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REMAKE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des seventies et du cresson nantais réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 28 septembre 2013, il fait beau sur la pointe Finistère et ce 7è jour de Vendémiaire est dédié à la carotte. Etant ce matin terriblement en retard sur mon planning (la vie de retraité n’est pas une sinécure) je re-poste un billet paru ici même sous le titre Seventies. Mais bon, il faut aussi penser au nouveaux lecteurs, si, si, il y en a…

C‘est en effet en 1974 que paraît le film « EMMANUELLE » de Just Jaecking (c’est Just son prénom !) qui va propulser Sylvia Kristel au rang de star internationale. J’en parle aujourd’hui car elle est née un 28 septembre en 1952 aux Pays-Bas et nous a quitté au mois d’octobre de images-2l’an dernier. C’était une petite fille très intelligente, il paraît qu’elle avait un QI de 145, ce qui lui a permis de sauter (déjà) plusieurs classes. Nous étions quelques années après 68, la libération des moeurs avait fait son chemin, l’érotisme cherchait le sien, et moi itou. C’était avant que Canal-Plus n’installe le porno sur ses écrans le samedi à minuit… Elle parle couramment le néerlandais, le français, l’italien et l’anglais ce qui l’aide à débuter sa carrière de mannequin à 17 ans et à devenir Miss TV Europe… Quand bien même ce rôle va lui coller à la peau toute sa vie, on oublie qu’elle a aussi tourner dans des films de Mocky Un cercueil n’a pas de poches, de Chabrol Alice ou la dernière fugue, de Roger Vadim Une femme fidèle et même dans René la canne de Francis Girod.

J‘ai vraiment un faible pour les années 70, du point de vue cinématographique. Imaginez: Tristana de Bunuel en 70 – Duel de imagesSpielberg en 71 – en 72: L’attentat de Boisset, Cabaret de Bob Fosse, Fellini’s Roma. 73: Mean streets de Scorcese, Etat de siège de Costa-Gavras, Les noces rouges de Chabrol. 74: Dupont-Lajoie, Les valseuses. 76: Un après midi de chien de Lumet. 79: Apocalypse now de Coppola… Et je pourrai rallonger la liste tant cette décennie fut féconde en chefs- d’oeuvre. J’ajouterais, autres magnifiques créations, que mes deux gars sont nés dans les années 70 et ça, c’était pas du cinéma…

Pour en revenir à notre Emmanuelle, après une vie compliquée où elle sera confrontée à la maladie, l’alcool, la drogue et la tromperie de son 57453441_pdeuxième mari qui va la dépouiller entièrement, elle se consacre
désormais à la peinture aux Pays-Bas et connaît semble t-il, un certain succès. En 2006 elle a publié son autobiographie sous le titre de Nue dans lequel elle raconte son calvaire. (Photo de gauche), l’inoubliable et exceptionnel Alain Cuny qui lui donne la réplique dans Emmanuelle. Si vous avez l’occasion, ne ratez pas Le maître et la Marguerite d’après le roman de Boulgakov mis en scène par Petrovic. Peut-être dans une salle art et essai si il en reste…

Allez merci de votre visite, quand vous redescendrez, montez donc, en attendant portez vous bien et à demain peut-être.