-1968, Paris, Fayard, « la soirée est tragique : des dizaines, peut-être des centaines d’algériens sont tués, jetés dans la Seine, où l’on repêche leurs corps. Le bilan58055528_p officiel fait état de 11538 arrestations, mais reste discret sur les atrocités de cette soirée. » le sinistre Maurice Papon, alors préfet de police de paris a déclaré à la télévision française en 1993, selon libération n’avoir « aucun remords, aucun signe d’angoisse. il a regretté son incapacité à n’avoir pu, en quelque sorte, maintenir l’ordre ». son directeur de cabinet avait pourtant confirmé à l’historien Michel Winock que « la seine charriait de plus en plus de cadavres … noyés par balle ». le responsable de cette bévue monumentale, qui relève du terrorisme d’état, sera récompensé par un portefeuille ministériel sous la présidence  de Giscard d’Estaing.

Jean-Luc Einaudi a recueilli nombre de témoignages d’appelés du contingent affectés au service sanitaire, d’assistantes sociales et même de certains policiers décrivant la « vision d’horreur » qui les a saisis à l’entrée du Palais des sports ou du Stade de Coubertin. Les sévices sur les détenus se poursuivent jusqu’au 20 octobre où la salle de spectacle doit 58055536_pêtre libérée pour un concert de Ray Charles. Des centaines de manifestants blessés ont été dirigés sur des hôpitaux. Dans cinq hôpitaux seulement, on compte 260 blessés hospitalisés. Jean-Paul Brunet note que sur ces 260 blessés, 88 sont entrés entre le 19 et le 21, ce qui témoignerait de la persistance des brutalités policières bien au-delà de la nuit du 17 octobre. Parmi les policiers, une dizaine a été conduite à la Maison de santé des gardiens de la paix pour des blessures légères. Certains des blessés hospitalisés viennent du Palais des sports où les 150 policiers qui assurent la garde des détenus se livrent à des brutalités dont le syndicaliste policier Gérard Monatte dira dans les semaines suivantes « …d’après ce que nous savons, il y a eu une trentaine de cas absolument indéfendables ». Aujourd’hui l’arrestation d’une jeune Kosovar (Léonarda) au cours d’une sortie scolaire par les mêmes porteurs d’uniforme en vue de son expulsion me fait craindre le pire.

Cela relève peut-être de l’imprécation mais comment ne pas crier: Plus jamais ça ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

3 commentaires

  1. Corsico

    Demandez le pogrom…le sévice est compris…

  2. miss-betty-forum

    Difficile de se porter bien quand on lit ceci ( 17 Octobre 1961) et que l’on voit cela (arrestation de Leonarda ) .
    A demain sûrement .

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