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Le saint et l’azote…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la cavalerie légère et du coco paimpolais réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 14 octobre 2013, 23è jour de vendémiaire dédié au navet. Notre stagiaire calendrier me prie de rappeler qu’aujourd’hui on fête les Juste alors qu’en Bretagne armoricaine on célèbre ou pas les ENORA. On raconte que son père l’ayant forcée à épouser saint Efflam, elle refusa, d’accord avec Efflam, de mener vie commune et pourtant ilscurragh se marièrent et vécurent comme frère et sœur tout au long de leur vie. On peut voir sa statue dans l’église de Plestin (Finistère) et dans la chapelle de Trézeny. La légende raconte qu’Enora, la chaste épouse de Saint-Efflam, partie à sa recherche en Armorique, vit son esquif de cuir (les fameux curraghs que l’on voit sur cette photo) échouer dans la baie de la Vierge, retenu par les pierres en fermant l’entrée à marée descendante. Un monastère fut dès lors fondé à cet endroit. Il n’y subsistera que du 5ème au 8ème siècle et fut sans doute à l’origine d’une légende qui voulait que le Yaudet fut le premier évêché, éphémère, du Trégor. C’est à la requête des Kerninon que la chapelle actuelle fut érigée et achevée en 1861, sur les fondations de l’ancien lieu de culte. Enora est la patronne des nourrices, aujourd’hui on dit assistantes maternelles…

Quand à Efflam, oyez ce qu’en dit Albert le Grand : « … nôtre Saint, avec sa compagnie, passa la mer & vint heureusement surgir à la coste de la Bretagne Armorique, en la baye de sable, qui est entre Toul Efflam & Loc-Mikel, dite communement la lieue de gréve, en la paroisse lieue de grèvede Plestin, Diocese de Treguer, & leur vaisseau s’arresta vis-à-vis d’un grand roc, qui est au milieu de la gréve en terre neanmoins, nommé Hyrglas. Il y avoit pour lors, le long de la gréve, une très-grande forest, de laquelle S. Efflam & sa troupe, descendans de leur vaisseau, virent sortir un horrible dragon, lequel se retiroit à travers la grève dans sa caverne, distante d’environ mil pas de ce roc; laquelle caverne était profonde de neuf coudées, & en avoit douze en la circonférence de son ouverture; mais de peur qu’à la piste et trace de ses griffes, il ne fut découvert & assiégé en cét antre, il avoit cette astuce de marcher à reculons, de sorte qu’à voir les marques de ses griffes dans le sable, on eut pensé qu’il venoit de sortir du lieu où il ne faisoit que d’entrer. » .Au milieu de cette vaste grève sillonnée de ruisseaux et de filières, s’élève une croix de pierre (photo de gauche). Autrefois l’habitant de ce pays, avant d’entreprendre la traversée ne marée vertemanquait jamais d’interroger la croix. Si les flots la recouvraient, il était trop tard : l’imprudent eut été infailliblement englouti. Si, au contraire, la croix se montrait au-dessus de l’eau, on disait : « la croix nous voit » et l’on s’avançait sans crainte ». On dit qu’elle se déplace de l’épaisseur d’un grain de blé tous les sept ans : « Treuz ur gwinizhenn a bep seizh bloaz ».Hélas, toutes les prières à Enora et à St Efflam n’ont pas empêché les algues vertes de défigurer le site merveilleux de Saint-Michel-en-Grève

Allez, merci encore d’être passé par ici, je le dis souvent mais c’est sincère. Portez vous bien et à demain peut-être.