Vous lisez actuellement les articles publié le septembre 10th, 2013

Page 1 de 1

ENTREE DES ARLTISTES…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des rentrées chaudes et des sorties de bain réunies, bonjour ! Nous sommes le mardi 10 septembre 2013, 24è jour de Fructidor dédié au Sorgho. Il y a quelques temps de cela je vous avais parlé d’un groupe musical qui m’avait tapé dans l’oreille. Ils ont récidivé avec « Feu la figure » et mon jugement n’a pas changé: à consommer sans modération.

Voici ce qu’en disait le site La revue des ressources à l’époque:  » Voix d’eau, voix de terre, Eloïse Decazes et Sing Sing forment un duo ARLT-photoweb1mariant folk sombre et blues psychédélique, litanies sans liturgie et berceuses pour enfants définitifs. La Langue est leur premier album disponible – en novembre dans les bacs. Un titre polysémique qui annonce un goût certain pour le maniement des mots et des lèvres. D’où la tentation d’en savoir plus sur les rapports d’Arlt à la langue et particulièrement à la littérature. Car voici un album qui sonde dans le meilleur de l’art mineur (Serge Gainsbourg période Confidentiel, Brigitte Fontaine au temps qu’elle était vraiment … folle !, Philippe Clay quand il chantait Vian et nous faisait visiter la rue Watt en compagnie de Raymond Queneau) et fait vibrer des échos où l’on entend Robert Wyatt et Moondog, Karen Dalton et The Holy Modal Rounders. La Langue est un album qui fond lentement en bouche en dégageant un érugineux parfum de mélancolie. Il fallait prendre le temps de découvrir ses Arltistes. »

Et voici ce qu’en dit maintenant le site Le Cargo Webzine musical que je vous recommande également : Feu la figure cultive les dissonances surréalistes à la Captain Beefheart, les titres improbables (de « Tu m’as encore crevé un cheval » à « Une sauterelle DownloadedFile(dessinée par un fou) ») et les textes impossibles, se peuple de « Rhinocéros » à la Ionesco, vous plante dans la tête d’étonnantes images et d’intriguantes ritournelles qui continuent d’y ricocher longuement (« Sans mes bras », « Le pistolet »). L’alliance des deux timbres – la voix terre-à-terre de Sing Sing et celle, étrange et belle, d’Eloïse Decazes – produit quelque chose d’assez unique (oserons-nous dire « d’assez timbré » ?). On ne sait jamais trop où l’on se trouve, quelque part entre la farce, la poésie et le collage surréaliste. On s’amuse et on s’émerveille tour à tour, on découvre des choses graves et belles derrière ce qui nous avait d’abord fait rire, ou vice versa. On s’attend à y découvrir d’autres couches au fil du temps. Peut-être la description la plus juste de ce qui se joue ici tient-elle dans cette phrase de la présentation officielle qui déclare que « leur incandescente austérité fait des trucs ».

Allez, bonne rentrée à tous, portez vous bien et à demain peut-être.