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LA DAME BLANCHE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la rive gauche et du baiser de l’hôtel de ville réunis, bonjour ! Tiens, nous sommes le vendredi 20 septembre 2013, encore un de ces jours complémentaires sur le calendrier républicain, judicieusement nommé, le jour de l’opinion… J’en profite donc pour vous donner la mienne à propos de cette dame blanche qui nous a quitté en septembre 2011. Elle nous a quitté discrètement comme elle avait vécu. Une voix à nulle autre pareille, une interprète remarquable de nos plus grands 68386991_ppoètes. Elle a tout chanté : les mélodies d’Erik Satie, les rengaines populaires L’hirondelle du faubourg, le folklore français Le roy a fait battre tambour, les poètes Aragon, Prévert. Son plus beau titre de gloire : avoir créé, avant Montand et Gréco , Les feuilles mortes, devenue l’une des chansons françaises les plus connues dans le monde. Pourtant Cora Vaucaire n’a pas fait une carrière de star. Allez, « les feuilles mortes » version originale.

 

Surnommée « la dame blanche de Saint-Germain-des-Prés », parce qu’elle s’habillait invariablement de blanc à une époque où le noir était de rigueur, elle débute en 1938 à La Chauve-souris, boîte un peu louche de Pigalle, puis fait la connaissance de Michel Vaucaire, parolier de Damia et de Piaf, qu’elle épouse. En 1941, on la retrouve au cabaret imagesd’Agnès Capri, où elle côtoie Serge Reggiani et Mouloudji. En 1950, elle lance son propre cabaret, le Caveau Thermidor, qui deviendra le Milord l’Arsouille, situé rue de Beaujolais à la porte des lilas, là où Gainsbourg à débuté, puis six ans plus tard, prend la direction de La Tomate où elle présente Pierre Louki et le québécois Raymond Lévesque. En 1955, elle fait une apparition mémorable dans le film de Jean Renoir French Cancan, dans lequel elle chante la célèbre Complainte de la butte. Après de longues années où la dépression l’empêche de donner sa pleine mesure, elle fait son retour au théâtre de la Ville en 1973. Chanteuse d’une grande subtilité, elle est de la race des diseuses. D’un grand éclectisme dans le choix de son répertoire elle a chanté aussi bien Bruant que Brassens, elle savait, par un art consommé de la théâtralité, imprimer sa marque à toute chanson dont elle s’emparait. Curieusement, elle était très apprécié au Japon. Cette grande dame de la chanson française était aussi une « indignée » et n’hésitait pas à entonner le temps des cerises devant une usine en grève. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

 

LA CHANSON DE CRAONNE…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de l’histoire de France et des cailles au raisin réunies, bonjour ! Ce 19 septembre fait partie des jours « complémentaires » rajoutés au calendrier républicain ; celui-ci était dédié au travail. Quelle drôle d’idée… Je profite de cette date pour évoquer ici un épisode fort peu connu de la grande guerre 14/18. Cette boucherie m’a toujours révulsée d’autant plus qu’elle m’a privé de mes deux grands-pères qui grignotent les pissenlits par la racine du côté du chemin des dames… Voici l’histoire des révoltés de La Courtine.

La Courtine est une commune française dans le département de la 68379568_pCreuse (Limousin). Pendant la première guerre mondiale, un camp militaire y sert de base d’entraînement et d’instruction. En 1917, 8000 soldats russes installèrent dans ce camp une véritable république soviétique. Suite aux pertes énormes subies par les troupes françaises dès les premiers mois de la guerre, JOFFRE fait appel à son allié Russe (le Tsar Nicolas II) pour qu’il dépêche en France un corps expéditionnaire. Ce sont ainsi 40 000 hommes constitués d’ouvriers moscovites et de paysans de la région de Samara qui vont débarquer en France dont la troisième brigade à Brest en août 1916. Elle sera dirigé vers le front dès le mois d’octobre.

C‘est ce boucher de Nivelle qui est nommé généralissime des armées et ses ordres vont provoquer la mort de centaines de milliers de soldats.68379596_p Parmi ceux-ci de nombreux russes. Oui mais voilà, Les soldats russes viennent d’apprendre, avec plusieurs mois de retard, que la révolution a fleuri dans leur pays et que le Tsar est tombé. Aussitôt, ils se constituent en soviet et décident de voter pour ou contre la poursuite de l’offensive. En attendant les résultats, leurs 1ere et 3ème brigade vont connaître de lourdes pertes dans le secteur de Reims ; en trois jours 4472 soldats et 70 officiers sont tués ou blessés. La propagande révolutionnaire s’intensifie et des tracts sont distribués, on vient d’inventer la triste et célèbre formule de « chair à canon ».

Devant la dégradation de la situation, le commandement français, par 68379615_ppeur de la contagion, décide d’isoler les troupes russes. Les 16 000 soldats, 300 officiers et leurs 1700 chevaux sont envoyés loin du front au camp de La Courtine, nous sommes en juillet 1917. Rapidement, le refus d’obéir aux officiers est définitif, ceux-ci n’ont plus de contact avec leurs hommes et logent en dehors du camp. Plusieurs sommations adressées aux mutins restent lettres mortes. Quelque peu effrayé par la tournure des événements, l’état-major français décide d’acheminer neuf compagnies d’infanterie, quatre sections de mitrailleuses, trois d’artillerie et trois pelotons de cavalerie pour organiser le blocus du camp.

Le 16 septembre vers 10 heures, le premier coup de canon retentit. Les mutins répondent en jouant la marche funêbre de Chopin. Le 18 septembre 1917, soutenues par l’artillerie, les troupes russes loyalistes investissent le camp. Le bilan officiel est de plus d’une centaine de 68379648_pmorts et, pendant longtemps les autorités françaises ont tenu secrèt ce haut fait d’arme. Ceux qui furent jugé appartenir aux meneurs seront expédié sur l’ile d’Aix en détention au fort Liédot. Plus de mille seront envoyés aux travaux forcés en Algérie et 10 000 autres « s’engagent » et seront rapatriés vers Odessa en 1919. Ils restent 600 noms qui ont étrangement « disparus » de toutes les listes. Certaines tombes de soldats russes sont encore visibles au cimetière de Saint-Hilaire-le-Grand, département de la Marne.Photo de droite. Sources: le travail de Rémi Adam sur : Histoire des soldats russes en France – chez l’Harmattan. En vidéo: La chanson de Craonne par Marc Ogeret.

Voilà pour ce début de semaine, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Les Girondines…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la littérature polissonne et du poulet au gingembre réunis, bonjour ! Nous voici le mercredi 18 septembre 2013 et pour le calendrier républicain, c’était le deuxième jour supplémentaire, encore nommé: jour du génie… Les calendriers de cette époque, il faut le dire, étaient images-23illustrés par des images des dames du temps jadis comme celles-ci et ornés de maximes à la gloire de la République et de la Laïcité. Avouez qu’elles étaient plutôt girondes à l’époque (normal, les Girondins…), rien à voir avec Kate Moss ou autres anorexiques du calendrier Pirelli. Hélas, le calendrier républicain, censé inaugurer une nouvelle ère de l’humanité ne dura guère. Le « Grégorien » avec ses fêtes chrétiennes fut rétablit le 1er janvier 1806.

Bel enchaînement pour vous rappeler que tous les 18 septembre, les afficionados du nanar célèbrent la disparition de Russ Meyer, le 57125117_pcréateur des super vixens qui n’avait rien de révolutionnaire mais les aimait girondes lui aussi…. Réalisateur et photographe, il a fait ses classes en accompagnant les troupes américaines lors du débarquement. Il mis les pieds en Europe à Omaha beach le 6 juin 44 et il entrera à Paris avec la 2ème DB de Leclerc le 25 août. Certaines de ses prises de vue seront utilisées 25 ans plus tard dans le film Patton de Franklin J. Schaffner. Après la libération de la capitale française, il fonce vers l’Est avec l’armée de Patton, participe à la bataille des Ardennes, pénètre en Allemagne en février 1945 où il photographie les camps de concentration avant d’atteindre la Tchécoslovaquie.

Une fois démobilisé, il va très vite se spécialiser dans l’exploration d’une sexualité rurale à travers des intrigues rudimentaires mais pimentées de violence et servies par des héroïnes à la poitrine 250px-MotorpsychoPoster-193x300démesurée. A la fin des années 70 il va produire toute une série depuis Super Vixens jusqu’à Ultra Vixens en passant par Méga Vixens. Il est mort à Hollywood en 2004 en laissant le souvenir impérissable d’un roi de la série B. Les films de Russ Meyer se distinguent des films pornographiques traditionnels par une volonté subversive. Dans une Amérique puritaine, il se plaît à provoquer la censure et à pourfendre les valeurs morales chrétiennes, au premier rang desquelles la famille et le mariage, en faisant l’apologie des perversions sexuelles et de l’homosexualité ainsi qu’en montrant crûment des scènes de violence. Il concourt à « l’insurrection artistique » qui aboutira à l’abrogation du code Hays en 1966 qui soumettait l’industrie du cinéma aux exigences de la morale judéo-chrétienne.

Voilà qui nous change de nos sérieux et graves militants anarcho-syndicalistes mais, comme le disait mon aïeule, il faut de tout pour faire un monde et, ajouterais-je…Pour faire un blogue ! Sur ces considérations qui nous éloignent un peu de cette actualité déprimante, je vous laisse vaquer à vos occupations. Merci mille fois d’avoir pris un peu de temps pour visiter « les cénobites tranquilles », portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

17 septembre 1982: Sabra & Chatila…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du calendrier des postes et de la terrine de maquereau réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 17 septembre 2013. Comme vous le savez, vous qui suivez ce blog depuis un moment, le calendrier Sade_1républicain comportait 12 mois de trente jours, c’est à dire 360 jours. Il a donc fallu trouver cinq jours supplémentaires que nos amis avaient nommé les sans-culottides. Le 17 septembre fait partie de ceux là et porte le joli nom de : jour de la vertu… Relisez Justine ou les malheurs de la vertu qui fut le premier roman commis par le divin marquis. Force est de constater (en vérité, je déteste cette expression) que deux siècles plus tard, la vertu républicaine s’est un peu égarée en cours de chemin. Il est vrai, comme le disait Napoléon Bonaparte que le mot de « vertu politique » est un non-sens… Il en connaissait un rayon.

Tiens, à ce propos, J’aurais aimé trouver quelque chose dans les médias pour que chacun se souvienne du massacre perpétré par les milices chrétiennes du Liban, sous le regard pudiquement détourné de 57063508_pl’armée israélienne, dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila les 16 et 17 septembre 1982. Trente ans plus tard, les Palestiniens sont toujours contraints de vivre dans une prison à ciel ouvert sur une terre illégalement occupée par une puissance étrangère. Malgré cela, 30 ans plus tard, aucune condamnation pénale n’a été prononcée contre les responsables du massacre. Le camp de Sabra n’existe plus aujourd’hui mais celui de Chatila héberge toujours près de 20 000 réfugiés palestiniens qui vivent depuis plusieurs générations en marge de la société libanaise. Une zone de non-droit où même l’espoir de retourner un jour en Palestine leur semble totalement interdit. Les ronds de jambes actuels entre Nethanayou, Abbas et Kerry, je le crains, ne changerons rien aux souffrances de ce peuple.

Allez, merci à vous d’être passé par ici; ça fait chaud au coeur. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

La Makhnovtchina…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis  bonjour ! Nous sommes le lundi 16 septembre 2013, trentième et dernier jour de Fructidor dédié au panier.

Le 16 septembre 1919, à Sébastopol (Севастополь – Ukraine) Maria Nikiforova et son compagnon Witold Bzhostek, arrêtés par les troupes blanches restées fidèles au Tsar, passent devant une Cour martiale, laquelle les condamne à mort, ils seront tous deux exécutés. Maroussia Nikiforova nikiforova_mariaavait été condamée en 1905 à la peine de mort pour « terrorisme ». Sa peine fut ensuite commuée en détention à vie et elle fut déportée en Sibérie. En 1910 elle parvint à s’évader et à gagner le Japon puis à s’embarquer pour les Etats-Unis avant de revenir en Europe. Revenu en Russie lors de la révolution de 1917, elle fonda à Alexandrovsk une « garde noire » anarchiste. En 1918 les bolchéviques lui interdisaient d’exercer une quelconque responsabilité.

Elle participa alors à un corps franc de partisans Makhnovistes et combattit contre les troupes de Denikine. Á l’été 1919 elle aurait été à l’origine d’un plan visant d’une part à libérer les Makhnovistes atamansha-frontemprisonnés à Kharkpv par les bolchéviques et, d’autre part à assassiner Denikine à Rostov et Koltchak en Sibérie. Ce plan auquel avait notamment participé Maxim Tcherniak ne put être mené à bien. Faite prisonnière par les Blancs, Maroussia Nikiforova aurait été pendue à Simferopol à l’automne 1919. Fort méconnue et presque totalement ignorée par les historiens, les éléments de la biographie de Maria Nikiforava, ne sont pas tous vérifiables faute de documents permettant d’étayer avec certitude des faits qui se sont déroulés dans la clandestinité ou dans la période troublée de la révolution. Sources: Ephéméride Anarchiste

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Bill Evans au piano… Mais oui !

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du jazz « comme on l’aime » et de la soupe de pois, bonjour ! Nous sommes le dimanche 15 septembre 2013, 29 è jour de Fructidor dédié au marron.

Je vous ai souvent parlé du saxophoniste Bill Evans mais saviez vous 57011799_pqu’il avait un homonyme qui s’était fait un nom en jouant du piano. Il était né dans le New Jersey et est décédé un 15 septembre en 1980 à New york. Né d’un père Gallois et d’une mère Russe, tous les deux
mélomanes, il était formaté pour devenir musicien. Il fait partie des « sideman » ceux là que l’on nomme quelquefois péjorativement les musiciens de studio. Cela lui aura permis d’accompagner les plus grands, Michel legrand, Chet Baker, Miles Davis… Mais il se fera connaître plus tard par ses fameux trios avec contrebassiste et batteur, notamment Scott Lafaro et Paul Mottian. Il est mort alors qu’il n’avait que 51 ans usé par une forte addiction à la drogue.

Vous entendez comme ça swingue ? Imaginez un fauteuil qui vous tend les bras, un Highland de 18 ans, une bruyère profonde emplie d’un imagestabac brun et âcre… Même Manuel Valls n’existe plus, ni François le va-t-en-guerre, ni les retraites, ni les expulsions, ni les taupes de Keramoal; tout disparaît. D’ailleurs, tout doit disparaître, je suis pour l’organisation d’une grande braderie, on solde l’humanité à petits prix, la bassesse, la vilénie, l’inéquité, l’injustice, le fait du prince à un euro. Sur tous les trottoirs, de Manille à Kergrist-Moelou, le grand déballage. Et un mensonge d’Etat pour trois sous, et une manipulation en cadeau, et une légion d’honneur déshonorée, allez deux euros et vous l’emportez. On fait table rase, on repart à zéro, vive l’an 01 de Gébé !

Holà, holà, erwandekeramoal, t’as oublié tes pilules ou quoi ? Allez, ça va se passer, portez vous bien et à demain peut-être.

 

La crise expliquée à mon petit-fils…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la procrastination et de la galinette cendrée réunies, bonjour ! Nous sommes le samedi 14 septembre 2013, 28è jour de fructidor dédié au Maïs. C’est le moment ou jamais pour une petite leçon d’économie. Voici donc : La crise expliquée à mon petit-fils.

Un homme portant cravate (c’est important) se présenta un jour dans un village. Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il 68213134_pachèterait cash 100 euros l’unité tous les ânes qu’on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie. Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 euros par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendit les bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 euros et ceux qui ne l’avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants. Constatant qu’il n’en restait plus un seul, il fit savoir qu’il reviendrait les acheter 500 euros dans huit jours et il quitta le village.

Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 euros l’unité. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 euros dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois68212528_p le prix qu’ils l’avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent. Comme il fallait s’y attendre, les deux hommes d’affaire s’en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu’au cou, ruinés. Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l’âne s’effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s’en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s’il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune. Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne traça pas pour autant un trait sur 68212560_ples dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement. Voyant sa note en passe d’être dégradée et prise à la gorge par les taux d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu’elles ne pouvaient en aucun cas l’aider car elles avaient connu les mêmes infortunes. Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses : moins d’argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale… On repoussa l’âge de départ à la retraite, on supprima des postes d’employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C’était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes. Quand on vous dit que l’économie c’est simple comme tout…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Vive la grève…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des paradis artificiels et de la sardine à l’huile réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 13 (aie, aie, aie) septembre 2013 qui correspond au 27è jour de fructidor du calendrier républicain et, c’est pas pour me vanter, mais c’est le jour de la verge d’or ! On dit que 290px-Solidago_virgaurea_minuta0LINNÉ, père de la terminologie binomiale latine, donna à la verge d’or le nom scientifique de Solidago (littéralement, « je rends entier », « je consolide ») en raison de sa réputation à favoriser la guérison des plaies. Considérée dans la tradition européenne comme stimulante, sudorifique, tonique, carminative, apéritive et pectorale, on a utilisé la verge d’or pour les rhumes, les affections pulmonaires, les nausées et les douleurs causées par les « vents ».

En ces temps de disette, de crise, de chômage pour beaucoup et de goinfrerie pour un petit nombre, on a vraiment envie de ressusciter les vieux slogans. Mais ou sont les pamphlétaires d’antan ? Qui saura prendre la plume, le micro, la caméra pour crier dans le désert médiatique qui nous environne: Ça suffit, basta! Cela me remets en mémoire ce poème du groupe Octobre. A cette époque là, il se trouvait des intellectuels pour appeler un chat un chat. Il est vrai que Jacques Prévert, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’avait pas sa langue dans sa poche révolver. Je trouve très touchant d’entendre sa voix et sa vision du capitalisme il y a 80 ans déjà…

Si vous trouvez que les choses se sont améliorées, parlez en aux ouvriers d’Aulnay ou à ceux de Rennes la Janais. Chez Doux ce sont images1000 bonhommes qui vont pointer chez Paul emploi. Parlez avec les Grecs, les Espagnols, les Portugais. Oui, décidément, vive la grève, générale, illimitée, et insurrectionnelle.  Le commentaire de Stéphanie à propos des échanges épistolaires m’a fait repenser à un homme comme Octave MIRBEAU, pourfendeur des injustices, grand écrivain et sulfureux polémiste. Lisez ou relisez « l’abbé Jules » et encore, « le journal d’une femme de chambre » et bien sur, ses correspondances. Juste une citation qui donne le ton: « N’acceptez pas l’aumône, repoussez la charité, et prenez, prenez, car tout vous appartient! » . Décoiffant non? Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Ici c’est Brest… Litovsk !

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’entente cordiale et du couscous au poulet réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 12 septembre 2013, 26è jour de fructidor dédié à la bigarade, fruit du bigaradier, encore nommée l’orange amère et dont les fleurs servent à l’élaboration de l’essence de néroli mais surtout duimages triple sec et du Cointreau… Et puis tiens, une fois n’est pas coutume, je commence ce billet en souhaitant un bon anniversaire à jean-Yves, fidèle parmi les fidèles lecteurs de ce blog. Et pour enfoncer le clou et montrer, si besoin était, que le sectarisme n’a pas sa place dans nos colonnes; sachez que Jean-Yves est un apologiste convaincu de la cause de Notre-Drame- des-Landes. Entendez par là qu’il défend sans complexe le projet d’aéroport. Il est vrai qu’il n’habite pas très loin mais je ne vous dirai pas où pour éviter que quelques énervés de la ZAD ne viennent taguer son logis, rayer sa voiture, et/ou fouetter ses chats.

Tout à fait autre chose.

Mardi soir il y avait un match de fouteballe comptant, si j’ai bien compris, pour la qualification à la prochaine coupe du monde. Il s’agissait d’une rencontre opposant Ribéry à la Belarus. De mon temps on disait images-2simplement Biélorussie et certains spécialistes de la chose utilisent encore le nom de « Ruthénie blanche » en référence à l’ancien territoire Belaya Rus’. La Ruthénie, version latinisée de Rus’ de Kiev était un Etat ayant existé entre le IXè et le XIè siècle. C’est là que se trouve la fameuse ville de Brest (autrefois Brest-Litovsk, qui signifie simplement Brest-en-Lituanie), tout près de la frontière polonaise. Or donc, les Belarus ont perdu la partie et le sélectionneur a du souci à se faire quand on connaît Loukachenko le Président-Dictateur-Général de son pays, interdit de séjour dans l’Union Européenne. A part cela, un match nul, un fouteballe de médiocre qualité, une équipe de France laborieuse, et je ne parierai pas un million de Kopecks sur sa présence au Brésil l’année prochaine.

Mais enfin, franchement, le cénobite, de quoi j’me mêle ? Allez, merci d’être passé; je le dis ici car je n’ai pu répondre à tous les commentaires pour des raisons techniques. En effet, une partie d’entre eux sont parti à la poubelle avec une brouettée de spam. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

Ah, ça ira, ça ira, ça ira…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la purée-andouille, bonjour ! Nous sommes le mercredi 11 septembre, 25è jour de Fructidor dédié à l’écrevisse. En raison d’un mouvement d’humeur d’une partie du personnel des « Cénobites tranquilles », soucieux de faire preuve de solidarité avec le mécontentement croissant du petit peuple, nous ne sommes pas en mesure de vous présenter le programme habituel.

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Qu’à cela ne tienne, jeudi verra un autre billet. En attendant portez vous bien et à demain peut-être.