De l’O dans son vin…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis de l’érotisme flambloyant et de la bouillie d’avoine réunis, bonjour ! La roue tourne inlassablement et nous voici déjà le lundi 23 septembre images-22013, deuxième jour de Vendémiaire généralement dédié au safran. Ah, les coquilles saint-Jacques de la baie de St-Brieuc sur une fondue de poireaux safranée…Vous servez cela avec un Graves-de-Vayres qui, malgré l’analogie du nom est sans rapport avec la zone viticole des Graves. Même si la majorité des Graves-de-Vayres blancs secs est issue d’assemblage sauvignon, sémillon, muscadelle; j’ai une faiblesse pour le 100% sémillon élevé en barriques.

Le 23 septembre est le jour anniversaire de la naissance d’une écrivaine (je déteste cette formulation), une auteure donc (c’est encore pire), dont on a longtemps mis en doute les capacités, sans doute 57287486_p
précisément parce que elle était une femme. Je veux parler de Dominique AURY. Ce nom ne vous dit rien et pourtant elle a commis un des plus grands best-sellers de la littérature érotique. On la connaît mieux sous le nom de Pauline Réage et on lui doit, entre autres, Histoire d’O
Elle fut élevé en Bretagne par sa grand mère et devint une élève brillante au point qu’elle fut la première fille admise en Khâgne à Condorcet. C’est son père, lui même universitaire, qui lui présenta Jean Paulhan le directeur de la prestigieuse Nouvelle Revue Française (NRF). Elle ne tarda pas à tomber amoureuse de Paulhan, de vingt ans son ainé et leur collaboration allait durer. 

Vers l’âge de quarante ans, sentant son amant s’éloigner d’elle, elle écrit histoire d’O qui sera refusé par son éditeur Gallimard et c’est Jean-57287512_pJacques Pauvert qui rafle la mise en publiant le livre en 1954. Elle entretenait à l’époque une liaison avec Edith Thomas, historienne et journaliste qui en 43 avait fondé le conseil national des écrivains avec Jean Paulhan, et on dit qu’elle s’en serait inspiré pour créer le personnage d’Anne-Marie dans son roman. Il fallu attendre 1994 pour qu’elle admette enfin être l’auteur de ce roman qui fit couler tant d’encre. Elle a publié d’autres oeuvres, notamment Lecture pour tous qui recevra le prix de la critique en 1956. Dominique AURY s’est éteinte le 27 avril 1998 à Corbeil-Essonnes.

 

Bonne lecture pour ce début d’automne, à déguster sans modération évidemment. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

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