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Médecin malgré Louis…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la relance Keynésienne et du céleri rémoulade réunis, bonjour ! Aujourd’hui, nous sommes le jeudi 26 septembre 2013, cinquième jour de Vendémiaire dédié au cheval… Comme disait Pierre Dac: « Si vous avez perdu au PMU, vengez vous, mangez du cheval ! » On fête aussi 220px-Hans_Süß_von_Kulmbach_001-168x300la saint Côme, rien à voir avec le lac que ma belle et moi visitions l’an passé à pareille époque. Côme et son frère Damien étaient des chirurgiens qui pratiquaient la médecine gratuitement d’où l’appellation d’anargyres; joli nom qui commence plutôt bien et qui me les rend sympathiques. Cela se passait en Cilicie (aujourd’hui en Turquie) vers l’an 300 et ces braves garçons n’ont guère eu de chance, en effet, ils furent arrêtés sur l’ordre du Préfet de Cilicie, un certain Lysias dont c’est le seul titre de gloire. Il leur ordonna d’abjurer sous la torture. Selon la légende ils restèrent fidèles à leur foi en dépit de toute une série de tortures affreuses auxquelles ils restèrent insensibles ; finalement ils furent décapités (ce qui prouve une fois de plus que la foi peut faire perdre la tête). Leurs frères cadets Antime, Léonce et Euprepius, qui les suivaient partout, partagèrent leur martyre. La plus célèbre de leurs cures miraculeuses, la greffe d’une jambe de Maure pour remplacer la jambe 220px-Fra_Angelico_064nécrosée d’un patient, fit l’objet de nombreuses peintures et miniatures; on peut en observer une que l’on doit au talent de Fra Angelico au musée national San Marco à Florence. Et voilà pourquoi, madame Michu, on a fait de Côme le patron des chirurgiens et des pharmaciens et cela depuis fort longtemps puisque c’est à St Louis que l’on doit la création de la confrérie de Saint-Cosme, première « association professionnelle » des chirurgiens. Jusque là en effet, la profession de chirurgien n’était pas clairement différenciée de celle de barbier. Ces deux professions étaient considérées comme des métiers manuels nécessitant peu d’instruction, et appris le plus souvent en assistant un proche. Les 76128796_pmédecins, au contraire, étaient considérés comme instruits, après des études en école de médecine. Jean Pitard, premier chirurgien de saint Louis en créant la confrérie de Saint-Côme et de Saint-Damien distingue les chirurgiens dits de robe longue qui doivent désormais passer un examen devant leurs pairs avant d’exercer, des chirurgiens dits de robe courte ou barbiers qui ne sont plus chargés que des interventions minimes. A Paris, rue de l’école de médecine on trouve encore trace de ce remarquable hôtel de la confrérie des chirurgiens. Etonnant, non !

Bon et bien voilà, on parle de tout et de n’importe quoi, résultat des courses je ne sais plus ce que voulais dire… On verra cela plus tard allez, portez vous bien et à demain peut-être.