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Vive la grève…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des paradis artificiels et de la sardine à l’huile réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 13 (aie, aie, aie) septembre 2013 qui correspond au 27è jour de fructidor du calendrier républicain et, c’est pas pour me vanter, mais c’est le jour de la verge d’or ! On dit que 290px-Solidago_virgaurea_minuta0LINNÉ, père de la terminologie binomiale latine, donna à la verge d’or le nom scientifique de Solidago (littéralement, « je rends entier », « je consolide ») en raison de sa réputation à favoriser la guérison des plaies. Considérée dans la tradition européenne comme stimulante, sudorifique, tonique, carminative, apéritive et pectorale, on a utilisé la verge d’or pour les rhumes, les affections pulmonaires, les nausées et les douleurs causées par les « vents ».

En ces temps de disette, de crise, de chômage pour beaucoup et de goinfrerie pour un petit nombre, on a vraiment envie de ressusciter les vieux slogans. Mais ou sont les pamphlétaires d’antan ? Qui saura prendre la plume, le micro, la caméra pour crier dans le désert médiatique qui nous environne: Ça suffit, basta! Cela me remets en mémoire ce poème du groupe Octobre. A cette époque là, il se trouvait des intellectuels pour appeler un chat un chat. Il est vrai que Jacques Prévert, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’avait pas sa langue dans sa poche révolver. Je trouve très touchant d’entendre sa voix et sa vision du capitalisme il y a 80 ans déjà…

Si vous trouvez que les choses se sont améliorées, parlez en aux ouvriers d’Aulnay ou à ceux de Rennes la Janais. Chez Doux ce sont images1000 bonhommes qui vont pointer chez Paul emploi. Parlez avec les Grecs, les Espagnols, les Portugais. Oui, décidément, vive la grève, générale, illimitée, et insurrectionnelle.  Le commentaire de Stéphanie à propos des échanges épistolaires m’a fait repenser à un homme comme Octave MIRBEAU, pourfendeur des injustices, grand écrivain et sulfureux polémiste. Lisez ou relisez « l’abbé Jules » et encore, « le journal d’une femme de chambre » et bien sur, ses correspondances. Juste une citation qui donne le ton: « N’acceptez pas l’aumône, repoussez la charité, et prenez, prenez, car tout vous appartient! » . Décoiffant non? Allez, portez vous bien et à demain peut-être.