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Leo Ferre. What else !

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la méditation transcendantale et du pain perdu réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 24 août 2013, septième jour de Fructidor dédié au sucrion. C’est une des aberrations du calendrier républicain car le quatrième jour de Fructidor est lui, dédié à l’escourgeon qui sont en fait la même plante… Difficile pour « les cénobites » de ne pas saluer le jour anniversaire de la naissance du grand Léo.

Le 24 août 1916, naissance de Léo FERRÉ à Monaco. Poète, anarchiste, auteur-compositeur-interprète de chansons et écrivain. Il naît DownloadedFiledans une famille aisée et très jeune se passionne pour la musique. A 9 ans, ses parents le placent en pension dans un collège religieux à Bodighera en Italie; il y passera 8 ans (lire « Benoît Misère ») et découvrira à 14 ans le mot « anarchie » dans les pages d’un dictionnaire. En 1935, il arrive à Paris pour y étudier le droit. Lorsque la guerre éclate, il est mobilisé jusqu’en août 40. De retour à Monaco, il commence à composer. En février 1941, il se produit pour la première fois en public. En 1946, il retourne à Paris, où commence véritablement sa vie d’artiste. Il se produit dans des cabarets, il y rencontre Jean-Roger Caussimon, rencontre fertile en amitiés et en créations. Mais le succès tarde à venir et sa compagne le quitte, écoutez La vie d’artiste.

Edith Piaf lui vient en aide en interprètant une de ses chansons « Les Amants de Paris ». En juin 1950, il enregistre son premier disque (78t). En 1952, Catherine Sauvage enregistre sa chanson « Paris-Canaille » qui devient rapidement un succès national. Léo est véritablement lancé. imagesEn mars 1955, il est en vedette à l’Olympia. Dès lors tout va très vite, il adapte les textes des poètes, Rimbaud, Verlaine, Aragon, Baudelaire. Le succès est au rendez-vous et l’argent aussi. Mais en 1961, il est victime de la censure, un de ses albums est pilonné: « Mon général », « Regardez-les », etc. Dès lors ses chansons se font plus engagées: en 1964, c’est « Franco la muerte », mais aussi « Ni Dieu ni Maître ». Début 1968, il collabore au « Monde libertaire » (qu’il aidera ensuite par des galas de soutien comme ce 10 mai 68) et à la revue « La Rue ». En 1969, il enregistre son spectacle à Bobino, puis part s’installer en Toscane (Italie). Sa carrière et son succès se poursuivront au delà des frontières, mais il continuera de soutenir « Le Monde libertaire », « Radio Libertaire » et le « Théâtre Libertaire de Paris ». Malade, il meurt en Toscane le 14 juillet 1993.

« Cette parole d’Evangile

Qui fait plier les imbéciles

Et qui met dans l’horreur civile

De la noblesse et puis du style

Ce cri qui n’a pas la rosette

Cette parole de prophète

Je la revendique et vous souhaite NI DIEU NI MAITRE. » 

Et bien, moi aussi. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.