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L’épée flambloyante…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la carabistouille et de la bande dessinée réunies, bonjour ! Nous sommes le mardi 20 août 2013, troisième jour de Fructidor dédié à la vesse-de-loup. C’est aussi le jour anniversaire de la disparition de Hugo PRATT (1995).

Il était né en 1927 à Rimini en Italie mais, dans ce que raconte Pratt de imagessa propre existence, on ne sait pas vraiment quelle est la part d’exagération ou d’affabulation qu’il a introduite. « J’ai treize façons de raconter ma vie et je ne sais pas s’il y en a une de vraie, ou même si l’une est plus vraie que l’autre. »  Aventurier moderne, il a traversé les époques en dilettante ; ici touriste, ailleurs impliqué, sans doute jamais vraiment engagé. Il pourrait être l’un des multiples personnages de son œuvre, car il a mené une vie presque aussi mouvementée et cosmopolite que celle de son héros emblématique, Corto Maltese.

Hugo Pratt rencontre la maçonnerie dans les années 1970 et est initié le 19 novembre 1976 par la loge Hermès Trismégiste de Venise . S’épanouissant en loge, il y cultive son goût pour le symbolisme, l’érudition et les mystères du passé. Il exprime cela en 1981 dans La Fable de Venise où il met en scène les frères de sa loge dans un récit images-2onirique. Cette histoire transpose, de façon romancée, l’initiation d’une femme dans une loge maçonnique en 1710. Son attachement à la maçonnerie s’exprime également avec l’anecdote de « l’Épée flamboyante ». Le père d’Hugo Pratt, fasciste et anti-maçon, avait participé en 1925 au pillage organisé des temples maçonniques sur ordre de Mussolini. Comme tribut de ses razzias, il avait rapporté chez lui une épée flamboyante, outil attaché à la fonction de Vénérable Maître. Marqué par ce souvenir, Hugo Pratt entreprend des recherches familiales et finit par la retrouver avant d’en faire don à sa loge. En 1989, Hugo Pratt accède au 4ème degré du Rite Écossais Ancien et Accepté. Il est élevé à ce grade dans une loge de Nice en présence des deux Souverains Commandeurs des Suprêmes Conseils du Grand Orient de France et de la Grande Loge d’Italie. J’avais évoqué ici même, en son temps, l’exposition consacrée à Corto Maltese au Grand Orient, rue Cadet à Paris.

Je reste un inconditionnel de son oeuvre et j’aime à m’y replonger de temps à autre. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.