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La fin du mois, la fin du Mac…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la calligraphie et du poulet-gingembre réunis, bonjour ! Nous voici le lundi 30 septembre 2013, 9è jour de Vendémiaire, c’est vous dire que cela ressemble fichtrement à la fin du mois. Dans notre calendrier républicain, c’est le jour du Panais. A part cela, je dois vous transmettre quelques nouvelles de l’intendance. Oui, le Mac a rendu l’âme et je bricole derechef sur un petit portable en me posant cette question existentiellement angoissante: les Mac ont-ils une âme ? Tiens, interrogeons saint Lery avant de lui permettre de rejoindre notre galerie de portraits.

Il aurait été disciple de saint Méen et le roi Judicaël lui aurait octroyé des terres où il fonda un monastère près de Mauron en Brocéliande dans le OLYMPUS DIGITAL CAMERAMorbihan. La légende le fit naître à Tours sans préciser pourquoi, ni comment il arriva à St-Léry. Toujours est-il qu’à Tours, il s’appelait alors Jérôme et qu’à son arrivée dans notre pays il se mit au service d’un prêtre. Celui-ci était très exigeant, et ne voulait pour faire sa messe, que l’eau de la fontaine de Lorfouillé qui était assez éloigné du presbytère. Il fallait que chaque matin, son domestique qui lui servait aussi la messe allât par n’importe quel temps lui chercher de l’eau. Cela ennuyait fortement le petit Jérôme. Or un matin, il neigeait et le froid était très vif. Le petit enfant de chœur s’en alla dans le jardin du presbytère, frappa la terre de son bâton en priant Dieu d’y faire sourdre une fontaine dont le goût serait le même que l’eau de la source de Lorfouillé de manière à ce que le recteur ne s’en aperçut pas.Un damné persécuté par des saint lery 2monstres cruels incarnant les sept péchés capitaux, telle est l’œuvre extrêmement rare qui s’expose à l’extérieur de l’église paroissiale de Saint-Léry. pour l’évêque de Saint-Malo Jean de l’épervier, cette sculpture est une réaffirmation de la prééminence épiscopale sur la cure paroissiale aux dépens de l’abbé de Saint-Méen Robert de Coëtlogon, son ennemi intime. Sources
L’autre version dit qu’il vint d’Angleterre, plus précisément d’Aleth.

Il débarqua sur la côte de St Malo, puis après un bref séjour sur les bords cite-alethde l’Oust, Léry fut accueilli par Judicaël qui lui donna l’ermitage d’Elocau. Il y trouva un  lieu de culte et quelques ustensiles de premières nécessités laissés par Elocau. Léry habita ce lieu de façon solitaire afin de s’adonner à la vie contemplative. Mais bientôt, attirés par la renommés de ces vertus, des compagnons se joignirent à lui, il dut alors se résoudre à construire d’autres cellules, et, cela aboutit à la construction d’un monastère (situé entre la doueff et l’actuel presbytère).
Cet homme était doté de vertus exceptionnelles. Par sa bonté, il se concilia sans la rechercher l’estime de tous, grands et petits, simples paysans et grands seigneurs. Il était aimé de tous et particulièrement du roi Judicaël et des grands de sa cour, ce qui, à l’époque n’était pas facile à obtenir quand un prêtre désirait accomplir son devoir! sources

.Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

 

L’amaranthe ne fait plus rire…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du soubassophone et de la tarte aux myrtilles réunis, bonjour ! Nous voici donc le dimanche 29 septembre 2013 et, en ce huitième jour de Vendémiaire, nous célébrons l’Amaranthe (non, c’est pas Cécile Duflot , la marrante…) belle plante dont le nom vient du Grec « a maranthos », qui ne fane pas. Pendant longtemps cette plante a été 6619951_p-225x300cultivée pour l’alimentation, notamment en Amérique Latine. Les graines étaient grillées et les feuilles consommées comme légumes verts( tout à fait comme des épinards). Après la conquête espagnole la culture fut interdite car la plante était utilisée par les Aztèques lors de cérémonies rituelles. Du fait de cette interdiction et de la violente répression qui sévissait durant plusieurs siècles à l’encontre des jardiniers qui continuaient à cultiver cette plante, l’Amaranthe a, depuis le XXe siècle, presque totalement disparue de l’alimentation mexicaine, alors même qu’elle entrait dans la constitution de très nombreux plats aztèques (tamale, sauce, tortillas et boissons). Il y a aussi ce poème de Rimbaud qui commence comme ceci: Plates-bandes d’amarantes jusqu’à l’agréable palais de Jupiter

Et puis tiens, c’est la saint-Michel, alors bonne fête et une vidéo offerte à un de nos plus fidèles lecteurs (c’est un tonton à ma fiancée) là-bas dans le Sud de la Bretagne historique.

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La St-Michel, vous le savez, marquait la date à laquelle les fermiers  et les métayers  payaient leurs redevances après la récolte. C’est donc la date traditionnelle d’expiration des baux ruraux. Mais, comme disait mon aïeule, à qui on ne la faisait pas: Même si  l’amour est dans le pré, KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERAn’allez pas croire que tous les baux ruraux soient de jolis campagnards… Amusant, non ! C’est aussi l’origine de l’expression à la Saint-Michel tout le monde déménage, et ceci explique l’existence de multiples foires Saint-Michel héritières des braderies associées à ces déménagements. Dans la tradition Chrétienne et juive, Michel – MI-KA-EL (qui est comme Dieu) est une sorte de Général en chef des forces célestes, il est qualifié de psychostase et psychopompe car il juge et guide les âmes vers l’enfer ou le paradis; mais il est aussi présent dans le Coran sous le nom de Mîkâl يخائيل   je ne l’ai pas trouvé dans l’almanach du père Peinard… Dans le Finistère nous avons le Mont St-Michel de Brasparts avec à ses pieds l’ancienne centrale de Brennilis que l’on peine à démanteler. Entre les deux, le Yeun-Ellez, les portes de l’Enfer. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

REMAKE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des seventies et du cresson nantais réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 28 septembre 2013, il fait beau sur la pointe Finistère et ce 7è jour de Vendémiaire est dédié à la carotte. Etant ce matin terriblement en retard sur mon planning (la vie de retraité n’est pas une sinécure) je re-poste un billet paru ici même sous le titre Seventies. Mais bon, il faut aussi penser au nouveaux lecteurs, si, si, il y en a…

C‘est en effet en 1974 que paraît le film « EMMANUELLE » de Just Jaecking (c’est Just son prénom !) qui va propulser Sylvia Kristel au rang de star internationale. J’en parle aujourd’hui car elle est née un 28 septembre en 1952 aux Pays-Bas et nous a quitté au mois d’octobre de images-2l’an dernier. C’était une petite fille très intelligente, il paraît qu’elle avait un QI de 145, ce qui lui a permis de sauter (déjà) plusieurs classes. Nous étions quelques années après 68, la libération des moeurs avait fait son chemin, l’érotisme cherchait le sien, et moi itou. C’était avant que Canal-Plus n’installe le porno sur ses écrans le samedi à minuit… Elle parle couramment le néerlandais, le français, l’italien et l’anglais ce qui l’aide à débuter sa carrière de mannequin à 17 ans et à devenir Miss TV Europe… Quand bien même ce rôle va lui coller à la peau toute sa vie, on oublie qu’elle a aussi tourner dans des films de Mocky Un cercueil n’a pas de poches, de Chabrol Alice ou la dernière fugue, de Roger Vadim Une femme fidèle et même dans René la canne de Francis Girod.

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J‘ai vraiment un faible pour les années 70, du point de vue cinématographique. Imaginez: Tristana de Bunuel en 70 – Duel de imagesSpielberg en 71 – en 72: L’attentat de Boisset, Cabaret de Bob Fosse, Fellini’s Roma. 73: Mean streets de Scorcese, Etat de siège de Costa-Gavras, Les noces rouges de Chabrol. 74: Dupont-Lajoie, Les valseuses. 76: Un après midi de chien de Lumet. 79: Apocalypse now de Coppola… Et je pourrai rallonger la liste tant cette décennie fut féconde en chefs- d’oeuvre. J’ajouterais, autres magnifiques créations, que mes deux gars sont nés dans les années 70 et ça, c’était pas du cinéma…

Pour en revenir à notre Emmanuelle, après une vie compliquée où elle sera confrontée à la maladie, l’alcool, la drogue et la tromperie de son 57453441_pdeuxième mari qui va la dépouiller entièrement, elle se consacre
désormais à la peinture aux Pays-Bas et connaît semble t-il, un certain succès. En 2006 elle a publié son autobiographie sous le titre de Nue dans lequel elle raconte son calvaire. (Photo de gauche), l’inoubliable et exceptionnel Alain Cuny qui lui donne la réplique dans Emmanuelle. Si vous avez l’occasion, ne ratez pas Le maître et la Marguerite d’après le roman de Boulgakov mis en scène par Petrovic. Peut-être dans une salle art et essai si il en reste…

Allez merci de votre visite, quand vous redescendrez, montez donc, en attendant portez vous bien et à demain peut-être.

 

Bis repetita placent…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de l’isolexisme et du crabe mayo réunis, bonjour ! Je sais, O lettrés lecteurs, que vous n’ignorez rien des figures de rhétorique qui me servent souvent à ouvrir ces billets; néanmoins, petit rappel : 68593154_pL’isolexisme est une figure consistant à réunir au moins deux mots
ayant la même racine, dans le but de créer un mot nouveau, un effet emphatique ou comique. Exemple que l’on doit à ce cher Prévert : « Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie. » Voilà, nous sommes le vendredi 27 septembre 2013, 6è jour de Vendémiaire dédié à la balsamine, jolie fleur s’il en est. J’adore les dames du calendrier républicain, je les trouve nettement plus accortes que celles du catalogue de La Redoute. Celle-ci adresse au vieux bouc qui l’accompagne un regard que d’aucun jugerait concupiscent alors que d’ordinaire c’est plutôt le contraire. L’observateur aguerri aura remarqué en effet, que ce dernier, de toute évidence, en veut à sa fleur…

Pendant ce temps, un chef d’Etat lance un appel déchirant à l’assemblée générale de l’ONU: «  je suis aujourd’hui ici pour réclamer la justice pour un peuple (…) et l’assistance qui lui a été promise (…)  Il n’y a pas de précédent pour un chef d’Etat de parler lui-même devant cette himspeechassemblée. Mais, il est aussi sans exemple pour un peuple d’être victime d’une telle injustice et d’être à présent menacé d’abandon à son agresseur. Par ailleurs, il n’y a jamais eu auparavant un exemple de gouvernement procédant à l’extermination systématique d’un peuple par des moyens barbares, en violation des promesses les plus solennelles faites aux nations du monde (…), de ne point user du terrible poison des gaz nocifs contre des êtres humains innocents... »

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Mais je m’aperçois qu’une erreur de notre stagiaire à permis la confusion entre un discours de Hailé Selassié devant la Société des Nations en 1936 et celui de François Hollande devant l’A.G. de l’ONU il y a quelques jours. Presque 80 années se sont écoulées et les gesticulations internationales continuent de montrer leur inefficacité devant la barbarie des uns, l’appétit des autres et le droit de veto du troisième… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Médecin malgré Louis…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la relance Keynésienne et du céleri rémoulade réunis, bonjour ! Aujourd’hui, nous sommes le jeudi 26 septembre 2013, cinquième jour de Vendémiaire dédié au cheval… Comme disait Pierre Dac: « Si vous avez perdu au PMU, vengez vous, mangez du cheval ! » On fête aussi 220px-Hans_Süß_von_Kulmbach_001-168x300la saint Côme, rien à voir avec le lac que ma belle et moi visitions l’an passé à pareille époque. Côme et son frère Damien étaient des chirurgiens qui pratiquaient la médecine gratuitement d’où l’appellation d’anargyres; joli nom qui commence plutôt bien et qui me les rend sympathiques. Cela se passait en Cilicie (aujourd’hui en Turquie) vers l’an 300 et ces braves garçons n’ont guère eu de chance, en effet, ils furent arrêtés sur l’ordre du Préfet de Cilicie, un certain Lysias dont c’est le seul titre de gloire. Il leur ordonna d’abjurer sous la torture. Selon la légende ils restèrent fidèles à leur foi en dépit de toute une série de tortures affreuses auxquelles ils restèrent insensibles ; finalement ils furent décapités (ce qui prouve une fois de plus que la foi peut faire perdre la tête). Leurs frères cadets Antime, Léonce et Euprepius, qui les suivaient partout, partagèrent leur martyre. La plus célèbre de leurs cures miraculeuses, la greffe d’une jambe de Maure pour remplacer la jambe 220px-Fra_Angelico_064nécrosée d’un patient, fit l’objet de nombreuses peintures et miniatures; on peut en observer une que l’on doit au talent de Fra Angelico au musée national San Marco à Florence. Et voilà pourquoi, madame Michu, on a fait de Côme le patron des chirurgiens et des pharmaciens et cela depuis fort longtemps puisque c’est à St Louis que l’on doit la création de la confrérie de Saint-Cosme, première « association professionnelle » des chirurgiens. Jusque là en effet, la profession de chirurgien n’était pas clairement différenciée de celle de barbier. Ces deux professions étaient considérées comme des métiers manuels nécessitant peu d’instruction, et appris le plus souvent en assistant un proche. Les 76128796_pmédecins, au contraire, étaient considérés comme instruits, après des études en école de médecine. Jean Pitard, premier chirurgien de saint Louis en créant la confrérie de Saint-Côme et de Saint-Damien distingue les chirurgiens dits de robe longue qui doivent désormais passer un examen devant leurs pairs avant d’exercer, des chirurgiens dits de robe courte ou barbiers qui ne sont plus chargés que des interventions minimes. A Paris, rue de l’école de médecine on trouve encore trace de ce remarquable hôtel de la confrérie des chirurgiens. Etonnant, non !

Bon et bien voilà, on parle de tout et de n’importe quoi, résultat des courses je ne sais plus ce que voulais dire… On verra cela plus tard allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Les beaux arts…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis des béatitudes et du maquereau vin blanc réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 25 septembre 2013, quatrième jour de 290px-Colchicum_autumnaleVendémiaire dédié au Colchique. Son nom viendrait de Colchide où
résidait Médée la magicienne. C’est le royaume d’Aetès et de Circée et la destination des argonautes à la recherche de la toison d’or. Cela correspond approximativement à la Géorgie actuelle. Cette plante qui peut s’avérer extrêmement toxique est aussi connue sous le nom de « Safran bâtard ». Apollinaire ne s’y est pas trompé en l’introduisant dans un de ses poèmes paru au début du siècle dernier dans Alcools



Le pré est vénéneux mais joli en automne              
Les vaches y paissant                                                                                                      Lentement s’empoisonnent                                                                                               Le colchique couleur de cerne et de lilas                                                                     Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur la                                                                          Violâtre comme leur cerne et comme cet automne                                                                     Et ma vie pour tes yeux lentement s’empoisonne…

Tout à fait autre chose.

S‘il ne nous avait quitté prématurément le pianiste Glenn GOULD aurait eu 81 ans aujourd’hui. Drôle de personnage, Il se penchait très en avant vers son clavier, le visage au niveau des touches. Cela tenait à 220px-Glenn_Gould's_chairl’utilisation d’une, seule et unique, chaise pliante dont il avait scié les pieds, et qui était ainsi bien plus basse qu’une banquette de piano. Cette chaise l’accompagnera sa vie durant. Même lorsque celle-ci fut dans un état de délabrement total (la chaise, pas sa vie), il l’emporta partout où il devait jouer. Devenus les symboles de Glenn Gould, la chaise et le piano sont conservés et exposés de manière permanente depuis juin 2012 au Centre national des Arts d’Ottawa. 

 

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La sonde américaine Voyager 1 lancée il y a 36 ans et qui vient de quitter le système solaire, contient un disque sur lequel est enregistrée une fugue de J.S. Bach interprétée par Glenn Gould; les petits hommes images-1verts n’ont qu’à bien se tenir. Si l’on en croit le psychiatre  Peter Ostwald, Glenn Gould aurait été sujet d’une forme d’autisme dénommée le syndrome d’Asperger . Plusieurs points étayeraient cette thèse : La disproportion des sens : hypersensibilité de l’ouïe, de la vue et du toucher. Routines vestimentaire, alimentaire et répétition de codes, de rituels tout au long de sa vie.  Par exemple, il trempait toujours ses bras dans l’eau très chaude avant un concert, et refusait l’idée même de se séparer de sa chaise pliante sciée. Il mangeait le même repas (œuf brouillé, pain grillé, salade et biscuit) chaque jour. Au 250 Front Street Ouest – Toronto – devant les locaux de CBC Radio-Canada, où se trouvent aussi le Musée de la CBC, vous pouvez vous asseoir quelques instants en compagnie de Glenn Gould.

Allez, merci d’avoir consacré un peu de votre temps à consulter ce blogue. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

 

 

Trompettes de la renommée…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

Amis du sophisme et du homard thermidor réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 24 septembre 2013, troisième jour de Vendémiaire dédié à la châtaigne.

 

Petit hommage à NAVARRO, Theodore “Fats” (1923-1950) trompettiste
de talent disparu prématurément. Il commence à jouer de la trompetteimages-3 vers 1941 et, en 42, entre dans l’orchestre d’Andy Kirk où il côtoie Howard McGhee. En 1945-46, il prend la place de Dizzy Gillespie chez Billy Ekstine et fréquente les clubs de la 52e Rue. En 1947-48, il est avec Illinois Jacquet puis, après un passage chez Lionel Hampton, s’associe à Tadd Dameron en 1948-50.

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Sa trop courte carrière s’achèvera au moment où il commence à apparaître en soliste sur les scènes importantes. Dix petites années de pratique ont suffi à Fats Navarro pour en faire l’un des grands solistes d’un instrument qu’il maîtrisait parfaitement, sachant conserver l’équilibre même dans les passages les plus risqués et les improvisations les plus audacieuses.

Allez, bonjour chez vous, portez vous bien et à demain peut-être.

De l’O dans son vin…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis de l’érotisme flambloyant et de la bouillie d’avoine réunis, bonjour ! La roue tourne inlassablement et nous voici déjà le lundi 23 septembre images-22013, deuxième jour de Vendémiaire généralement dédié au safran. Ah, les coquilles saint-Jacques de la baie de St-Brieuc sur une fondue de poireaux safranée…Vous servez cela avec un Graves-de-Vayres qui, malgré l’analogie du nom est sans rapport avec la zone viticole des Graves. Même si la majorité des Graves-de-Vayres blancs secs est issue d’assemblage sauvignon, sémillon, muscadelle; j’ai une faiblesse pour le 100% sémillon élevé en barriques.

Le 23 septembre est le jour anniversaire de la naissance d’une écrivaine (je déteste cette formulation), une auteure donc (c’est encore pire), dont on a longtemps mis en doute les capacités, sans doute 57287486_p
précisément parce que elle était une femme. Je veux parler de Dominique AURY. Ce nom ne vous dit rien et pourtant elle a commis un des plus grands best-sellers de la littérature érotique. On la connaît mieux sous le nom de Pauline Réage et on lui doit, entre autres, Histoire d’O
Elle fut élevé en Bretagne par sa grand mère et devint une élève brillante au point qu’elle fut la première fille admise en Khâgne à Condorcet. C’est son père, lui même universitaire, qui lui présenta Jean Paulhan le directeur de la prestigieuse Nouvelle Revue Française (NRF). Elle ne tarda pas à tomber amoureuse de Paulhan, de vingt ans son ainé et leur collaboration allait durer. 

Vers l’âge de quarante ans, sentant son amant s’éloigner d’elle, elle écrit histoire d’O qui sera refusé par son éditeur Gallimard et c’est Jean-57287512_pJacques Pauvert qui rafle la mise en publiant le livre en 1954. Elle entretenait à l’époque une liaison avec Edith Thomas, historienne et journaliste qui en 43 avait fondé le conseil national des écrivains avec Jean Paulhan, et on dit qu’elle s’en serait inspiré pour créer le personnage d’Anne-Marie dans son roman. Il fallu attendre 1994 pour qu’elle admette enfin être l’auteur de ce roman qui fit couler tant d’encre. Elle a publié d’autres oeuvres, notamment Lecture pour tous qui recevra le prix de la critique en 1956. Dominique AURY s’est éteinte le 27 avril 1998 à Corbeil-Essonnes.

 

Bonne lecture pour ce début d’automne, à déguster sans modération évidemment. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

C’est les kinox d’automne…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’amphigouri et du clafoutis aux mirabelles (clin d’oeil) réunis, bonjour ! Nous sommes donc le dimanche 22 septembre 2013, premier jour de Vendémiaire dédié au raisin. Je dois préciser que l’équinoxe images-1aura lieu à 20 h 44 mn et 08 sec pour être tout à fait précis. J’ajouterai qu’il vous reste 100 jours pour préparer le réveillon. C’est un peu le Père cent des appelés du contingent, rite qui était pratiqué à mon époque et qui était marqué par une parodie de pendaison cent jours avant la quille. Et pour en terminer avec l’éphéméride, saviez vous que Frodon Sacquet Hobbit, personnage important de l’oeuvre de Tolkien, était né un 22 septembre 2968 du 3è âge. Pour ma part, très franchement, le 22 septembre, aujourd’hui je m’en fous royalement. N’est-ce pas Georges !

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Voilà, cela suffira pour ce dimanche qui ouvre la porte à l’Automne. Portez vous bien et à demain peut-être.

Doucement les basses…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du club Dorothée et de l’écrevisse sauce Nantua réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 21 septembre 2013, dernier jour complémentaire du calendrier républicain, dédié aux récompenses, et donc, à la veille du nouvel an républicain. Colchique dans les prés, c’est la fin de l’été, chantait mon aïeule qui, vous le constatez, avait tous les talents. Un autre qui possédait un talent inoui et qui nous a quitté prématurément c’est Jaco Pastorius. On dirait un nom de Général 57221722_promain mais en fait c’était un musicien de jazz et, nous sommes quelques uns à le considérer comme le plus grand bassiste de jazz de tous les temps. Il nous a quitté dans des conditions tragiques le 21 septembre 1987, assassiné par un gérant de boite de nuit. Son père, d’origine allemande, était lui même musicien. Il débute dans des orchestres locaux qui jouent des reprises de Otis Redding, Aretha Franklin et James Brown. Il avoue son admiration pour Herbie Hancock qui l’a fortement influencé. Mais on pourrait citer tout autant, Charlie Mingus, Ray Charles, Charlie Parker ou Tony Bennet. En 1975 il enregistre son premier album intitulé Jaco Pastorius qui va lui apporter la célébrité. Album sur lequel on retrouve la fameuse reprise de Dona Lee (en vidéo) de Charlie Parker. Puis il va rejoindre le groupe Weather Report  dans lequel il jouera jusqu’en 82. Entre temps il accompagne de nombreux artistes, on le trouve même sur un morceau de Michel Polnareff « une simple mélodie ».

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Dès cette époque il consomme beaucoup de drogue et souffre de comportements bipolaires. Son mode de vie de plus en plus chaotique alimente la presse à scandale plus souvent qu’à l’ordinaire. Il est enimages-1 plein divorce et en procès avec sa maison de disque qui le contraint à dissoudre son big band. Sans orchestre et sans maison de disque, ses problèmes psychiatriques s’aggravent; il multiplie les excentricités et les accidents. A partir de 84, son comportement lui ferme la porte de la plupart des scènes musicales. On considère que Jaco Pastorius a apporté au jazz un vent de folie (une de ces compositions est intitulée « Punk jazz »), il a hissé au top niveau l’utilisation de la fameuse Fender Jazz Bass.

Il devient carrément sans domicile fixe et erre avec des clochards. En juillet 86 il est interné à New York et interdit de séjour dans de nombreux clubs de jazz. Un soir de septembre 87 il est violemment tabassé par Luc Havan, responsable du Midnight Bottom Club. Il meurt quelques jours plus tard. Un sacré musicien, un peu agité du bocal certes, mais virtuose de la basse comme il n’y en a plus. Allez écoutez un de ses morceaux, portez vous bien et à demain peut-être